Balade Littéraire #40: Massolit Books & Café – Cracovie

Au début du mois de septembre, mon copain et moi nous sommes rendus en Pologne. Lui-même y a vécu un an alors qu’il était en Erasmus, et nous nous sommes rencontré grâce à une amie commune polonaise, qu’il a rencontrée pendant son Erasmus, et qui nous maudissait dans toutes les langues qu’elle parle (et il y en a beaucoup) car on n’était jamais venus la voir ensemble. C’est comme ça que j’ai mis les pieds en Pologne et découvert ce très beau pays qui va tout droit aller dans le top de mes destinations préférées !

Sur une semaine, nous avons visité Cracovie, Varsovie, et passé une journée dans les montagnes du sud du pays : les Tatras. Autant vous dire qu’en une semaine nous n’avons pas visité ces villes de fond en comble, mais … c’était une de mes priorités, j’avais prévenu mes compagnons de voyages : il me fallait au moins une Balade Littéraire ! – Ben quoi, je veux remplir ma carte moi !

C’est comme ça que, sur les bons conseils de mon amie, nous avons visité le jardin sur le toit de la bibliothèque universitaire de Varsovie, je vous en parlerai dans un prochain article ; et sur les bons conseils de Vanupied, nous sommes allés dans un café-librairie de Cracovie.

« Quoi ? Encore un café-librairie ? »

Cachez votre joie, c’est super les café-librairies !  y mange des gâteaux entouré de livres, que vous faut-il de plus ! Et puis il n’y en a pas deux qui se ressemblent :

Je n’étais pas sûre de parler de ce café-librairie qui de prime abord ne me paraissait pas bien différent du Rehor Samsa de Prague mais en fait … Massolit dégage vraiment une ambiance qui lui est propre et on se croirait presque dans l’appartement d’une famille cracovienne ! Allez, je vous emmène à Massolit Books & Café !

Pour commencer, j’ai trouvé l’emplacement de Massolit assez génial dans Cracovie : à la fois suffisamment proche des coins touristiques – notamment du Wawel Castle et de la statue de Dragon qui crache du feu – pour pouvoir s’y poser après une grosse journée de marche et de visites, et suffisamment à l’écart de ces mêmes coins touristiques pour éviter les touristes … oui parce que quand on voyage, Morgana et moi, on aime être des touristes, mais on n’aime pas trop les autres touristes (et on déteste par dessus tout entendre parler français en voyage à l’étranger) ! 😀

Alors voilà, nous nous sommes retrouvés parmi les locaux venus prendre leur petit thé : deux quinquagénaires complétement déphasés qui avait tout l’air d’érudits un peu dépressifs (le père et son pote, si on reprend ma comparaison avec la famille cracovienne), un étudiant studieux avec sa petite chemise à carreaux et son Macbook Air (le fils), deux adolescentes en pleine discussion de filles (les sœurs) qui m’ont drôlement fait penser à Morgana et moi il y a quelques années dans nos QG parisiens (et je dis ça avec une petite larmichette émue au coin de l’œil) … bref, une clientèle variée, mais quasiment pas de touristes, et d’ailleurs, j’ai bien senti que mon appareil photo était regardé de travers, donc vous n’aurez que quelques photos rapides aux réglages approximatifs. :p

Après avoir choisi mon thé dans des bocaux à confiture sur le comptoir comme si je me servais dans une cuisine, et un cheesecake à la noix de coco (tous deux plutôt bon, mais pas exceptionnels), place à la visite des lieux !

La première salle, à l’entrée, est vraiment classique d’un café-librairie : des étagères avec des livres (sans blague ? 😮 ), livres majoritairement anglophones car c’est une des spécialités de l’établissement, un comptoir avec les fameux pots de confitures et une gentille serveuse. Nous avons repéré une petite porte sur le côté que nous avons gardé pour plus tard et nous sommes installés dans la double pièce derrière le comptoir. Ambiance chaleureuse et déco au style petit salon-fin 19ème siècle qui auraient pu devenir un peu oppressante mais qui s’est avérée plutôt amusante. J’y aurais bien vu des types en redingotte et haut de forme jouer au poker en fumant le cigare 😀

Le thé et le cheesecake avalés, la fameuse porte à côté du comptoir indiquant « More books here » m’appelait.
En la poussant, on se retrouve … sur le palier.


