Deedr, 7 ans et 2 mois (ou la preuve qu’on est des quiches)

Deedr a 7 ans !!!!

Enfin… presque.

Deedr a eu 7 ans il y a pile 2 mois, ça aurait dû être émouvant, mais nous on s’en est aperçu il y une semaine. Du coup, pour essayer de se rattraper, nous allons fêter les 7 ans et 2 mois de Deedr… On aurait voulu vous faire croire qu’on avait fait exprès de publier l’article pour les 7 ans et 2 mois et être un peu originales, mais pas du tout, vous nous connaissez trop bien, vous ne nous auriez pas crues. On est juste des quiches qui n’ont aucune notion des dates…! ( et de plein d’autres choses. En fait, si ya pas de cacao dans la chose en question, on n’a pas de notion d’elle, vous suivez ?)

Voilà… et que dire deux mois trop tard quand on sait que du coup rien n’aura de poids ? 😀 Remarquez ça nous conviendrait pas mal de ne plus avoir de poids non plus ! (Cf notre passion pour le cacao citée plus haut…).

bon du coup on leur dit quoi ? Sérieux chui pas du tout dans le mood anniversaire moi.
– Sinon on met la musique Joyeux nonanniversaire mais là on a tellement de retard que ça marchera même pas, faut pas se mentir.

Il y a une vraie raison pour laquelle on loupe systématiquement l’anniversaire du blog.
Bon déjà, 7 ans, il paraît que c’est l’âge de raison, et on n’a pas DU TOUT envie d’être raisonnables sur Deedr.
Et puis ça a beau faire 7 ans pour Morgana et 5 pour la Luciole que nous écrivons sur le blog, on a toutes les deux l’impression que ça n’en fait que 2, sincèrement ! On prend tellement de bon temps ici qu’on ne voit plus les années passer :’) (mode violon ON). Et pourtant Deedr a bien grandi depuis sa création !

Depuis notre tout premier article, Deedr a toujours été notre moment de détente, qui nous fait un bien fou et nous vide la tête.

On a rencontré plein de gens grâce aux blogs, des personnes qui ne bloguent même plus, comme Stella, ou Floly, dont on apprend même la naissance des enfants en ce moment, d’autres qui continuent, telles que Acr0 et Chloé, et encore d’autres que nous n’avons pas encore rencontrées IRL mais nous comptons quand même vachement les rencontrer un jour, comme Plouf, Cha, Mila ou Salt !
Alors Big bisous les filles ! Et de manière générale, on vous remercie tous, vous qui passez et commentez – ou pas -, merci de faire vivre Deedr ! 🙂

Ça nous a aussi permis d’avoir un projet commun un peu plus viable et montrable que notre projet précédent qui était une parodie de mini-série d’exploratrices dans l’espace. La Luciole était Brenda, une séductrice opportuniste soi-disant sur-diplomée, et Morgana, était Miranda, une fille vraiment pas très futée et très flippée de la vie qui affirmait être une grande exploratrice. Il y a 4 saisons de 10 épisodes, incluant des guests à n’en plus finir, dont toute notre famille, Et St-Exupéreau, une parodie de St-Exupéry !…

Et non, vous ne verrez JAMAIS ça. JAMAIS, Never !

Ça nous a quand même permis de voir qu’on avait le même genre d’humour pourri, mais on avoue qu’on préfère l’exercer sur le blog maintenant ! C’est moins périlleux !

Allez on vous met quand même une photo, parce qu’on a aucune dignité. Franchement, ce ne sont pas nos vraies expressions du visage dans la vraie vie. En 5 ans, on a mûri. (AHAHA, ou pas !)


La sublime créature au milieu n'est autre que... la petite soeur de Morgana, qui interprétait Thakur notre "caméraman"
Aujourd'hui, elle a biiiiien changé (et a menacé de mort sa grande soeur 
quand celle-ci lui a annoncé qu'on allait mettre en ligne cette photo).

OK ça c’était un peu notre cadeau pour nous faire pardonner de notre retard, mais on ne sait pas combien de temps on va oser le laisser en ligne. Peut-être qu’il finira par il y avoir un gros « CENSORED » sur ce paragraphe !

