Bibliothèque des gens #31 : la bibliothèque de Blanche

Parce qu’une bibliothèque ce n’est pas simplement des livres posés sur une planche de bois, parce qu’il existe autant de sortes de bibliothèques qu’il y a de lecteurs, nous avons eu envie d’une rubrique dans laquelle on pourra présenter ces bibliothèques.

Qu’elle soit parfaitement classée ou dans le bazar le plus ultime, pleine de classiques ou de Marc Levy, belle ou insolite, chaque bibliothèque est unique, propre à son lecteur ! Voyez plutôt !

(et envoyez nous une photo de la vôtre à deedr.ml@gmail.com pour apparaître dans la rubrique !
La Bibliothèque de Blanche

Nous avons bien peu souvent des photos de bibliothèques d’enfants dans la rubrique (celle-ci est la troisième après celle de Louane et celle d’Éléonore), mais je les aime à chaque fois beaucoup. Je trouve ça très beau qu’à l’image de celles de adultes toutes ces bibliothèques d’enfants aient déjà leur personnalité, des goûts de mini-lecteurs bien affirmés ! 🙂

Blanche a 8 ans, elle aime lire, dessiner des mangas, faire du piano et du handball. Et en plus du paragraphe précédent, si j’aime beaucoup sa bibliothèque c’est qu’elle ressemble un peu à la mienne quand j’avais son âge :p (le rose en moins.) La Bibliothèque Rose, les livres de contes, les J’aime Lire, les Grands Galops … Et même de faux macarons et une boîte de thé qui pourraient tout à fait traîner dans ma bibliothèque actuelle. Que voulez-vous, ça m’émeut toute cette nostalgie :p

Et vous, votre bibliothèque d’enfant elle était comment ? Qu’est-ce qu’il y avait dedans ? 🙂

Les Orphelins Baudelaire – la série Netflix, Saison 2

(sans spoiler)

Après la saison 1, les Orphelins Baudelaire continuent leur périple de foyers en foyers, le Comte Olaf et ses horribles sbires toujours à leurs trousses … !

Je suis loin d’être une série-addict, donc je me trompe sans doute, mais si je me fie aux tomes 2 des livres ou aux volets 2 des sagas de films, généralement les numéros 2 sont moins bien que les premiers. Ou à qualité égale. C’est donc ce que j’attendais au mieux pour la saison 2 des Orphelins Baudelaire. Et puis …

OH YEAH ! J’ai adoré cette saison 2 !!

Je sais qu’après les articles sur la série de livres, sur les « extras », sur la saison 1, je ne suis plus crédible quand je dis que j’ai adoré … J’avoue que j’ai un peu l’impression de me répéter, et je crois que si vous avez lu ces articles, vous avez compris que je suis fan et que Lemony Snicket c’est un peu toute ma life 😀 – Appelez-moi Luciole Snicket please ! Ou Luciole Handler (le vrai nom de l’auteur), je ne suis pas difficile. – Et du coup comme j’ai tout à fait conscience de faire la groupie à chaque article, je n’avais pas prévu de vous parler de cette saison 2. Mais ça c’était avant de la voir … !

Une chose toute bête pour commencer, qui a fait que j’ai été plus transportée par la saison 2 que par la première : …
il y a Nathan Fillion !!! Et lui je l’aime ! et je n’avais pas regardé le casting donc quelle surprise quand il est apparu sur mon écran <3 (je n’ai pas embrassé l’écran promis).



BGGG Jackie !

Et avant d’être emportée par le charme de Nathan Fillion, j’allais dire que ce qui a fait que j’ai préféré cette saison 2 c’est que j’avais bien plus en tête les 3 premiers épisodes grâce au film, et même le 4ème, même si je ne sais pas trop pourquoi, que les suivants.
Les tomes 5, 6, 7 et 8 adaptés dans la deuxième saison ont donc été une plus grande découverte pour moi. Mes souvenirs étaient vraiment très lointains et très flous. Je me souvenais de la rencontre avec les Beauxdraps, très vaguement de la statue de l’Arbre aux Corbeaux, encore plus vaguement des lions de la Fête Féroce, mais c’est tout … Par contre j’avais des souvenirs qui semblent finalement avoir été inventés par mon esprit … ^^ Et je ne crois pas que c’est l’adaptation qui est en cause, je pense vraiment avoir en tête des éléments d’histoires parallèles qui n’existent pas du tout dans la série de livres, il va vraiment falloir que je les relise … surtout la fin, je crois que je me suis fait un film … xD A ma décharge, j’ai dû lire les livres il y a bien dix ans …, mon jugement n’a plus aucune objectivité 😀 (sauf les “extras” que j’ai lus il y a 2-3 ans)

Bref donc, j’ai eu un plus grand sentiment d’inédit que sur la première saison, ce qui fait que j’ai d’autant plus apprécié les révélations.

