Une place à prendre – J.K Rowling

Une place à prendre - J.K Rowling

.

Dès sa sortie, je voulais le lire. Une seule chose me freinait : son prix, je l’avoue. Quand je serai crésus… ok, si un jour je suis crésus, j’achèterais tous les livres qui me tomberaient sous les yeux, ce serait une catastrophe : je finirais avec des livres dans ma baignoire, je ne pourrais plus me doucher, je n’aurais plus aucune hygiène et plus personne ne voudrait me fréquenter, pas même La Luciole. :'(

…Bref. J’ai attendu la version poche et une fois qu’elle est sortie, Stella me l’a très gentiment offert pour mon anniversaire avant que je ne me sois rendue en librairie (Merci Stella ♥).

 

Très controversé, ce livre a fait couler beaucoup d’encre. J’en avais lu bien plus d’avis négatifs que positifs, mais ayant aimé la plume et le ton de J.K. Rowling dans Harry Potter, il y avait des chances que j’aime au moins le style, à défaut de l’histoire, à laquelle j’avais vu plusieurs fois reprocher le fait de contenir des longueurs.

 

…Bref (bis) : j’étais pleine d’un super-méga-optimisme-de-la-mort-qui-tue. Ce qui est étonnant quand on me connaît.

Et vous savez quoi ? J’ai eu raison. Moralité ? Je suis rarement positive, mais j’ai l’impression que, quand je le suis, c’est inspiré 😀

 

Avant d’aller plus avant, un rapide mot sur l’histoire :

 

Barry Fairbrother, habitant fort aimé de Pagford, petite bourgade, meurt soudainement d’une hémorragie cérébrale. Membre du conseil paroissial, il y laisse… une place vacante.

 

C’est l’occasion de découvrir ainsi les habitants de Pagford : chacun va vivre ce décès de manières très différentes, allant de l’épouse éplorée, aux concurrents heureux de cette aubaine qui va leur permettre de régner au Conseil où Barry avait une forte influence, etc…

 

Très vite, je me suis fait une réflexion : ces personnages sont presque tous plus pitoyables et/ou détestables les uns que les autres.

Puis j’ai vite rectifié : chacun de ces personnages pourraient exister.

Lorsque je lisais « Une place à prendre », je croyais à ce que je lisais. Barry, Krystal, le Dr Jawanda & co existaient pour moi. Je me sentais concernée par cette histoire : j’avais envie d’aider Andrew aux prises avec son père violent, de dire à Kay d’arrêter de se voiler la face vis à vis de son petit-ami couard.

C’en était parfois dérangeant, je me suis souvent sentie révoltée, mais j’étais toujours plus admirative vis à vis de la maîtrise de Rowling sur son histoire. Car c’est cela qui, pour moi, fait que ce roman tient si bien la route : l’auteure maîtrise terriblement bien tout. Je n’ai pas eu une seule fois la sensation qu’elle avait fait se produire quelque chose car elle avait oublié ce détail et il fallait arranger cela pour que ça colle au reste. Tout me semblait découler parfaitement. Le ton général, que j’ai adoré, est acéré, sans pitié mais aussi dénué de mélodrame, avec un humour un peu grinçant.

 

Alors, non, pour ma part, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Je n’ai pas vu le temps (et les pages) passer. Ce qui m’a d’ailleurs surprise étant donné qu’il y a en général quelques baisses de régimes dans des ouvrages de cette épaisseur. Mais la maîtrise que j’évoquais plus haut fait que j’ai trouvé l’ouvrage très régulier dans son rythme au final.

Je pense qu’il faut adhérer à l’état d’esprit pour apprécier le livre. Sinon, en effet, je conçois qu’on puisse s’ennuyer et se dire qu’il ne s’y passe pas grand-chose. Il n’y a pas d’action haletante, ce sont les péripéties de la vie humaine dans le microcosme de Pagford. Rien de palpitant, et pourtant je me suis passionnée pour cela. Ce n’est pas joyeux, mais je n’ai pas trouvé cela « dépressif » pour autant.

 

Autant dire que cela dépend de chacun, du moment auquel on le lit, de ce qu’on attend du livre… difficile de prédire qui va aimer ou non. Ça tombe bien d’ailleurs, je ne compte pas faire carrière dans la prédiction, donc tout est parfait. O/

 

Pour conclure, j’ai été touchée par ce livre, ses personnages, son histoire, sa scène finale si bien amenée et dosée. Rowling réussit à ne jamais tomber dans l’excès. Je crois pouvoir dire que c’est un livre qui me marquera sur le long terme.

 

(Cet article était une blague, juste pour faire plaisir à Stella : en vérité j’ai détesté, j’ai voulu me suicider après avoir lu un bouquin aussi déprimant, Harry Potter ne fait même pas de caméo dedans, remboursez).
.

Note : Nous ne sommes pas responsables de l’apparition de publicités sur le blog. Vous pouvez télécharger AdBlock Plus pour ne plus voir les plus gênantes ! (logiciel gratuit et bien utile partout sur internet !)

 

____________________

 

Et retrouvez-nous sur Facebook et Twitter

Facebook
Facebook
YOUTUBE
Google+

9 Comments on “Une place à prendre – J.K Rowling

  1. Tu m’étonnes qu’on en est loin ! (mais facile à trouver). Mon quatorzième !

  2. Félicitations !! Bonnes valises et bonnes vacances ! 😉

  3. Hourra, j’ai trouvé mon dernier zeuf grâce au petit sorcier.Bisous je vais terminer les valises, et merci pour cette récrée.

  4. N’est-ce pas ? Mais j’ai tout autant aimé Rowling dans ce registre, je dois dire ! ^^ *Morgana*

  5. Bravo Nathalie, ça a été une jolie chasse 😀 *Morgana*

  6. Il faut connaître un peu le livre en fait. Certains ne connaissaient pas et du coup on eu plus de mal que sur d’autres indices où on peut plus facilement déduire de quoi ça parle etc 😉

  7. J’ai eu du mal pour celui-ci… Même si après coup ça tombe sous le sens. Ça nous fait donc 14 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.