Sur le coup j’ai cru à une blague avant de voir que le « voisin de palier » avait également une pancarte « this way for more books ». En réalité, Massolit se compose de deux appartements séparés par ce fameux palier. Dans cette deuxième partie, plus question de se gaver de cheesecake : des livres partout ! En anglais majoritairement, et beaucoup sur les sciences humaines, la théologie, un peu sur l’art … ce n’est pas tellement ce que je retiendrai de ma visite, ce qui m’a marquée, c’est surtout encore une fois l’impression d’être dans l’appartement de quelqu’un, de naviguer de pièce en pièce. Un petit salon avec des dessins d’enfants accrochés au mur, un bureau, une chambre d’enfant pour le coin littérature jeunesse … Tellement l’impression d’être chez quelqu’un que je n’ai pas compris si c’était uniquement des livres à consultation sur place ou s’ils étaient à vendre et qu’il y a une partie de l’appartement que je ne suis pas allée voir : elle était occupée par deux mecs qui travaillaient, je ne sais pas si c’était des employés de la librairie ou des étudiants venant étudier ici (il y en avait d’autres, donc c’est possible), mais j’avais vraiment presque l’impression de les déranger dans leur salon 😀

J’ai vraiment préféré cet appartement-là au premier où nous avons bu notre thé. L’ambiance m’y a été plus agréable et je n’ai pas résisté à m’installer dans un des nombreux fauteuils à disposition !

Mon copain a fini par m’en déloger, fier de sa trouvaille : un livre de bouquets en 3D « à poser sur une table »… c’était d’un goût certain 😀

Je ne sais pas si c’est un endroit où j’irai régulièrement si j’habitais à Cracovie mais j’ai beaucoup aimé m’y rendre. Ce côté « double appartement » et le fait d’avoir presque l’impression de visiter le domicile de quelqu’un avait vraiment quelque chose d’amusant, d’un peu destabilisant et de convivial. L’idéal pour une pause bien méritée dans un cadre original et 100% livresque après avoir arpenté les rues de la vieille ville !

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Les Brumes de Sapa – Lolita Séchan

J’ai une affection particulière pour les romans graphiques (auto)biographiques qui nous emmènent à la découverte d’autres cultures, à l’autre bout du monde !

Couverture Les Brumes de Sapa. deux jeunes filles, une occidentale, une autochtone devant une montagne

C’est comme ça que je vous ai parlé de Retour à Bandung, de Poulet aux Prunes, de Meilleurs Voeux de Mostar, et j’en passe … et c’est comme ça que je me suis intéressée aux Brumes de Sapa. Malgré la chronique enthousiaste d’Owlygirl sur son blog, je ne savais toujours pas si ce livre allait me plaire. A chaque fois que je le voyais en librairie, je sautais dessus, convaincue que j’allais l’acheter – je le feuilletais – le prenais – le reposais – et je repartais sans … Bon ok, ce livre me rendais un peu psychotique, je l’avoue 😀

Et puis, oh miracle ! Depuis le temps que je le dis, je me suis enfin réinscrite dans une médiathèque, et Les Brumes de Sapa a été le premier livre que j’ai emprunté ! ^^ Je ne voulais pas m’inscrire car j’avais peur qu’avec mon habitude de laisser trainer les livres 6 mois avant de trouver « le bon moment pour les lire », je rendrais toujours les livres avant de les avoir finis mais là … Les Brumes de Sapa n’a pas tenu une soirée.

Franchement, j’ai adoré. Mais pas pour les raisons que j’imaginais.

Je pensais trouver en ce livre un récit de voyage d’une jeune femme, ses rencontres, son dépaysement, ses découvertesLes Brumes de Sapa, c’est bien plus que ça ! Lolita Séchan (auteure de ce livre et fille de Renaud) nous livre ses peines, ses doutes, ses questionnements, ses envies d’ailleurs de jeune adulte coincée à Paris chez sa mère et n’ayant aucune idée de quoi faire de sa vie et de son avenir … alors elle part au Vietnam. Seule.