Parlons-en justement des révélations (SANS spoiler). Si la saison 1 plantait plutôt le décor et était surtout une successions d’horribles événements dans la vie des Baudelaire, la saison 2 commence à tisser un fil conducteur. On avait bien compris qu’un mystère entourait les Baudelaire, dans ces nouveaux épisodes, on commence à en apprendre plus sur le pourquoi du comment (et à se poser de nouvelles questions évidemment), mais du coup, je trouve qu’on a encore plus envie de connaître la suite.

Je me demande quand même (mais sans aucune certitude) si la série n’en dit pas plus que les livres au même stade … Je n’avais pas eu l’impression que certains éléments dans les livres soient si clairs, sur l’objectif de VDC / VFD par exemple … Il m’a semblé avoir certaines de ces réponses aussi catégoriques uniquement en lisant The Unautorized Autobiography. Mais je n’en mettrais vraiment pas ma main à couper vu ce que j’ai dit précédemment : je pense vraiment avoir un souvenir très biaisé des livres ! x)

Enfin bref, on n’est pas là pour parler de ma mémoire défectueuse. On peut parler de ma grande empathie si vous préférez 😀 Je vous l’avais dit que j’étais désormais Luciole Snicket, cet article est donc à moitié sur moi o:)
Non ?
Pfff …

Je vous le dit quand même : une autre chose qui a fait que j’ai préféré cette saison, c’est que les Baudelaire obtiennent enfin des alliés qui servent un peu à quelque chose … Du genre, pas Poe quoi … Et ça fait tellement de bien ! Sérieusement, j’ai beau savoir que c’est tout le but de la série, au début de chaque épisode quand les orphelins sont pendant un temps libérés du Comte Olaf, j’avais toujours l’impression que ça allait durer, et quand il débarque toujours au même moment de l’épisode, avec son nouveau déguisement, je commençais à trouver ça répétitif et ça me gavaiiiit ! (la meuf qui n’a rien compris à l’histoire :D). Du coup Jacques, la bibliothécaire, « Larry your waiter » apportent un renouveau bienvenu dans les épisodes !

Et les personnages adoptent à chaque épisode un nouveau costume des plus WTF sexy … c’était important de le noter, oui 😀

Et bien sûr, les images sont toujours aussi belles, créant un univers particulier à chaque épisode ; Neil Patrick Harris est toujours aussi hilarant en Comte Olaf et je trouve tous les acteurs vraiment pas mal du tout ! Mais bon, si je dis ça je vais recommencer à me répéter … Donc cet article se contentera de comparer la saison 2 à la 1, et à dire que je suis TELLEMENT CONTENTE qu’il y ait enfin une adaptation qui semble aller au bout de cette histoire ! :’) Je croise tous mes orteils pour la saison 3 ! (sinon je sacrifie une chèvre sur l’autel olafien. Sisi, il existe)

In real life T1 : Déconnexion – Maiwenn Alix

Hunger Games, Divergente, Le dernier jardin… Au début du blog, je ne vous parlais presque que de dystopies. Et puis… mes obsessions livresques ont migré vers d’autres types d’histoires (la vie, le temps qui passe, tout ça tout ça… :D).
Mais aujourd’hui, je vous propose un retour aux sources de Deedr ! Et pas avec n’importe quoi : de la dystopie made in France, voyez-vous. Et ça, je crois bien que c’est la première fois que j’en lisais, tant on est habitués aux dystopie anglophones.

Déconnectée de la seule réalité qu’elle connaît…
Un système dans lequel chacun est connecté aux autres en permanence. De formidables rêves éveillés où les individus trouvent leur espace de liberté. Et une jeune fille brillante, enlevée puis entraînée par des rebelles dans un monde hors réseau.