Bref, comme quoi même quand on n’a rien à dire on trouve…

On espère que vous continuerez à nous suivre malgré cette révélation 😀 Et si c’est le cas, c’est parti pour une nouvelle année tous ensemble sur Deedr, et on en est ravies ! 😉

Le Sculpteur – Scott McCloud

Le Sculpteur, c’est la BD qui m’a donné envie de m’intéresser au roman graphique, qui m’a montré qu’il existait d’autres formes que la classique franco-belge ou que les BD fantasy type Lanfeust. Au moment de ma lecture ça a été une véritable révélation, cette réécriture du mythe de Faust, tout en bleu noir et blanc. J’en garde le souvenir du traitement du mouvement de manière incroyable. Et ce n’est pas rien quand le cœur de l’histoire c’est la sculpture, massive et immobile.

Bref une révélation. Ça avait été un coup de cœur intersidéral ! J’en avais d’ailleurs parlé, ma première chronique se trouve en bas de cet article.
Je ne l’ai pas relu depuis, et j’avais très envie de le faire, maintenant que j’ai découvert d’autres livres du genre, dont de grosses références et beaucoup de coups de cœur. Du coup relire Le Sculpteur me faisait un peu peur … Et si je ne l’aimais pas autant que la première fois ? Et si le fait que j’ai été transportée à ma première lecture était dû au fait que je ne connaissais pas le genre ? Et si en en découvrant d’autres, mes goûts de romans graphiques avaient changé ?
Ouaip, l’entreprise était périlleuse. Je risquais d’être déçue je le sais. Mais je suis une aventurière qui vit dangereusement, qui mange des frelons et se baigne avec les crocodiles 😀 (non).
Alors j’ai pris mon courage à deux mains, je me suis attelée à cette relecture et je viens vous en reparler ! 😉

Le Sculpteur - Scott McCloud

En mal d’inspiration, David Smith, jeune sculpteur torturé se voit proposer un pacte qui lui permettra de réaliser son rêve d’enfance : sculpter ce qu’il souhaite à mains nues. Mais rien n’est éternel et tout a un prix. En échange de sa vie, il aura deux cents jours pour créer son OEuvre. Et il va le payer encore plus cher : au lancement du compte à rebours, il rencontre le grand amour… De quoi ébranler toutes ses certitudes.


J’ai débuté ma relecture avec une petite appréhension, et puis elle s’est très vite envolée.

J’ai de nouveau été transportée par ma lecture, par le rythme, la profondeur des personnages. J’ai redécouvert l’histoire que j’avais un peu oublié en fin de compte.

Je reste d’accord avec mon avis d’il y a deux ans : j’adore la vie que Scott McCloud a su insuffler à ses personnages, mais aussi à la ville, aux lignes de fuites très intenses, le côté mythe de Faust et la mort qui joue aux échecs comme dans Le Septième Sceau, la sensation de mouvement et au sentiment que certaines pages se lisent plus vite que d’autres tant je trouve que le rapport au temps est bien géré dans cette BD.

Cette réédition propose un long entretien (très intéressant) avec l’auteur, sa façon de travailler, le parallèle avec sa vie … Et il le dit lui-même qu’il voulait qu’on ait l’impression que le temps s’accélère à mesure où les jours comptés à David passent, puis ralentissent, et que cela se ressente réellement dans la lecture. En lisant ça je n’ai été on ne peut plus ravie de l’avoir remarqué lors de ma lecture sans savoir que c’était un peu le but ultime de l’auteur :p Et encore plus ravie que cela fonctionne aussi bien !

Malgré tout, si j’ai retrouvé tout ça, j’ai été surprise de voir que ce qui m’a marquée cette fois-ci, ne sont pas forcément les mêmes choses que lors de ma première lecture. Je m’étais suffisamment extasiée sur la technique lors de ma première lecture, j’ai pu mieux entrer dans l’histoire. En tout cas de ce que j’en m’en souvenais. Le personnage de Meg ne m’avait pas tant frappée la première fois, alors qu’elle m’a cette fois-ci profondément émue. Il faut dire que je crois que je me suis un peu identifiée … ^^ Le rapport au temps, à la mort, au fait de savoir ou non les jours qu’il nous reste à vivre … je trouve Le Sculpteur incroyablement puissant, et j’ai (encore) finit en larmes après l’avoir lu d’une traite 😀 Heureusement que ce n’était pas le même exemplaire du livre (la première fois c’est un ami qui me l’avait prêté), sinon il va finir détrempé le pauvre sculpteur 😀

Lire l’entretien au départ m’a aussi permis d’y voir des choses qui ne m’aurait pas forcément touchée autrement.