L’arrivée au Vietnam n’est pas vraiment simple pour elle, et elle se demande en tout honnêteté ce qu’elle fout là. Parce que le voyage, ce n’est pas QUE beau, Les Brumes de Sapa nous parle du mal du pays, de la peur, du déracinement, des différences culturelles, de la misère et des injustices qu’elle côtoie malgré elle (prostitution infantile, dénigrement des minorités, pauvreté, etc). Ça crée des expériences, ça fait mûrir, mais sur le coup, elle se les prend un peu en pleine face, et elle le dit, au départ, elle n’est même sûre de si elle aime ou non ce pays.

Et puis arrive Lo Thi Gom, cette jeune fille Hmong qu’elle rencontre à Sapa. J’ai appris deux-trois trucs sur les Hmongs (peuple vivant dans les montagnes au Vietnam, au sud de la Chine et au Laos) en lisant Un Million d’éléphant, Les Brumes de Sapa m’a permis d’en apprendre un peu plus, surtout sur la façon dont ils sont considérés par les Vietnamiens. Mais ce qui est mis surtout en avant, c’est cette amitié si particulière et si profonde qui unie les deux jeunes femmes à partir de ce moment-là malgré le fossé culturel, et qui m’a énormément émue. (Je suis d’ailleurs encore un peu sous l’effet de l’émotion en écrivant cette chronique, je ne sais donc pas si il en ressortira quelque chose d’intéressant. ^^)

Le livre se déroule sur plusieurs années, Lolita retourne à Paris, part à Montréal, retourne au Vietnam, plusieurs fois. On voit la jeune femme changer, mais également Lo Thi Gom grandir, au rythme du Vietnam qui change, qui se modernise. Lolita Séchan a su retranscrire et nous faire partager ce qu’elle ressent face à ces changements : de la joie, de l’espoir, notamment pour la population Hmongs (dont les enfants peuvent enfin aller à l’école par exemple), mais aussi de la tristesse et de la nostalgie, sans doute un peu égoïste, elle l’avoue, de voir le pays et Lo Thi Gom se métamorphoser pour ne plus vraiment ressembler à ce qu’elle a connu à son premier voyage.

De ce que j’ai lu dans les avis sur internet, beaucoup ont trouvé cet ouvrage inspirant. C’est vrai, Lolita qui s’ennuie à Paris n’hésite pas à faire ses bagages pour aller voir autre chose. Ça donne envie de bouger, de voyager. Mais à vrai dire, pour le coup ça m’a plutôt fait me sentir un peu nulle ^^ Je me suis beaucoup retrouvée dans le personnage de Lolita, dans ses questionnements, dans ce qu’elle traverse, sa façon de voir les choses – sauf que je suis quasi sûre que je n’aurai jamais le courage de partir seule à l’autre bout du monde dans un pays dont je ne parle absolument pas la langue et ne connais pas du tout la culture ^^

Passé ce moment « ok, pendant ce temps-là je suis dans mon canapé et j’ai même la flemme d’aller à la Poste », j’ai adoré ma lecture – la sincérité et la sensibilité avec laquelle l’auteure se livre, parle d’elle et de ses émotions. Plus que dans tout autre autobiographique que j’ai lue, j’avais l’impression que l’auteure elle-même me racontait son histoire comme si on se connaissait depuis longtemps, j’ai trouvé que ça rendait son récit très touchant !

Plus qu’un récit de voyage touristique, c’est un véritable voyage initiaque que Lolita entreprend dans ce récit, et que l’auteure nous livre, sans filtre.

Alors franchement, il y avait vraiment une raison qui faisait que j’étais sans arrêt attirée par ce livre, et j’ai bien fait de finir par m’inscrire à la médiathèque pour l’emprunter … Il aurait été vraiment dommage que je passe à côté !

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Tendre est la nuit – F. Scott Fitzgerald

Tendre est la nuit, c’est le livre avec lequel j’ai terminé 2017 et commencé 2018. Alors, même si j’ai plusieurs autres lectures antérieures dont je devrais vous parler en premier, j’ai décidé de débuter avec ce bon vieux Fitzgerald.
Il y a quelques années, j’avais déjà chroniqué Gatsby.
Il y a quelques jours, au détour d’un rayon de la médiathèque, mon regard s’est arrêté sur la jolie petit brique qu’est Tendre est la nuit.

