D’amour et d’ombre – Isabel Allende

Une chose est sûre : je ne suis absolument pas calée en littérature latino-américaine. La première fois que j’ai entendu le nom d’Isabel Allende, c’est grâce à la série Jane the virgin (a.k.a l’une de mes séries préférées de tous les temps). Isabel Allende y est citée comme l’autrice préférée de Jane, mais ce n’est que lorsque l’écrivaine y fait un caméo que j’ai fini par me dire “hé, mais ce ne serait pas une véritable autrice par hasard ?” (que voulez-vous, le temps que ça monte au cerveau n’est pas toujours très glorieux, je dois le reconnaître :D).
Fin août, j’ai dû préparer mon déménagement et essayer de faire le tri dans les livres que j’allais emmener avec moi (réponse : pas beaucoup par rapport à la masse qui allait rester chez ma famille, alors autant vous dire que j’ai retourné toutes mes étagères dans tous les sens pour être certaine de ceux que j’allais sélectionner pour faire partie du voyage). Là, surprise, je m’aperçois que dans la masse de livres récupérée un peu au pif au cours de ces dernières années, se cachait le deuxième roman écrit par Isabel Allende. J’étais en plein visionnage de la dernière saison de Jane the virgin, la tristesse était présente en cette période où j’allais devoir quitter tous les personnages, et je me suis dit que découvrir l’autrice préférée de Jane serait un bon moyen pour me consoler. Et voilà comment D’amour et d’ombre s’est retrouvé sélectionné pour venir avec moi.

On se retrouve plongée en pleine dictature militaire, dans un pays sud-américain qui n’est jamais nommé mais qu’on peut supposer être le Chili, étant donné la nationalité d’Isabel Allende et le fait qu’elle a elle-même vécu les années de répressions sous Pinochet (le fameux général dont l’ombre place sur tout le livre ?).
Irène est une lumineuse jeune femme issue d’une famille bourgeoise, journaliste de son métier, fiancée à militaire (beau)(et fort)(et qui sent bon le sable chaud). Dans ses reportages, elle est accompagnée par Francisco, un docteur en psychologie qui, n’ayant pas trouvé de travail dans sa branche, s’est reconverti en photographe. Fils d’immigrants qui ont échappé à la guerre civile, son milieu et les convictions de sa famille font de lui quelqu’un très éloigné de l’univers dans lequel a grandi Irène. Pourtant, au cours d’un de leurs reportages, Irène et Francisco vont être entraînés dans une affaire qui va obliger la jeune femme à ouvrir les yeux sur la réelle situation de son pays, bien éloignée du confort et de la sécurité auxquels elle a jusqu’ici été habituée…

Je l’avoue, je ressors assez mitigée de cette lecture. Le premier tiers m’a plutôt plu, le deuxième m’a emportée, le dernier m’a laissée plutôt froide, avec l’envie de finir le roman le plus vite possible.

Du côté du style d’Isabel Allende, là aussi, mon appréciation a énormément varié. Tantôt je lui trouvais une beauté indéniable, à laquelle j’étais très sensible, tantôt je trouvais qu’elle devenait étonnamment froide et factuelle, tantôt elle me faisait l’effet d’en faire beaucoup trop. Évidemment, je ne peux que juger partiellement ce point-là : mon niveau en espagnol ne me permettant clairement pas de me plonger dans la vo (passé le “holà que tal ?” je perds étrangement toute éloquence :D), je ne peux que voir la manière dont le traducteur a réussi à retranscrire son récit en français. J’imagine que certains passages sonnent beaucoup mieux en langue espagnol. Je pense notamment aux scènes romantiques entre Irène et Francisco, dont la surabondance d’adjectifs et de métaphores m’ont parfois laissée très sceptique. Le côté “télénovela très premier degré”, avec le destin des héros qui est de s’aimer à jamais et pour toujours, ce n’est décidément pas trop pour moi. 😀 Pourtant, cela ne m’a pas empêchée d’apprécier la beauté de nombre de passages, qui savent être émouvants, particulièrement lorsqu’il s’agit de décrire les liens entre certains personnages, tels que la famille de Francisco, ou Mario, le coiffeur et indéfectible ami des héros.