L’influence des comics par exemple, le fait que David est une sorte de super-héros avec des super-pouvoirs … Oui ben oui, sculpter tout type de matériaux à mains nus, ce n’est pas très humain comme pratique à la base … Mais je ne sais pas, ça ne m’avait pas effleurée au départ. Je ne suis pas une adepte des comics et des super-héros. Je n’en ai jamais lu et je n’aime que le Joker-Heath Ledger, parce que c’est Heath Ledger, et les Superman des années 70 parce que je regardais ça quand j’étais petite ^^ Ouais, ma culture en comics est plus que limitée, du coup ce n’est pas ce que j’avais retenu du livre. Pourtant c’est bien là, et je trouve ça très intéressant de voir comment cette influence des comics prend corps dans le livre, comment la ville y devient presque un personnage à part entière …

Tout ça pour dire qu’il me semble que Le Sculpteur est un livre incroyablement riche, autant sur les thèmes abordés que sur les influences de l’auteur. Je l’ai lu deux fois, et en ai retiré des choses très différentes, selon mon état d’esprit, la période de ma vie etc … et je suis sûre que chaque personne peut en tirer des choses très différentes les unes des autres également – être plutôt attiré à la base, comme moi, par le côté sculpture et réflexion sur le procédé créateur quasi-destructeur de l’artiste, ou plutôt par le côté super-pouvoirs, l’histoire sentimentale … J’ai l’impression qu’énormément de lectures sont possibles !

Scott McCloud écrit surtout de la non-fiction, des livres SUR la bande-dessinée.

Les sources, la théorie de cet art, les techniques pour passer d’une case à une autre, à faire progresser le temps, représenter les ellipses … Je suis épatée de voir à quel point il arrive à mettre en pratique ce qu’il dit en théorie, et à quel point visiblement ça fonctionne. (En tout cas sur moi ça fonctionne :D.) J’ai l’impression que ce n’est pas toujours le cas les bons critiques et théoriciens ne sont pas forcément de bons artistes, et vice-versa. Je n’ai pas lu les non-fictions de l’auteur, mais ça me donne vraiment envie de les découvrir maintenant !

C’est fou parce qu’en général, lorsque j’écris sur un coup de cœur, je n’ai pas tellement de chose à dire à part « c’est géniiiiaaaal !!! » et là, ça à beau être la deuxième fois que j’écris sur Le Sculpteur, je continue à ne pas tarir d’éloges et à avoir l’impression que je pourrai continuer longtemps 😀 J’ai vraiment adoré relire ce livre, et le dossier du début a vraiment apporté quelque chose à ma lecture, un peu comme l’avait fait celui de La Forêt Millénaire. Très intéressant et très complet, il m’a permis d’en découvrir plus sur l’auteur et sa manière de travailler, de porter un regard un peu différent sur le livre.

Bref, cette fois-ci comme la première fois, Le Sculpteur est un coup de cœur, et je crois bien qu’il le restera !

 


Mon avis après ma première lecture : 6 janvier 2016

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Les Dames du Lac – Marion Zimmer Bradley

Voilà des années que j’entends parler des Dames du lac. D’abord en bien (grand bien), puis des avis mitigés m’avaient refroidie. Le défi XIIème siècle avait relancé mon envie de lire cette duologie. Alors, au final, Les dames du lac : bonne surprise ou déception ?

