Wilde – Brian Gilbert

Wilde - Brian Gilbert

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J‘ai regardé Wilde, car alors que je cherchais un film pour occuper ma soirée, je me suis dit que j’allais allier l’utile à l’agréable et regarder un film dont je pourrais vous parler. C’est donc tombé sur le biopic d’Oscar Wilde de 1997.

Je dois avouer que je ne connais vraiment pas Oscar Wilde. Que ce soit de sa vie ou de son œuvre, à part les éléments les plus importants et les plus célèbres, cet homme-là était un total inconnu pour moi. J’en attendais donc beaucoup de ce biopic pour en apprendre plus sur lui, mais je ne suis pas sûre que m’a curiosité ait été satisfaite. Je ne suis pas sûre d’être satisfaite du film tout court, si ce n’est qu’il ne durait pas trois heures, et que ça c’est cool:D
(Ca ne présage
rien de bon n’est-ce pas?)

 

 

Pour tout vous dire, j’en ai un peu assez de ces biopics qui se consacrent pour plus de la moitié du film à la vie sexuelle du personnage dont ils dressent le portrait. C’était déjà le cas des Enfants du Siècle, biopic de Musset et de George Sand dont nous avions parlé avec Morgana, et c’est le cas de nombreux autres dont nous parlerons peut-être. Comme si ces gens se caractérisaient par leur sexualité débridée ou leur homosexualité. Il me semble que quand on cherche à en savoir plus sur un auteur, voir les fesses (aussi agréables soient-elles) de leur amant dès que l’occasion se présente n’est pas une priorité …

Il est vrai que l’homosexualité d’Oscar Wilde a joué un rôle important dans ce que fut son œuvre et sa vie, qu’elle lui a valut un procès, deux ans de travaux forcés etc… (je n’en sais pas énormément plus sur les retombées du procès car comme pour le reste dans le film (à part les fesses de Jude Law) le procès semble assez anecdotique) et que c’est peut-être l’angle choisi du film. Cependant, même si, comme le suggère le synopsis, l’homosexualité et les « amours peu conformes » de Wilde sont au cœur de son propos, j’ai la vague impression de le voir plus souvent nu au lit avec tout plein de jeunots séduisants que d’assister à une évocation des problèmes que ça pouvait causer à l’époque.

 

Je suis un peu mauvaise langue, cette facette est évidemment bien développée, mais je trouve que le tout reste un peu flou, pas seulement sur ce sujet là. J’aurai aimé en apprendre plus sur les œuvres, en quoi sa vie et sa vision du monde l’avait influencé pour les écrire …

 

Exemple concret : A un moment , le film évoque la venue d’un certain Gray, puis Gray devient son amant, puis il le quitte (oui ça va vite), puis il écrit le fameux Portrait de Dorian Gray. J’ai passé le film a me demander si le nom avait été choisi en fonction de ce Gray réel, mais le film ne le dit pas. Je ne dis pas qu’un film doit tout justifier, tout expliquer, mais selon moi à partir du moment où le spectateur se pose des questions sur le scénario et que ça l’empêche de profiter du reste du film c’est qu’il manque (au moins) un tout petit quelque chose…

 

 

 

Le passage que j’ai préféré est celui où Wilde et ses amis (dont Gray qu’il vient de rencontrer) observent des tableaux et comparent celui d’une jeune fille au visage de la femme d’une soixantaine d’années qu’elle est devenue. Dans le film cet épisode précède l’écriture du Portrait de Dorian Gray, et lui serait donc visiblement lié, même si ce n’est pas plus appuyé que ça. J’aurai aimé que le film soit comme ça… après tout, les déboires amoureux de l’auteur ne m’intéressent pas plus que cela s’ils ne m’expliquent pas son œuvre … mais je suis peut-être la seule à être dans ce cas, et comme les scènes dénudées font vendre, on continuera à voir des biopics de ce genre-là.

 

Le film n’est pas si détestable qu’il puisse paraître quand on lit cet avis, j’avais juste besoin d’un petit coup de gueule. Ceci étant fait, j’ai plutôt bien aimé le choix des acteurs et la douceur qui se dégageait d’Oscar Wilde (Stephen Fry). Il est montré qu’il abandonne femme et enfants pour vivre ses aventures avec des jeunes hommes, mais il n’est jamais jugé par le film. Un bon point sur lequel je terminerai, plutôt que de m’emporter de nouveau 😉

 

* Mode « je boude » désactivé * Dans le prochain article je sourirais et je ne donnerai que des avis bisounours promis 😀

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2 Comments on “Wilde – Brian Gilbert

  1. Rien que le titre fait plus penser à un block buster type « 2012 » et ne donne pas du tout envie de voir le film … Mais après avoir vu l’affiche et le casting (Di Caprio), j’ai encore moins envie ! x) Merci de m’avoir prévenue du coup, je perdrai pas mon temps 😉 * L *

  2. Coucou !
    Je n’ai pas vu ce film mais c’est marrant, en lisant ta chronique ca m’a fait penser a Eclipe Totale (Rimbaud et Verlaine), je n’avais même pas pu finir ce film d’ailleurs. Trop glauque…
    Sinon je ne connaissais Wilde que de nom, du coup j’avais pas fait le rapprochement avec Dorian Gray ah ah. Merci à toi du coup ^^
    Bisous a vous !

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