L’histoire a eu le mérite de me plonger dans une période que je connais très peu et de me sensibiliser à une situation (les dictatures militaires) que je n’ai que brièvement étudiée qu’en terminale pour préparer mon bac d’espagnol (et à l’époque, je savais dire plus que Holà que tal ?, croyez-le ou non :D). Le mauvais côté de ça, c’est que j’ai de fait très peu de recul sur l’objectivité de l’autrice concernant les faits historiques (celle-ci est la nièce du président du Chili, qui a été tué lors du coup d’état de Pinochet, d’après ce que j’ai lu). Cela dit, D’amour et d’ombre reste un roman, et je n’attends pas de lui qu’il fasse le travail d’un manuel d’histoire, mais je reste assez curieuse concernant certains personnages et leur implication possible dans l’Histoire. Je pense notamment au Cardinal, présenté comme le seul qui puisse faire face au Général. Y a-t-il eu un Cardinal qui s’est véritablement opposé à Pinochet ? Quel était la véritable position de l’église ? Aucune idée de mon côté, mais j’avoue que ce fort parti pris m’a laissée assez interrogative durant la dernière partie du roman. Les événements qui s’y déroulent sont beaucoup moins propices aux scènes que j’ai le plus préférées dans le roman – à savoir les scènes plutôt intimes, qui portent sur la vie des gens, la manière dont ils sont les uns avec les autres dans une telle situation politique, plutôt que sur la situation politique en elle-même ou les scènes romantiques. Cela m’a donc laissée pas mal de temps pour me questionner en même temps sur la correspondance entre événements réels et fiction, puisque je ne parvenais plus à être véritablement emportée par ce que je lisais.

Malgré tout ce qui m’a déplu, je ressors de cette lecture en étant contente 1) d’avoir enfin lu du Isabel Allende 2) d’être sortie de ma zone de confort, à savoir la littérature française, anglophone et asiatique. Pour un connaisseur de la littérature latino-américaine, cette chronique pourra paraître assez naïve : je ne doute pas du fait qu’il me manque pas mal d’éléments pour saisir avec un peu plus de pertinence ce qu’Isabel Allende dépeint dans ce roman. Cela dit, avec tout ça, si je tombe sur un autre de ses titres, je le lirais volontiers.

King of Scars – Leigh Bardugo

Aahh, le grand retour du “Grishaverse”, l’univers créé et développé par Leigh Bardugo dans ses deux séries à succès, j’ai nommé Six of Crows et Grisha. Je vous avoue que, King of Scars, je ne l’attendais pas du tout. Une duologie sur Nikolai, alias l’un des meilleurs personnages de Grisha ? C’était à la fois quelque chose que je n’avais pas du tout envisagé et… que j’aurais adoré envisager toute seule comme une grande : “hé, vous imaginez, une duologie sur Nikolai ?”. Je n’avais même pas eu le temps de le rêver, Leigh Bardugo l’avait déjà fait ; beaucoup trop cool madame Bardugo. 😀

Une couverture… brillante ! Avec un titre doré, un fond doré et des motifs dorés. Voilà qui plairait à Nikolai, il trouverait incontestablement ça digne de lui 😀

L’histoire commence trois ans après la fin de Grisha. C’est pourquoi je vais commencer par un petit avertissement : si vous n’avez pas lu Grisha et/ou Six of crows, la suite va comporter des spoilers sur leurs intrigues. Moi-même qui n’ai pas lu le tome 2 de SOC, je me suis fait spoiler certaines choses qui s’y déroulent. Donc si jamais vous souhaitez découvrir le grishaverse dans son ordre chronologique, je vous recommande de plutôt vous tourner vers ma chronique du tome 1 de Grisha, par exemple !

Bref, une fois ce petit point “chronologie de l’univers” fait, revenons à King Of Scars voulez-vous ?