Hé, mais j’avais adoré l’écriture de Fitzgerald, s’est dit mon petit cerveau. Et c’est comme ça que je suis repartie avec (bon, entre temps, il y a eu un paquet de péripéties qui mettent en scène la pauvre libraire fatiguée qui bossait ce jour-là et des cartes de bibliothèques interverties… tout cela est tellement passionnant que je vous épargnerai les détails, l’essentiel est que je suis quand même rentrée chez moi avec le livre :D).

Comment vais-je pouvoir vous parler de Tendre est la nuit ?

Quand je l’ai commencé, j’étais contente de retrouver la plume de Fitzgerald, qui n’en finit pas de me fasciner. Ses descriptions où la nature se fait si vivante, est parfois personnifiée et devient le reflet des personnages d’une manière assez puissante… je ne m’en remets toujours pas (vous avez le droit de me prendre pour une folle, pas de souci :D).

Passées mes retrouvailles avec ce style que j’aime tant, je restais assez mesurée par rapport à l’enthousiasme initial que je pensais ressentir. Toute la première partie nous est contée au travers des yeux de Rosemary, 18 ans, actrice prometteuse qui prend des vacances sur la Côte d’Azur avec sa mère. Là, elle rencontre les Diver, un couple qui la fascine et dont elle tombe aussitôt amoureuse. Les Diver sont entourés d’un groupe auquel Rosemary s’intègre bien vite. Cette vie des années 20, menée par les personnages au rythme des fêtes et dépenses faites sans compter, pourrait être légère et superficielle. Sauf que ce n’est pas le cas. Dès le début, un certain malaise flotte au-dessus de toute cette histoire.

Que cachent les Diver ? Qu’a vu l’une de leur amies dans la salle de bain, amie qu’ils se sont ensuite empressés d’écarter ? Je me sentais un peu comme Rosemary : sous le charme des Diver, intriguée par ce mystère de la salle de bain, que j’avais aussi tendance à vite oublier mais qui revenait au détour d’un chapitre.

Peut-être  est-ce pour cela que j’ai aimé sans adorer la première partie : je me sentais un peu trop “comme” Rosemary, alors que toute la force du récit réside dans l’histoire des Diver, dont on est comme écartés jusqu’à la deuxième partie. A partir du moment où l’on découvre leur passé, le fonctionnement de leur relation, le livre m’a véritablement happée.
La préface indique que Rosemary n’était pas dans la première version du récit. C’est drôle car je trouve en effet que Rosemary garde un côté assez extérieur, comme si elle n’avait jamais été vraiment intégrée complétement à l’histoire. A noter qu’il existe des éditions où la première partie n’est pas publiée à ce que j’ai compris (merci SALT pour l’info !). Je ne sais trop qu’en penser : d’un côté, sans qu’elle soit aussi géniale que la suite, cette première partie me semble assez utile : elle fait comme monter une certaine tension et entretient un mystère qui fait qu’on est doublement frappé par les révélations de la suite.

Tendre est la nuit m’a plus touchée que Gatsby. Pourtant, les pitchs de départ se ressemblent pas mal : Nick, comme Rosemary, rencontre un groupe de personnes aussi attirantes que mystérieuses et les découvre peu à peu. Peut-être cette préférence est-elle dû à l’aspect fortement autobiographique de Tendre est la nuit, qui lui donne ce côté plus réaliste et dramatique – même si j’adore le côté “gros rêve délirant et sous substances” de Gatsby :D. Et oui, les Diver, c’était Fitzgerald et sa femme, Zelda (si toi aussi tu as la musique d’Ocarina of time en tête, c’est normal, t’inquiète).
Le fait de savoir cela d’avance a-t-il pu jouer sur mes émotions durant ma lecture ? Sans doute, mais je pense que sans même le savoir, l’histoire des Diver recèle une puissance dramatique assez impressionnante. Une chose est sûr, ce vieux Scott et Zelda n’ont pas dû beaucoup, hum… s’ennuyer, durant leurs vies. Et quelles vies !

