Vent d'est, vent d'ouest – Pearl Buck

Vent d'est, vent d'ouest - Pearl Buck

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Ces derniers jours, j’ai enchaîné un certain nombre, pour ne pas dire un nombre on ne peut plus certain, de livres YA. Du coup, j’ai eu envie de changer de registre.

Ma mère me parle depuis longtemps de Pearl Buck, et j’avais, entre autres, cette édition contenant trois de ses ouvrages, dont le très connu « Vent d’est, vent d’ouest ».

 

Dans ce roman, pas de triangle amoureux où tu as envie de dire à l’héroïne de se concentrer plutôt sur le monde qu’elle a à sauver que sur ses peines de coeur. Pas de faux suspens à deux cents ou de « to be continued », voire même de longueur.

 

Dans ce court roman de 180 pages, l’auteure dresse un portrait troublant de réalité de la « vieille chine », très traditionnelle, confrontrée à la « jeune chine » qui s’occidentalise et met de côté nombre de coutumes ancestrales.

 

Le récit est fait à la première personne par une jeune chinoise issue d’une famille très traditionnaliste et qui va donc se trouver confrontée à des situation qui vont l’obliger à envisager les choses sous un angle qu’elle n’avait jamais considéré. Du genre : non, si une personne est entre la vie et la mort, tu ne lui mets pas du tissu dans la bouche, le nez et les oreilles pour « empêcher le reste de son esprit de s’enfuir de son corps », tu peux trouver ça logique, mais le mourant va juste être mourru avec ta technique. Je me moque, mais, en réalité, la prise de conscience qu’elle a est très douloureuse et rude. J’ai été émue par moment de voir combien il est, en effet, difficile de se défaire de préjugés que l’on a depuis que l’on est venu au monde. Je me suis fréquemment demandé comment je réagirais si je me trouvais dans une situation similaire. Peut-être que je ne m’en sortirais pas aussi bien qu’elle. Il y a quelque chose de très tendre et enfantin dans ce personnage qui fait que, même si de mon point de vue occidentale, ce qu’elle pouvait dire, accepter ou croire me semblait absurde, il m’était impossible de lui en tenir rigueur.

 

Sachant que l’auteure était une américaine ayant vécu dés l’âge de trois mois en Chine et qui a ensuite fait des séjours en Amérique, sa compréhension très juste des deux cultures me semble logique, et je retiendrai justement cette « justesse », cet esprit dénué de jugement, qui porte le livre.

 

 


 

Un beau livre, véhiculant un message que j’ai trouvé très fort et habilement amené.

Je ne pense pas que je me souviendrai vraiment de l’histoire en elle-même dans plusieurs années, mais plutôt de la réflexion qu’elle propose.

Et, oui, je compte bien lire les deux autres livres contenus dans cette édition 😀

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4 Comments on “Vent d'est, vent d'ouest – Pearl Buck

  1. C’est le genre d’auteure que l’on a du mal à oublier je pense, effet 🙂

    Pivoine me tentait beaucoup, mais je vais être sage (pour une fois !) et lire d’abord ceux que j’ai déjà ! Vivement ton avis en tout cas !

  2. Ahh Pearl Buck, de très beaux souvenirs d’adolescence. Je viens d’ailleurs de relire Pivoine, très beau également. J’en parle bientôt!

  3. C’est particulier Pearl Buck, je trouve que c’est une lecture intéressante. Donc, oui, la prochaine fois, saisis-toi de ce livre :p

  4. Oh moi aussi ma mere me dit a chaque fois que je fais chez elle de lire ce livre. Je vais me laisser tenter la prochaine fois que j’irai !!!

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