Nikolai, le prince qui luttait aux côtés d’Alina pour libérer Ravka des griffes du Darkling, est devenu roi de Ravka. Si vous avez lu mes chroniques sur les tomes 2 et 3 de Grisha, vous savez déjà combien j’avais aimé l’introduction de ce personnage, qui apportait une bonne dose d’humour au récit et cassait habilement le potentiels excès de gravité dans les intrigues de ceux-ci. Le monde est littéralement sur le point d’exploser et tous les personnages vont probablement décéder d’une minute à l’autre ? Pas de panique, Nikolai est toujours là pour faire une blague bien senti qui détend (presque) tout le monde – c’est faux, il agace tous les personnages, mais il régale les lecteurs tels que moi. 😀

King of Scars débute avec une très mauvaise nouvelle : les événements du tome 3 ont laissé de grosses séquelles sur Nikolai, des séquelles qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour Ravka, étant donné que son dirigeant est, ni plus ni moins, encore atteint par les pouvoirs du Darkling. C’est bien simple : la nuit, Nikolai peut à tout moment redevenir le Volcra qu’il a été durant une partie du tome 3. Rapidement, cela devient évident : ce ne sont pas les somnifères de Genya et la surveillance de Zoya qui vont suffirent à maintenir la situation. Il va vite falloir découvrir s’il est possible de libérer définitivement Nikolai du monstre qui est en lui.

Ce genre de spin-off est toujours un peu délicat : va-t-il réussir à se renouveler, ou va-t-il être redondant par rapport à ses prédécesseurs ? Je dois le reconnaître, malgré l’excellent moment que j’ai passé avec ce livre, et la très bonne opinion que j’ai de lui, il n’échappe pas complétement au deuxième écueil : oui, il y a un certain – et non des moindres – aspect de l’histoire qui sent le réchauffé. Le côté “retour-de-la-vengeance-de-la-revanche” du grand méchant, #mwahaha #badguysneverdie (je vous laisse découvrir ça en détails par vous-même), n’est définitivement pas ce que j’ai trouvé le mieux dans cette histoire. Pourtant, tout le reste m’a tellement séduite que cela ne m’a pourtant pas empêchée de passer un excellent moment de lecture.

Et les raisons sont nombreuses : c’est l’occasion de voir comment Ravka s’en sort après la guerre contre le Darkling. Parce que c’est bien joli, les happy end où on a vaincu le méchant, mais qu’en est-il de la suite ? Tous ceux qui ont été blessés, traumatisés, qui ont tant perdu et doivent continuer à vivre et faire tourner tout le pays malgré tout ? Et même au niveau politique, les gué-guerres entre les différentes nations ne sont pas prêtes de s’arrêter juste parce que le vilain-pas-beau (non c’est faux, il est très très beau, tout le monde le répète assez souvent pour qu’on s’en souvienne :D) Darkling est mort. Les Fjerdans continuent à détester les grishas et à vouloir envahir Ravka, cette dernière est toujours endettée, etc. Tant de problématiques dont on découvre ici la continuité, et je dois dire que ça fonctionne très, très bien. De ce côté-là, aucune redondance, simplement la continuité de l’histoire de ce monde dans lequel j’ai adoré replonger. Je trouve que Leigh Bardugo continue de traiter tout ça avec une grande cohérence et crédibilité, et cela donne une roman à l’univers très prenant.

Du côté des personnages, c’est également génial de les retrouver : que ce soit toute l’équipe de Grisha, avec Nikolai et Zoya en chefs de file, ou un personnage comme Nina, déjà croisée dans Six of Crows. Mais c’est aussi l’occasion de faire la connaissance d’Isaak, un personnage tout nouveau qui se retrouve embarqué malgré lui dans les histoires de nos héros précédemment cités. Les chapitres alternent entre les points de vue des différents personnages et, ma foi, cette multiplicité des narrations contribue au rythme du récit d’une manière très réussie. En tout cas pour ma part, je suis le genre de personne sur qui ce genre de technique fonctionne à merveille, car si on finit sur un cliffhanger pour un personnage, il faut que je continue de lire jusqu’à retrouver un chapitre où l’on connaît la suite de son histoire. Et comme ils ont tous tendance à finir sur des retournements de situations/révélations, etc., je me retrouve dans l’obligation de ne plus lâcher le livre, tout simplement. 😀

