En émois – Anne Cortey

Ma dernière chronique commence un peu à remonter maintenant, mais promis, je vais tâcher de me rattraper. Et si on s’y mettait aussitôt, en parlant d’un petit livre que j’ai adoré ? En émois a été l’une de mes meilleures lectures de l’été, alors je suis très contente de lui consacrer mon article de rentrée !

Je vous avoue que mon intérêt premier pour En émois se place dans un registre (super) superficiel : j’ai vu la couverture, la promesse d’illustrations à l’intérieur, le tout fait par Cyril Pedrosa… mon cerveau a cessé toute tentative d’argumentation et je suis passée en mode “NEED IT”. Bon, j’ai tout de même survolé la quatrième de couverture, et il s’est avéré que celle-ci annonçait quelque chose de très cohérent par rapport aux illustrations… alors qu’attendais-je pour me lancer dans cette lecture ? Rien ? Exact, rien, alors je l’ai attendu dans ma boite-aux-lettres, et puis je l’ai dévoré en quelques (toutes petites) heures.

En émois se déroule en Provence, durant la période estivale (évidemment). Il y a Jeanne, adolescente aux vacances rythmées par les sorties au lac et les coups de main donnés à ses parents pour faire tourner leur commerce. Et il y a le garçon. Comme dans presque toutes les histoires, me direz-vous, surtout si l’histoire en question s’appelle En émois. Le garçon, lui, a une vie compliquée, faites de ces drames dont personne ne devine rien ou préfère détourner les yeux : une famille qui le délaisse, voire l’empêche de vivre ses rêves, comme cette carrière sportive qui pourrait le sortir du collège et de ses harceleurs… bref, le garçon est encore très jeune, mais il n’en peut déjà plus et il est sur le point de craquer. Evidemment, Jeanne va rencontrer le garçon et…

Et il faut lire le livre. Vous voyez la couverture ? Le livre est à son image. C’est à la fois doux, coloré, pas vraiment joyeux, mais pas vraiment triste non plus. J’ai beaucoup aimé la construction du livre, avec ses deux narrations, chacune faite à la mesure du personnage auquel elle correspond. L’histoire transmet parfaitement les étés dans le sud de la France, sans tomber dans le cliché selon moi. J’ai trouvé que le livre était très fort pour susciter des images, des odeurs, des sons…

Au milieu de tout ça, il y a les deux jeunes héros. Jeanne, qui râle quand elle doit se lever tôt pour aller aider ses parents, nourrir les animaux, mais qui est une adolescente que l’on sent aimée, bien entourée par sa famille et ses amis. Je me demandais où le livre voulait m’emmener avec elle. Quelle était la problématique de Jeanne, qu’est-ce qui allait se révéler chez elle au cours de ce court roman ? Pour le garçon, c’était bien plus clair dès le début. Dès que les problèmes du personnage sont aussi clairs, on peut envisager les différentes résolutions possibles.
Et ce qui est fort, c’est que le livre m’a fait un peu peur alors qu’il approchait de la fin : tout me semblait dit, révélé, je craignais que la magie du début n’opère pas à la fin, que celle-ci me déçoive et retombe un peu comme un soufflé. Je me préparais à ça : cette légère déception concernant la fin, je me disais qu’il faudrait que je reste sur cet étrange état de grâce du début. Sauf que le roman a réussi à tout retourner sur les dernières pages. J’ai été saisie par cette fin, qui a réussi à me donner un sentiment d’inattendu alors qu’elle est on ne peut plus logique, annoncée dès le titre.

Je ne pense pas qu’ajouter autre chose ajouterait au propos général : on pourrait probablement résumer l’article en un “c’est beaucoup trop joli, j’ai aimé, merci, bonne nuit (ou bonjour, mais j’ai sommeil à l’heure où j’écris :D)”. En émois m’a touchée, et donné envie de jeter un œil aux autres livres d’Anne Cortey !