Je ressors de cette lecture avec l’envie d’en découvrir plus sur eux. Zelda aurait écrit son roman Accordez-moi une valse en réponse à Tendre est la nuit, car elle n’aurait pas été très contente de ce que son mari y avait raconté (tu m’étonnes, même si c’était proche de la réalité, pas sûr que tu apprécies de voir étaler ta vie comme ça sans ton autorisation :D). J’aurais bien envie de lire la version de Zelda au sujet du couple qu’elle formait avec Fitzgerald !

Et voilà, c’est le genre de chronique où j’ai l’impression de n’avoir jamais tout dit, d’avoir parlé pour ne rien dire alors qu’il y aurait tant à raconter sur un tel roman. J’en ai marre, je veux lire des livres creux et mal écrits.

Je finirai en vous racontant le drôle d’effet qu’a eu sur moi ce livre : durant toute ma lecture, j’ai eu Strangers in the night en tête, que je fredonnais en remplaçant “strangers in the night” par “tender is the night”… Une nouvelle blague bizarre de mon cerveau 😀

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Tag : Tu me tagues, je te tague (ou pas)…

Il y a plusieurs semaines (mois ?), Dariane et Cha nous ont tagué. Nous on a dit “ Merci les filles !!! c’est trop cool d’avoir pensé à nous, on a hâte de répondre à vos questions !” et, comme d’hab’… on a un peu de retard. Mais ça y est, this is the moment, c’est parti pour deux séries de questions (presque toujours) sérieuses auxquelles on va répondre tout aussi sérieusement, comme vous vous en doutez :p

Joyeuses fêtes à tous, et bonne lecture !

LES QUESTIONS DE DANS LA BULLE DE CHA
Pour vous, quelle est la définition d’un coup de cœur ?

Eh ben ça commence bien, on ne sait pas quoi répondre. Allez salut hein 😀

En vrai, la définition du coup de cœur, ça dépend un peu du dictionnaire dans lequel on la cherche … :

1. Selon Wikipédia : “Sentiment soudain, impulsion OU favori, recommandation.”
2. Selon Le Larousse : “Brusque emballement pour quelqu’un, quelque chose.”
3. Selon Le Parisien : Aimer, avoir le béguin, avoir le coup de foudre.”

Alors maintenant si on vote, on aime bien le « brusque emballement » de la définition 2. Ça doit pas être pratique un « brusque emballement » quand on est en train de lire. Mais bon, dans l’idée ça a son charme ! :p

Les tags, c’est plus que c’était : on a besoin d’un dico maintenant … franchement les filles vous abusez ! 😀

Quelle est votre meilleure lecture pour l’année 2017 ?

Cette question, on y a répondu dans la liste de nos coups de cœur 2017 qu’on vous invite donc à aller voir 🙂 Par ici pour les coups de cœur de Morgana, et par ici pour ceux de la Luciole 🙂

Qui a volé l’orange du marchand ? D’où viennent vos pseudos/noms de blogs ?

Alors déjà, pour l’orange, c’est forcément nous étant donné qu’une orange ça se mange… donc … on ne résiste pas. Encore que, la Luciole n’est pas fan fan des oranges (elle préfère les clémentines), donc c’est Morgana !

Morgana : ben moi aussi je préfère les clémentines ! 🙁

Bon ben c’est pas nous alors…

Morgana : Écoutez, pour le nom du blog, j’avais 15 ans, je voulais ouvrir un blog, je me sentais d’humeur sentimentale et poétique… On va dire que ça a été une épiphanie 😀

Luciole : Oh oui la galette ! J’aime trop les galettes ! C’est bientôt l’épiphanie en plus !!! * bave * Et puis ça s’est transformé en Deedr, acronyme de D’encre et de rêves, car on trouvait que le côté sentimental et poétique justement, ne collait plus tellement à ce que le contenu était devenu. Tandis que Deedr, ça ne veut rien dire, personne ne sait comment le prononcer, et du coup ça nous semblait parfait 😀

L’origine de nos pseudos : Ça c’est une question vraiment exclusive parce que c’est vrai que nous n’avons jamais donné l’origine de nos pseudos ^^