Quand je dis que cela fait des années que j’entends parler de ces livres, j’entends par là une bonne dizaine d’année. Il y a environ 3 ans, j’avais trouvé des exemplaires d’occasion pour quelques centimes, mais cela correspondait au moment où des copines blogueuses l’avaient lu et avaient été déçues. Et ça a été ainsi à chaque fois que j’ai été tentée de les lire ces dernières années : à chaque fois, quelqu’un me disait juste à ce moment-là que “rhôô oui, c’est culte mais franchement ça m’a pas transcendé, il y a mieux à lire”. Bon.  Les exemplaires sont donc restés dans ma bibliothèques, consacrant leur temps à récolter toute la poussière disponible chez moi.

Super, merci pour le moment 3615 my life, mais au final, ça parle de quoi, Les dames du lac ?

C’est tout simplement une réécriture des aventures de oui-oui, mais durant la seconde guerre mondiale, bien sûr !
… ou peut-être qu’il s’agit d’une réécriture des légendes arthuriennes racontées du point de vue des femmes, en particulier Morgane la fée, mais aussi sa mère Ygerne, sa tante Viviane ainsi que Guenièvre.
(l’une de ces deux réponses est fausse, à vous de deviner laquelle)

L’histoire débute alors que Morgane est encore une petite fille, et c’est sa mère Ygerne qui tient lieu de personnage principal au tout début. Ygerne, fille de l’ancienne dame du lac et soeur de Viviane, la dame du lac actuelle, a été mariée au roi de Tintagel, qui est chrétien (vous me suivez ?). Tout le dilemme d’Ygerne, partagée entre ses origines (Avalon, royaume des druides et cultes païens) et le monde dans lequel elle doit maintenant évoluer (qui se christianise de plus en plus), plante d’office le thème principal des Dames du lac : croyances anciennes VS nouvelles croyances.

Chacune des femmes au coeur du récit prendra position. Morgane se placera vite du côté d’Avalon. Son lien avec Viviane se crée très tôt : très vite, on sait qu’elle se sent plus fille de la dame du lac que de sa mère Ygerne. Morgane sera donc, à la suite de Viviane, celle qui luttera pour que les anciennes croyances perdurent, même si cela signifie comploter et tirer les ficelles du pouvoir.
J’ai beaucoup aimé les personnages de Morgane et Viviane. Elles comptent sans aucun doute parmi mes préférés : la liberté que leur offre leur culte, qui est un culte matriarcal, en fait des femmes très actives, des femmes de pouvoir qui prennent des décisions, s’assument et occupent une part importante dans le déroulement des intrigues.
En comparaison, Guenièvre, – très chrétienne et représentant le “camp adverse” -, semble assez fade (dans le meilleur des cas) voire terriblement énervante (souvent, malheureusement). Guenièvre est jalouse, souvent injuste, fait la morale à chacun alors que sa conduite n’est pas forcément plus morale que la leur, a peur de tout. Et lorsqu’elle se réveille soudain pour faire preuve d’une peu de caractère et imposer ses décisions, c’est régulièrement pour faire appliquer les idées les plus absurdes qu’elle aurait pu trouver… On n’est donc pas sur le traitement le plus flatteur qu’on aurait pu faire de Guenièvre. Ce qui est sans doute un peu regrettable, car l’opposition Morgane/Guenièvre aurait peut-être été plus intéressante si le traitement offert à cette dernière avait été plus subtil ?

Résultat : dans mon coeur, c’était la victoire par K.O de Morgane et de la team Avalon.

Cela dit, ce n’est pas pour autant que j’ai toujours adhéré au comportement et aux actes de Morgane. Soyons honnêtes : dans le deuxième tome, elle déraille sérieusement à un moment, même si je n’ai pas pu rester complétement insensible face à tous les drames qui lui arrivaient.
D’ailleurs, de manière générale, le deuxième tome m’a beaucoup moins plu que le premier. Autant le premier a été un page-turner de l’extrême, autant le deuxième a plus longtemps traîné sur ma table de chevet. Comment expliquer cela ? Je résumerais ça par : de manière très subjective, je trouvais que tous les personnages déconnaient sévère et j’étais moyennement motivée à l’idée de rouvrir le livre quand je savais que j’allais les retrouver en train de monter des plans complétement WTF chacun dans leur coin pour que leur religion écrase l’autre.
Pourtant, c’était également ce qui se passait dans le premier, sauf que là, ça fonctionnait moins bien sur moi. Les intrigues me passionnaient moins, plusieurs de mes personnages favoris étaient morts. Bref, ça faisait trop.