En résumé, je pourrais tout à fait comprendre quelqu’un qui reprocherait à King of Scars certains axes de l’intrigue pouvant paraître répétitifs et un peu “faciles”, mais tout le reste m’a tellement plu et j’ai tellement passé un bon moment à découvrir des personnages que j’adorais – ou pas – plus en profondeur, que je ressors pour ma part très convaincue par cette lecture (même si je pense qu’avoir lu les autres séries est définitivement un plus pour vraiment aimer). Il ne me reste qu’à attendre la suite (et fin)(j’aime l’efficacité de Leigh Bardugo concernant le nombre de tome de ses séries) ; espérons qu’elle arrive vite, vite, vite !

Bibliothèque des Gens #37: La Bibliothèque d’Edan

Parce qu’une bibliothèque ce n’est pas simplement des livres posés sur une planche de bois, parce qu’il existe autant de sortes de bibliothèques qu’il y a de lecteurs, nous avons eu envie d’une rubrique dans laquelle on pourra présenter ces bibliothèques.

Qu’elle soit parfaitement classée ou dans le bazar le plus ultime, pleine de classiques ou de Marc Levy, belle ou insolite, chaque bibliothèque est unique, propre à son lecteur ! Voyez plutôt !

(et envoyez nous une photo de la vôtre à deedr.ml@gmail.com pour apparaître dans la rubrique !)

La bibliothèque d’Edan

Sur Deedr, on a déjà parlé de livres musiciens, de livres bretons, de livres abandonnés, et même de livres volants et de livres ignifugés. Mais on n’avait pas encore parlé de livres … comment dit-on ? J’allais dire “aquaphile”, mais j’ai eu un doute. Sur le Larousse le mot n’existe même pas, mais sur Wikipédia, il s’avère qu'”aquaphile” se dit d’une personne dont le “désir sexuel naît d’images de nageurs ou de nageuses”. Alors non, ce n’est pas ça que je voulais dire. Moi je veux juste parler de livres qui aiment l’eau. 😀

Chez Edan, la bibliothèque est sur la mezzanine de la grange dans laquelle il a construit sa piscine intérieure. Autant vous dire que c’est un sacré combo ! Une grange a déjà tendance à être humide, mais si on y ajoute une piscine …
Les livres ont donc une sacrée vue sur cette piscine et sur les nageurs (peut-être qu’on exclue pas le premier sens du mot en fin de compte, allez savoir …), et je suis sûre qu’ils se permettent un petit plongeon quand leur propriétaire a le dos tourné !

Bon, si vous avez des doutes sur le fait que ces livres aiment VRAIMENT l’eau, regardez bien la photo, il y a même une image de bateau ! Et si ça ne suffit pas à vous convaincre (ce qui est parfaitement légitime) je vous laisse contacter la Société Protectrice des Livres.

Mais en tout cas, je crois que je n’avais encore jamais vu un emplacement aussi original et incongru pour une bibliothèque ! :p

Guide de survie pour le voyageur du temps amateur – Charles Yu

Je vais commencer par vous dire deux choses au sujet de ce livre : 1) j’ai beaucoup aimé 2) je n’ai aucune idée de comment vous parler de ce roman tellement est atypique, qui se présente comme un livre de SF bourré de références et de théories scientifiques, notamment sur le voyage dans le temps, pour finalement nous emmener dans une réflexion sur des thèmes comme les relations familiales et plus particulièrement la relation père-fils, ou encore des notions comme le libre-arbitre, le déterminisme… Bref, ce Guide de Survie est un étonnant mélanges des genres.