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Globalement, IRL reste très proche des codes habituels du genre. On retrouve une héroïne qui est en apparence comme les autres mais qui va connaître un destin hors du commun et révéler des qualités qui justifieront ce qui va lui arriver. Une héroïne qui va également découvrir les dessous cachés de son monde et être obligée de changer toute sa perception de ce qui a constitué sa vie jusqu’à maintenant. Et, oui, ne vous inquiétez pas, on retrouve également la fameuse romance avec un beau et fort et fââbuleusement fabuleux jeune homme (qui sent le savon et une odeur inconnue mais terriblement attirante). Hé, il n’y a pas de raison de se priver, hein 😀

Sauf que ça ne s’arrête pas là, et sous ce couvert d’éléments très communs, on retrouve plein de bonnes idées qui font preuves d’originalité et sortent un peu des sentiers battus. On sent que Maiwenn Alix a beaucoup travaillé à la construction de son univers. Le soin apportés aux détails et à la cohérence est perceptible durant tout le livre. Plus, la manière dont elle aborde le fameux thème de la rébellion contre le système en place (gros indispensable de la dystopie, n’est-ce pas :p) est développé d’une manière que j’ai particulièrement trouvé intéressante. Le positionnement d’un personnage en particulier (Socrate)(c’est trop cool OU c’est trop cool d’avoir un personnage appelé Socrate ? On est d’accord, c’est trop cool) est très intéressant. Le regard posé change et m’a paru regarder les choses plus en globalité que dans beaucoup de dystopies. Dans certaines, la réflexion s’arrête à : la situation actuelle est injuste et terrible —-> ELIMINONS TOUT CA !!

Je grossis évidemment le trait (sans blague), mais j’ai aimé la manière dont IRL sortait un peu de ce schéma.

Par contre, le personnage de Lani aurait tendance à justement retomber dans des réactions assez clichées de dystopie, et je regrette qu’elle n’aille pas plus dans le sens de Socrate, ou du moins ne soit pas moins… manichéenne ? Tout ça est difficile à expliquer sans spoiler, mais disons que les convictions de Lani m’ont semblées trop tranchées, moins dans la subtilité que la vision de Socrate. Après, j’ai espoir de voir la psychologie de Lani évoluer dans les deux derniers tomes, ou… que son instinct aura été plus affûté que le mien et qu’elle me prouvera qu’elle avait raison de penser tout ça !

Dans l’ensemble, j’ai apprécié la manière dont est écrit le livre : les descriptions et explications sont très agréables. C’est plus au niveau de la psychologie des personnages – qui pourrait être un peu plus approfondie – et de l’authenticité de leurs émotions que j’aimerais voir une évolution, ce qui permettrait de plus s’attacher à eux. D’ailleurs, j’aurais tendance à être plutôt positive à ce sujet, car j’ai trouvé que le livre ne cessait de s’améliorer au fur et à mesure qu’avance l’intrigue. La fin m’a tenue en haleine, alors que j’avais très bien deviné sur quoi allait se terminer le tome 1. Malgré son côté un peu prévisible, la fin fonctionne terriblement bien et m’a donné envie d’enchaîner directement sur le tome 2, ce qui rattrape le début un peu lent.

On va finir avec ma grosse interrogation, qui m’a suivie durant toute ma lecture. Vous pensez qu’il s’agit de l’issue finale de l’histoire de Lani ? Retrouvera-t-elle sa famille ? Le Système disparaîtra-t-il ?

Non, non. On est sur un tout autre niveau. Voyez-vous, la grande majorité des chapitres se terminent alors que Lani s’endort (ou s’évanouit – de douleur, ou droguée -, selon la meugnonitude des événements en cours) et ils commencent avec Lani qui se réveille. Si au début cela créait des cliffhangers fort bienvenus, j’ai fini par trouver cela répétitif. Et je n’ai cessé de me demander si c’était une volonté de l’autrice, qui voulait ainsi jouer avec le thème des rêves éveillés, ce flou entre les moments où les habitants du Système sont réellement conscients ou non, etc. Si c’est le cas, je trouve l’idée bonne, même si le côté répétitif ne me donnait plus vraiment envie d’enchaîner les chapitres comme au début. Sinon… ce serait un drôle de tic d’écriture, donc je pencherais bien plus pour la première possibilité. 😀

Bilan de ce comeback de la dystopie dans ma vie : vous l’aurez compris en me lisant (du moins je l’espère), positif ! Malgré les bémols soulignés (vous savez combien j’aime rââââler :D), on est sur de la lecture de qualitay ! On retrouve dans IRL les fondamentaux de la dystopie et ça se lit à toute vitesse. Quand j’en reparle maintenant avec ma sœur – avec qui j’ai partagé cette lecture et qui veut que je précise à quel point elle a enrichi cette lecture (voilà, c’est fait Sis’) -, on revient surtout sur les bons points de cette lecture ! Donc… à bientôt avec la suite !