Morgana : Morgana c’est un double hommage : le premier, à la fée Morgane. J’ai longtemps été fascinée par tout le mythe arthurien et, quelques jours avant de créer le blog, une amie de la famille m’avait appelée “la fée Morgane” en me voyant débarquer dans une robe d’été très longue et mes cheveux – qui m’arrivaient aux fesses à l’époque – détachés. Pas sûr que la fée ait kiffé la comparaison, mais mon petit égo d’ado avait beaucoup aimé, lui :p Le deuxième hommage est bien plus simple : mon père voulait m’appeler Morgane. Ma mère voulait un autre prénom. Et c’est elle qui a gagné (ouaip. Vous savez ce que Beyoncé répond à la question “who run the world ?” Elle n’a ptête pas tort :D). J’ai rajouté un A à la fin car mon véritable prénom finit en “a” et que ça faisait plus pseudonyme comme ça, et c’était parti ! 😀

La Luciole : Quand j’ai rejoint Morgana sur le blog, j’avais déjà un article de prêt, mais toujours pas de pseudo, et pas d’inspiration. Je voulais m’appeler Yoko (:D) mais la Luciole était plus représentatif. Ça a souvent été un de mes surnoms donné par des amis :« ma luciole », car proche au niveau des sonorités de mon prénom. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai appris à écrire mon prénom lorsque j’étais petite : mes parents ont une lampe à pétrole « Luciole » sur laquelle c’est écrit en gros. Je savais que je n’avais qu’à recopier le mot de la lampe à pétrole en remplaçant le O par un deuxième L, et le tour était joué 😀
Bon et puis, après en cherchant, en arrivant sur le blog je parlais surtout de cinéma, et les petites fesses lumineuses d’une luciole nous ont rappelé les projecteurs de cinéma. Mais bon … c’est un peu plus tiré par les cheveux 😀 (et mes fesses ne sont pas lumineuses).

Citez un personnage auquel vous vous identifiez pleinement.

Morgana : Euh … Garfield ? Il est roux et il ne pense qu’à la bouffe.

Dessin très fidèle de moi quand je viens de manger

Luciole : Tu veux une autre réponse ?
Morgana : Ben j’ai tellement pas d’inspiration là … Ah si ! D’ailleurs je l’ai dit dans mes coups de cœur : Cath de Fangirl ! Pas à 100% évidemment, mais si vous connaissez, je vous laisse deviner pourquoi !
Luciole : Bon et moi … Récemment je me suis un peu retrouvée dans le personnage de Lolita des Brumes de Sapa, ou d’Églantine dans Les jours sucrés. Mais de là à dire que je m’identifie pleinement … Je sais qu’il y en a eu mais rien ne me vient. ….

En fait il y aurait peut-être des noms et des titres qui nous viendrait à l’esprit mais ça rentre un peu trop dans des choses personnelles qu’on n’a pas forcément envie d’expliquer ici… et on essaye de rester un minimum mystérieuses, on vous l’a déjà dit voyons ! 😀 Alors Garfield c’est bien.

Quel est l’élément principal qui vous fait choisir un livre en librairie (couverture, titre, résumé, auteur, bons avis…) ?

Luciole : Feeling !!

Morgana : Quand la Luciole me dit « celui-là, je le sens, c’est un bon livre ! » (le feeling de la Luciole quoi :D)

Luciole : La couverture aussi, lisant surtout des romans graphiques, c’est plus révélateur que pour un roman. Et l’auteur, quand c’est censé être une « référence » que je n’ai pas encore lue, ou un auteur en qui j’ai vraiment confiance. T’es d’accord avec moi pour l’auteur ? On met pour les deux ?

Morgana : Oui, tout pareil ! 😀 Et puis évidemment, quand les copines s’acharnent toutes à écrire de bons articles sur un ouvrage en particulier, là aussi j’ai tendance à être régulièrement une personne faible et influençable 😀

LES QUESTIONS DES CHRONIQUES BOOKS DE LOU
La saga qui a marqué votre enfance

Vous voulez dire… autre que Harry Potter ? Parce que la question ne se pose même pas !

Morgana : Enfance, enfance ? Parce que moi les sagas, c’est plus l’adolescence. Alors enfance, c’était plutôt Fantomette, ou Le Club des Cinq !

Luciole : Ah dans ce cas, moi enfance, c’était Grand Galop ! C’est plus valorisant pour toi !

Morgana : Bah pourquoi ?

Luciole : Bah Fantomette c’est une héroïne indépendante qui sauve des gens et tout, et moi, elles font du cheval et elles tombent amoureuse wouuuuh !!!

