The Words – Brian Klugman, Lee Sternthal

Ce soir-là, nous voulions voir un film bien nul … nous avons choisi The Words. Les premiers instants du visionnage ont donné « Oh … finalement ça n’a pas l’air si nul que ça … » (avec un air déçu), puis 2 minutes 23 plus tard « En fait, je ne sais même pas si ont va tenir jusqu’à la fin si c’est tout le temps comme ça ! », puis « Ah si ça va … », puis « Oh non, ya un narrateur, en fait ça va être horrible … ! » …

Heureusement, cette inconstance n’a duré que les 10 premières minutes, sinon ça aurait été fatigant ! ^^ Au final, quel ressenti l’a emporté ?
Le suspens est insoutenable !

En toute logique, on a fini par faire une moyenne entre c’est « archi nul » et c’est « vraiment pas mal » et ça a donné un truc du genre « c’est archi pas mal … » … Vous voyez l’idée ? 😀

Rory Jansen, jeune auteur new-yorkais, rejeté par les maisons d’édition, peine à lancer sa carrière. En voyage de noces à Paris, son épouse Dora lui offre un porte-documents chiné chez un brocanteur. Rory y découvre un manuscrit magistralement écrit. Il se l’approprie et réussit à le faire publier sous son nom. Contre toute attente, le roman remporte un immense succès et propulse le jeune écrivain au sommet. Mais sa nouvelle vie bascule lorsque son chemin croise celui du véritable auteur…

Tout d’abord, nous avons été agréablement surprises par le thème abordé, car nous ne l’avons pas rencontré si souvent au cinéma ou dans la littérature. Nous avons plutôt l’habitude de rencontrer des œuvres qui entretiennent le mythe de l’écrivain : le processus créatif, douloureux, mais tellement bohème (!), l’artiste incompris dont personne ne veut mais qui est un génie … ici on s’attarde plutôt sur la difficulté à se faire éditer et sur le fait que … c’est pas parce qu’on aime écrire qu’on écrit bien. Et ça, forcément … ça fait moins rêver !

En lisant le résumé, on s’attendait à trouver en Rory un connard sans âme qui n’hésite pas à voler le travail d’un autre, mais la façon dont il s’approprie le manuscrit nous a paru bien traitée. Nous avons compris comment il avait pu en arriver là et l’avons même pris en pitié, car ce n’est pas tant la célébrité et la reconnaissance d’un public qu’il recherchait, mais la reconnaissance et la fierté de sa femme et de ses proches … et ça on ne peut que le comprendre !

L’histoire du vieil homme, le véritable auteur du livre, nous a également touchées, nous avons seu l’imprseesesionwwwwwwwwwwwwwwwwww ← trace du forfait : en pleine écriture de l’article, La Luciole vient de renverser du thé sur son ordinateur … On ne le dit pas assez, mais le thé, c’est dangereux ! Le temps de récupérer un vieux clavier et de le brancher à l’ordi portable, et c’est reparti !

Nous disions donc que tous ces flash- back racontant l’histoire de ce vieil homme nous avaient émues, qu’on avait eu l’impression que tous les malheurs du monde lui tombaient dessus mais que ça n’en devenait pas pour autant mélodramatique. Les réactions des personnages et les enchainements d’événements nous paraissaient simplement crédibles.

Bien … vu ce qu’on en dit jusqu’à présent, on pourrait tout à fait ranger ce film dans la catégorie « vraiment pas mal », sauf que plus d’une choses nous ont chiffonné. (est-il toujours autorisé d’utiliser ce mot …?)

L’histoire de ce « vol » de manuscrit est racontée sous forme de mise en abyme : un auteur lit à voix haute à un public son livre racontant toute cette histoire. Soit. Pourquoi pas, ça peut être bien, sauf que … du coup il y a un narrateur qui raconte tout ce qu’on voit, et pour être honnête … il ne sert à rien ! En plus il raconte mal, et ce n’est pas forcément bien « écrit » alors que c’est censé être un roman à succès.

En plus de ça, lorsqu’arrive l’histoire du vieux monsieur, on se retrouve avec un flash-back dans un flash-back, ça commence à faire un peu too much l’effet Inception, et ça ne nous a pas vraiment convaincues. Cette structure de l’auteur qui raconte l’histoire est pour nous le souci majeur du film et il nous a semblé que le rythme, certains effets de surprises, le flash back du vieil homme … sont autant d’éléments qui seraient mieux passés sans cette mise en abyme. Sans vous en dire trop sur l’intrigue, c’est compliqué, mais je pense que vous avez saisi l’essentiel de ce que nous voulions dire 😀

Nous avons été également déçues par ce que devenait Rory en vieillissant, on a vraiment eu de la peine pour la fin de cette histoire, et avons été assez frustrées que l’idée de base n’ait pas été mieux exploitée … mais passé ce petit désarroi face à la structure et à ces derniers points, nous avons trouvé le film bien agréable et les acteurs corrects. Bradley Cooper a déjà eu des rôles qui lui convenaient mieux, mais il y a Ben Barnes, alors ça va <3 😀

En gros … bon … Ce n’est pas le film du siècle, on ne va pas se mentir, ce n’est pas fifou, mais pour un dimanche après-midi pluvieux, on va dire qu’il fait bien l’affaire 😀

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2 Comments on “The Words – Brian Klugman, Lee Sternthal

  1. C’est marrant parce que j’aime bien Bradley (rrrrum) mais je n’avais jamais entendu parler de ce film !
    En effet, comme vous le présentez au début ça a l’air carrément intéressant, maiiis du coup grosse hésitation ^^
    Je note pour le jour où j’aurais fait le tour de ma liste de film sur Netflix^^
    Et faites gaffe, le thé toujours loin du PC, c’est ma règle d’or !^^

    • Ah mais physiquement je n’ai rien contre ce cher Bradley 😀 c’est simplement qu’on ne trouvait pas que le rôle lui collait vraiment à la peau …
      Si tu penses que le film peut te plaire, laisse-toi tenter, si j’en crois l’affiche il a quand même été primé il est peut-être objectivement mieux que ce qu’on en a pensé :p
      Pour le thé, oui … je l’ai appris à mes dépends, depuis j’ai un énorme clavier obligatoirement branché à mon ordi … ce qui le rend un peu moins portable tout à coup ^^ Au moins il n’y a que le clavier qui est touché, et je ne boirais plus de thé en bossant dessus Aha ^^

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