Une braise sous la cendre – Sabaa Tahir

Originalité quand tu nous tiens. Aujourd’hui, je vais bel et bien vous parler du premier tome de cette série YA à succès. Quand je me suis lancée dans cette lecture, je n’aurais vraiment pas parié que j’allais avoir envie d’en faire un article ici.

Pourtant… j’avais besoin d’extérioriser. Voyez-vous, cette lecture m’a à peu près rendue aussi dingue que quand j’ai lu les Hunger Games il y a quelques années. Sauf qu’à l’époque, j’avais 14 ans, et je pouvais m’excuser en disant « je ne suis qu’une pauvre adolescente fangirl dans l’âme, pardonnez-moi… :'( « .
Attention, je ne compare pas Une braise sous la cendre à Hunger Games : le premier est de la fantasy, le second de la SF, déjà. Je compare seulement mes lectures de ces livres, que l’on pourrait résumer par « OH NON MADAME L’AUTEURE TU NE VAS PAS FAIRE CA QUAND MÊME??????? » (avec les 12000 points d’interrogations, rien de moins, oui). La faute aux deux univers qui ont en commun le fait d’être particulièrement cruels (sur l’échelle de la littérature YA ET sur l’échelle de la petite chose sensible que je suis :D). Et autant quand j’avais débuté Hunger Games, je m’y attendais, autant ici, ça a été une surprise.

On suit Laïa et Elias. La première est une Érudite (malgré les apparences, non, on n’est pas dans Divergente), le second est un Martial. Il y a des années, les Martiaux ont asservi les Érudits et, depuis, la vie de ces derniers est loin d’être enchanteresse.
Laïa a vu l’intégralité de sa famille se faire tuer, seul lui reste son frère qui a été fait prisonnier. Pour le sauver et leur permettre de s’enfuir, elle est prête à tout.
Elias, lui, fait partie de l’élite, pourtant, il n’a qu’une seule envie quitter cette de société de tarés : s’enfuir. Tiens donc, ça ne ferait pas un point commun à nos deux héros ? Ça serait bien s’ils se rencontraient et pouvaient s’entraider, vous ne trouvez pas ? :p

Une construction à deux voix assez classique mais extrêmement bien gérée : l’auteur l’utilise pour créer un suspense très réussi. Le changement de point de vue créé régulièrement de petits cliffhangers à la fin des chapitres. Moi, je n’ai pas marché, j’ai couru : les pages se tournaient à toute vitesse entre mes doigts.

D’autant plus que la psychologie des personnages m’a bien parlée. L’auteure a donné une certaine épaisseur aux deux héros, auxquels j’ai fini par m’attacher. Tous deux ont des problématiques et des réflexions qui connaissent une évolution cohérente et que j’ai aimé suivre. Laïa m’a surprise par son courage (chapeau, petite), mais le personnage en avait potentiellement l’étoffe depuis le début, je trouve. Elias quant à lui a su me toucher avec ses peurs de ne pas réussir à échapper à ce qu’on a voulu faire de lui.
Mais ce n’est pas tout, l’auteure a également pris le temps de développer un troisième personnage : Hélène. Hélène, c’est l’amie d’Elias, celle avec qui il a grandi et a suivi sa formation militaire. Je déteste les triangles amoureux, vraiment. Je ne comprends pas trop pourquoi par exemple, l’auteure a introduit un autre personnage masculin qui plaît à Laïa (j’ai nommé Keenan)(prénom qui m’a rappelé Kenaï du film Frère des ours pendant toute ma lecture… voilà…). Par contre, ce qu’elle a fait avec Hélène, j’ai trouvé ça très intéressant. Hélène est un personnage complexe, qui a dû briser pas mal de cœurs de lecteurs (en tout cas, elle a brisé le mien, cette pauvre Hélène).

Tout ce beau monde évolue dans une intrigue et un univers qui les malmènent. Genre vraiment. Malmener, c’est l’euphémisme du siècle, en fait. Je ne m’attendais pas du tout à ce que l’auteure nous réservait et je me suis retrouvée à lire tard dans la nuit car je n’arrivais pas à croire à ce qui se déroulait. Comment je pouvais lâcher ce livre, hein ? Je ne pouvais pas. Alors je continuais à lire en m’arrachant les cheveux car je n’avais pas envie qu’il se passe… ce qui se passait (niark).
Je ne dis pas que c’est le livre du siècle, qu’il a bouleversé ma vie à jamais et que j’en parlerai avec émotion à mes arrière-petits-enfants. Mais cela faisait des années qu’un roman YA ne m’avait pas autant investie dans son histoire. Je vous assure, j’y étais, et le premier qui se serait permis de venir me déranger dans ma lecture aurait été très mal accueilli 😀

Maintenant, j’aimerais bien vous dire que j’ai directement enchaîné avec le tome 2, mais ce n’est pas le cas. Avec la fin du premier, je crains un peu ce qui va se passer (le T1 m’a déjà brisé le cœur, j’hésite à permettre au T2 de faire la même chose, le masochisme livresque, j’y vais à petite dose :D). Surtout, j’ai peur d’être déçue, pour être honnête.

Donc si vous avez lu le 2, dîtes-moi tout : vous en avez pensé quoi ? Je peux y aller tranquille ou je ferais mieux de rester sur mon bon souvenir du T1 ? 😀

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4 Comments on “Une braise sous la cendre – Sabaa Tahir

  1. moi aussi j’ai peur d’être déçue avec la suite, même si apparemment elle est à la hauteur ^^

    • Ahh, toi aussi ? Si tu en as eu de bons échos, c’est déjà encourageant ! ^^ J’avais lu que certains lui reprochaient un démarrage poussif, donc ça m’inquiétait un peu. Mais d’autres avaient l’air conquis, donc il y a des chances qu’on le soit aussi :p

  2. Bon bah ça y est… Tu m’as convaincue de le lire ! Demain je le commande à la librairie !

    • J’espère que tu seras aussi réceptive que moi ! 🙂

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