Miss Cyclone – Laurence Peyrin

Miss Cyclone, c’est le livre que j’ai mis sur ma liseuse un peu par hasard. Marie Vareille en parlait dans l’une de ses vidéos et je cherchais un ebook qui me saurait m’occuper sur la route des vacances. Je voulais quelque chose de léger-mais-pas-trop, et l’histoire de Miss Cyclone me semblait proposer le bon compromis !

A l’ombre du Cyclone, les célèbres montagnes russes de Coney Island, là où New York se jette dans la mer, Angela et June, deux jeunes filles que tout oppose, se construisent ensemble dans une amitié indéfectible.

L’amitié féminine, dans sa force et sa singularité, est racontée ici de manière lumineuse par Laurence Peyrin, à travers quatre temps de la vie d’Angela et de June. Quatre temps décisifs qui coïncident avec quatre événements marquants de l’histoire new-yorkaise, la mort de John Lennon, l’ouragan Bob, l’affaire Lewinsky, le 11-Septembre, comme autant d’échos aux bouleversements intimes de ces héroïnes.

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J’ai mis une quinzaine de pages à entrer dans le roman. Passé le début, c’en était fait de moi : je m’étais déjà fait happer par l’ambiance si particulière et prise d’affection pour les deux héroïnes. Concernant Angela et June, je ne peux pas dire que je les ai appréciées de la même façon : Angela est beaucoup plus proche de nous, moins mystérieuse que June. June, c’est ce personnage qui est aussi insupportable que fascinant (insupportablement fascinant, donc ?).

Si on regarde les choses objectivement, on se demande comment Angela fait pour la supporter, voire comment qui que ce soit peut supporter June. Sauf que, oui, je sais, ça ne marche pas comme ça les relations humaines 😀 : malgré tous les travers de June, on comprend l’amitié que lui porte Angela. Vraiment. Jamais je ne me suis demandé ce qu’Angela pouvait bien faire avec June. Non, leur relation semble tout ce qu’il y a de plus naturel, comme si elles étaient faites pour être amies. Le meilleur, c’est que ça se fait pas “trop beau pour être vrai”. J’ai adoré la manière l’autrice réussissait à parler de ce type de relations, aussi incompréhensibles que magiques.

Angela, je l’ai aimée de manière plus personnelle. C’est amusant, car Angela et moi n’avons en soi pas grand-chose en commun en apparence : la vie qu’elle mène enfant, celle qu’elle choisit (plus ou moins) adulte… rien à voir avec moi. Pourtant, je me sentais proche d’Angela, de ce qu’elle est au fond et qu’elle cache tout en ayant une conscience aiguë de cette face enfouie d’elle-même. C’est comme si Angela était écrite d’une manière profondément intime, et c’est assez émouvant. Ça contrebalance à merveille tout le mystère et le panache que nous balance en permanence l’imprévisible June !

Comme le dit le résumé, le livre est découpé en 4 parties : l’histoire des deux jeunes femmes est rythmé par des événements bien connus. C’est amusant, car ces événements me disaient tous quelque chose : j’ai moi-même des souvenirs du dernier et j’ai déjà entendu mes parents parler des trois autres (ce qui n’est pas tellement étonnant, puisqu’ils sont  à peu près de la même génération que les héroïnes). L’idée de nous plonger au cœur de ces épisodes m’a énormément plu, ainsi que la manière dont l’autrice traite ces événements. Ils sont présents de manière très naturelle, jamais je ne leur ai trouvé ce côté plaqué qui aurait pu être présent.

Petit bémol (parce qu’il en faut bien un, vous savez combien je suis une râleuse dans l’âme) : je regrette la brièveté du livre. Souvent, je couperais bien quelques dizaines de pages dans les romans, ici, c’est tout le contraire. J’ai eu l’impression de rater un peu trop de choses dans les vies des héroïnes. On se retrouvait toujours aux moments clés de leurs vies, et je regrettais de ne pas les avoir suivies un peu plus dans leurs épisodes “intermédiaires”, afin de pouvoir mieux ressentir les moments cruciaux après les avoir un peu attendus. Bref, il me manquait parfois une sorte de “montée” vers les moments essentiels. On me les donnait un peu trop vite, sans laisser le temps à l’émotion de s’installer. Bon, et puis, je serais volontiers restée un peu plus avec Angela et June (et Adam)(si vous voulez savoir qui est Adam, il ne vous reste plus qu’à lire le livre).

Conclusion (de qualité) ? Miss Cyclone, c’est bien. Je le recommande ! 😀