Morgana : Ben des fois elles sauvent des chevaux, c’est important aussi… :p

Luciole : Ouais super … Bon en tout cas, Harry Potter c’était mieux. Et puis Grand Galop ça m’a pas marquée non plus durablement …

Morgana : Ben moi Fantomette c’était mon modèle dans la vie ! Et je voulais épouser François du Club des 5 ! J’ai eu un choc quand je me suis rendu compte qu’en vrai il avait 12 ans, alors qu’il me semblait trop grand et mature à l’époque ou je lisais ça !

Luciole : à l’époque où tu te prenais pour Fantomette ? D’ailleurs en parlant de tous ces trucs, je suis tombée sur les Totally Spies à la télé, j’ai trop kiffé ! Toi t’étais qui comme Totally Spies ?

Morgana : Ben Sam ! C’était le seul personnage roux ultra badass à la TV ! Elle était intelligente ET belle !

Luciole : Maiiiiis ! Moi aussi je voulais être Sam !

(OK on va s’arrêter là, vous avez la retranscription exacte de notre Skype, mais pas forcément de réponse à la question…)

La raison de la création de votre blog

Morgana : l’égocentrisme ?

Luciole : et moi, il était déjà créé, chui une opportuniste.

Mais là on recycle nos veilles réponses (et c’est pas plus drôle que la première fois XD)

Ebook ou livre papier

La pierre écrase les ciseaux, les ciseaux coupent le papier, le papier recouvre la liseuse, la liseuse tombe dans le puits. Cette réponse ne veut rien dire, mais à Pierre, feuille, papier, liseuse, le Papier gagne, c’est plus sûr !

Luciole : T’es sûr qu’on laisse ça, parce que même moi ça me fait pas rire.

Morgana : On est passées dans une autre dimension.
(Sinon je lis sur papier presque toujours. La liseuse c’est pour les voyages et déplacements essentiellement. Donc le papier gagne quand même :D)

L’auteur que vous voudriez rencontrer

Luciole : Ron Weasley.
Morgana : Qui ça ?
Luciole : Ron Wealey !


Morgana : ben faudrait qu’il écrive des livres, mais c’est un détail.
Luciole : Ooooh !!! Xavier Mauméjean !
Morgana : J’allais le dire, je savais que tu allais dire ça. C’est quoi ce délire sur Xavier Mauméjean ? Moi je l’aime bien mais quand même, faudrait ptête le laisser tranquille ce pauvre homme ! En plus tu l’as déjà vu. 2 fois.
Luciole : 🙁

Luciole : Bon au lieu de casser mes rêves toi tu voudrais rencontrer qui ?
Morgana : Robin Hobb, comme d’hab, mais je suis pas sûre de vouloir donc je réfléchis, parce que le risque est que je perde tous mes moyens au point de pouvoir juste lui dire quelque chose comme : “I love you. Euh. Gniiie. I mean your books. Yes, I love your books.” (sans blague ?) Ce qui serait plus traumatisant qu’autre chose je pense 😀

Votre genre de lecture préféré :

On préfère les lectures qu’on déteste, c’est plus facile d’écrire des chroniques après…

Luciole : Ben moi… c’est pas une surprise, ça fait quelques années que je me suis passionnée pour le roman graphique. Et de genres très variés, tant qu’on sent une recherche sur l’histoire et la forme, et que je suis sensible au style de l’auteur ! 🙂 Et en roman, c’est assez variés aussi, mais ces derniers temps plutôt fantasy/fantastique. Et puis après, c’est selon mon humeur !

Morgana : Je n’ai pas un genre préféré à proprement parler, mais je sais que je suis très sensible au style de l’auteur. Je peux lire une histoire dont je n’ai rien à faire à la base si la plume me parle, alors qu’une histoire qui avait tout pour me plaire peut très facilement me larguer si je n’accroche pas à l’écriture. Voilàààà, finirait-on sur une réponse sérieuse ? Incroyable ! 😀

Ces réponses étaient de trop bon goût. On s'est senties obligées de mettre une photo kistch pour finir correctement l'article.

Bonne fin d’année à vous, passez d’excellentes vacances si vous en avez et sinon, courage, le week end arrive !

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