On est donc sur un sentiment de lecture partagé : le tome 1 m’a complètement emportée, j’ai plongé avec plaisir dans cette période de grands changements pour la Grande Bretagne, j’ai aimé rencontrer les personnages et les voir grandir, assister à la créations de leurs liens et parfois à leur destruction et me dire que la morale de l’époque n’est décidément pas celle d’aujourd’hui. Enthousiasme qui est beaucoup redescendu lors de ma lecture du tome 2.

Je finirai quand même en saluant le personnage d’Arthur.

Il faut reconnaître que c’est celui qui m’a paru faire le moins de conneries le plus sympathique et avisé d’un bout à l’autre du bouquin. On nous le vend comme un roi sage, juste et courageux. Et bien écoutez, j’aurais tendance à être assez d’accord.

Pëppo – Séverine Vidal

Pëppo, c’est un petit livre qui se dévore : au programme de la tendresse (beaucoup), de la loufoquerie (souvent), et des inventions culinaires plutôt inspirées.

Salut mon frère
Je pars à La Jonquera.
Occupe-toi des petits.
Je reviendrai.

Elle a déconné, Frida.
J’ai déjà du mal à m’en sortir quand j’ai que moi à gérer, alors je comprends pas comment elle a pu croire une seconde que je pourrais faire ça. Tout seul.
Je sais même pas comment on chauffe un biberon.
Mettre une couche dans le bon sens.
D’ailleurs tout le monde le dit toujours, et Tonton Max en tête : Pëppo t’as pas de bon sens.
Je suis coincé.
Pëppo, mon gars, t’es coincé. Gravement.
Et tout ce que tu vas faire, à partir d’aujourd’hui et jusqu’au retour de Frida, tu le feras deux mômes sur les bras.
Ou dessous.
Je sais même pas comment ça se porte des bébés.

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Pëppo n’a rien du personnage stéréotypé qui est là pour vendre du rêve. Pëppo, il est décalé, bizarre, mais un “bizarre-attachant” au possible. Il semble vivre un peu dans son monde, comme tous les personnages de ce roman, cela dit. Une équipe de marginaux qui fonctionne parfaitement ensemble… enfin, parfaitement, c’est vite dit : sinon, pourquoi Frida serait-elle partie comme ça ? En moins de 200 pages, on va voir comment l’équilibre-déséquilibré qu’ils s’étaient créé vole en éclat et doit se reconstruire. Le héros va se retrouver face à la notion de responsabilité pour la première fois de sa vie : l’esprit libre et naïf qu’est Pëppo va devoir redescendre un peu sur Terre et réaliser que, s’il a pu vivre comme ça jusqu’à présent, c’était un-peu-beaucoup grâce à sa soeur qui tenait tout à bout de bras.

Alors, je ne suis pas certaine que la méthode de Frida ait été la plus… raisonnable (laisser ses deux nourrissons à son petit frère de 16 ans qui sait à peine s’occuper de lui-même… niveau espérance de survie des bambins, on est sur un gros bof :D), mais Pëppo est plein de surprise, et elle est sans doute la personne qui le connaît le mieux. Alors, finalement, j’ai trouvé que ça fonctionnait bien et que ça donnait un récit terriblement attachant et touchant. Plein de sujets graves sont abordés, mais l’atmosphère un peu surréaliste en fait un livre plutôt doudou, qui donne chaud au cœur.

Et puis, qu’est-ce que c’est drôle ! L’écriture est vive, le ton sonne juste et m’a arraché de nombreux sourires. Et en bonus, on a droit à l’histoire d’amour la plus improbable et réaliste que j’ai vue :  voir le regard de Pëppo sur Marie-Lola évoluer a été l’une des meilleures choses de ce livre, tant c’est amené d’une manière singulière, juste et drôle (#coeurcoeurcoeur).

En bref, Pëppo, tu m’invites quand tu veux à manger des “trempés-choco” (des palmiers trempés dans du nutella fondu, est-ce qu’on n’aurait pas là l’invention du siècle, là, les gars ?!) et à boire un café-chaussette (tant que la chaussette en question a été lavée).