Ce livre de Charles Yu raconte l’histoire de… Charles Yu. Le héros se présente donc comme une sorte d’avatar de l’auteur, et rien que ça, ça suffit à questionner. Je n’ai pu m’empêcher de me demander dans quelle mesure les thèmes traités étaient personnels pour l’auteur. Sans vraiment souhaiter obtenir de réponse à ce sujet, je trouve surtout intéressante la manière dont cela propose une autre approche du livre. Cela annonce d’ailleurs le côté “livre de SF mais pas que”.
En effet, l’idée de départ est la suivante : le héros est un réparateur de machine à voyager dans le temps, qui vit tout le temps dans sa capsule d’où il travaille, complétement coupé du monde, en compagnie d’Ed (son chien-qui-n’existe-pas-vraiment) et de TAMMY, l’IA dépressive pour laquelle il a un faible pas vraiment avoué. Mais voilà, il va soudain se retrouver bloqué dans une boucle temporelle où, pour citer la quatrième de couverture : ” dans moins d’une minute, mon moi du passé va essayer d’assassiner mon moi du présent, qui, dans le passé, a déjà essayé d’assassiner mon moi du présent, qui, en fait, à l’époque, était mon moi du futur, qui est en réalité mon moi actuel.” (Et oui, il s’agit d’histoire de voyages temporels, donc il ne fallait pas s’attendre à quelque chose de limpide au premier coup d’oeil)(ou alors je suis teubée fatiguée et je suis la seule que cette phrase a fait buguer lors de la première lecture).

Ma culture en littérature SF reste très limitée (passé Asimov, Huxley, Orwell & co, je suis perdue, en gros :D). Pour la SFFF, j’ai toujours eu tendance à me tourner plus vers le F de Fantasy plutôt que vers le F de Science-fiction. Si je suis quelqu’un qui adore la logique, je suis aussi cette personne dont le cerveau pédale carrément dans la semoule dès qu’on commence à parler de physique et de mathématiques. Donc tout ouvrage de fiction basés sur des théories scientifiques, aussi intéressantes qu’elle soit, a tendance à ne pas trop atterrir chez moi malheureusement (je vous assure, dans mes rêves, j’ai toujours été une as des maths – ok, et du rangement aussi -, mais il va falloir qu’un jour je me fasse à l’idée que ce ne sera jamais le cas :D).
Si j’ai choisi de lire ce roman, c’est donc bien que depuis le début je comptais sur tout l’aspect “problématiques familiales et personnelles” pour que ce Guide de Survie me parle. Très bonne nouvelle : cela a fonctionné, et plutôt deux fois qu’une. Je ne doute pas du fait que j’ai dû passer à côté de 1000 références, mais certaines restent tout à fait accessibles (coucou Starwars et Ursula K. Le Guin). Pour les connaisseurs amateurs de clin-d’oeil à d’autres oeuvres du genre, ce roman est une mine d’or je pense. ^^

Le roman réussit avec brio à mêler mélancolie et humour. On ne va pas se mentir, c’est l’un de mes mélanges préférés quand il s’agit de me faire aimer un livre. L’histoire de ce Charles Yu m’a arraché beaucoup de sourires, et provoqué autant de serrements au coeur. C’est drôle, et soudain ça prend à la gorge, parce que c’est triste mais c’est beau, ce qui est dit ; vous voyez ?

Il ne faut pas s’attendre à un roman d’action, loin de là. On est sur une ambiance très nostalgique, qui nous emmène dans le passé du héros, que l’on découvre petit à petit, et qui nous amène vers cette fin que j’ai adorée.

Je ne sais pas si le Guide de Survie saura pleinement satisfaire un grand amateur de SF, parce qu’il est loin d’être centré uniquement sur son aspect SF. Plus le livre avance, et plus cela devient flagrant. Il est une espèce d’hybride qui a su conserver mon intérêt de la première à la dernière page, même durant ses passages où j’étais un peu perdue dans ces histoires de paradoxes temporels. Il y a quelque chose de très attractif dans ce roman, qui fait que je n’ai jamais décroché. Alors, oui, si jamais vous avez l’occasion d’y jeter un œil, j’aurai largement tendance à vous y inviter. Pour ma part, je pense que je le relirai un jour, car il me fait l’effet d’un livre qu’il faut relire, et pour les habitués, vous savez que je ne dis pas souvent ça. 😀