Adélaïde (Le goût du Bonheur, tome 2) – Marie Laberge

Vous ne rêvez pas : 1 mois et demi plus tard, nous nous retrouvons pour parler du tome 2 du Goût du bonheur. J’aurai mis plus de 8 ans à me lancer dans la lecture du premier volume, mais on ne pourra pas m’accuser d’avoir fait traîner la lecture de la suite (d’ailleurs, le tome 3 étant actuellement en route vers ma boite aux lettres, il y a moyen que cette affaire soit décidément rondement menée ! :p)

Attention : présence de spoilers sur le tome 1 ! Retrouvez mon avis sur le tome 1 ICI 😉

Après la fin dramatique du tome 1, j’étais pourtant partie pour bouder un peu la série, qui avait osé me faire autant de mal : tuer Gabrielle comme ça, on peut dire que c’était un coup dur pour mon petit cœur de lectrice fragile. Mais j’ai été brave (oui), et je me suis lancée dans ce tome 2 qui me faisait un peu peur. J’aimais bien le personnage d’Adélaïde, mais j’avais quelques craintes concernant le côté impulsif du personnage, qui risquait de me faire beaucoup rager, ainsi qu’au sujet de la présence de Nic, qui s’annonçait assez forte. En effet, le final du tome 1 consistant en une demande en mariage de celui-ci, je pouvais difficilement me dire que ce personnage allait tirer sa révérence.
J’ai un peu de mal avec les histoires d’amour où un personnage, bien plus âgé, en épouse un autre qu’il a connu très jeune. Je suis toujours un peu mal à l’aise avec ce passage entre la relation adulte/enfant et une relation amoureuse entre deux adultes, surtout si l’attirance commence à être palpable alors que le plus jeune est encore très jeune, justement. J’étais donc un peu dérangée par cette demande en mariage de Nic en soi, surtout si l’on prenait en compte son amour fou et platonique pour Gabrielle tout du long du premier tome. On partait sur une base un peu glauque où Adélaïde, qui ressemble tant à sa mère, allait potentiellement pouvoir servir de “substitut”. Mais là où le livre est intelligent, c’est que j’ai trouvé ces questions évoquées de manière très claires et qu’elles ont véritablement été présentées comme des obstacles que les personnages avaient à surmonter dans leur couple. J’en suis venue à être une fervente défenderesse du couple Adélaïde/Nic, et à énormément aimer ce dernier. On (par “on”, j’entends Plouf) m’avait dit que ce dernier évoluait beaucoup, se révélait autrement, etc., mais je restais très sceptique concernant ma capacité à aimer ce personnage…. me voilà donc bien ravie de m’apercevoir que je m’étais trompée 😀

Heureusement que ces deux héros auront su me plaire, d’ailleurs, car sans ça ce deuxième tome aurait probablement été trop dur à lire pour moi. Je ne sais pas si je me ramollie avec l’âge ou si ce livre est vraiment éprouvant émotionnellement sur une échelle plus objective, mais, franchement, Marie Laberge m’a au bas mot brisé le cœur une bonne dizaine de fois avec son roman ! >< Il fallait me prévenir de faire le stock de mouchoirs – on est en été, c’est la panne sèche chez moi, j’ai passé mon temps à me moucher (avec classe, of course) dans de l’essui-tout. 😀

Ce deuxième volume se déroule durant la seconde guerre mondiale, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’épargne guère ses personnages – et le lecteur non plus, par la même occasion. Le nombre de fois où j’ai cru qu’un personnage allait avoir droit à sa happy end et que la suite s’avérait en réalité absolument dramatique… Je vous assure, mon coeur m’a réclamé plusieurs fois de la super glue, histoire de réussir à survivre. 😀

D’un point de vue historique, le livre est encore une fois passionnant, avec cette plongée très réussie dans cette époque difficile. Le ton sonne très vrai et juste, je n’ai pas eu la sensation que l’autrice en faisait trop. La passion et la détermination d’Adélaïde à vivre était pour le coup absolument salutaire vu l’intrigue et contrebalançait habilement tout le drame. Même si je reste très attachée à Gabrielle, Adélaïde s’est avérée une héroïne largement à la hauteur et parfaitement adaptée à la suite de cette immense histoire familiale. Elle poursuit le chemin amorcé par sa mère, en le développant par ses moyens, ses centres d’intérêts propres (son énergie à travailler, qui change beaucoup de sa mère, qui restait plus concentrée sur le cercle familial). Par contre, je me remets encore difficilement de l’évolution de certains personnages, que j’ai tant aimés dans le tome 1 et qui évoluent de manière si dramatique, décevante, etc., alors qu’ils connaissaient jusque-là une bonne évolution.

Je savais (vraiment je SAVAIS) que la fin allait être une nouvelle fois terrible. Cela dit, je n’avais clairement pas anticipé celle-ci précisément, mais j’avais des pistes et cela a quelque peu adouci mon sentiment lorsque j’ai lu les dernières pages. Cependant, il faut avouer que la fin de ce deuxième tome est atroce du point de vue des événements, et très jolie par rapport à l’attitude d’Adélaïde, toujours animée par cette espèce de fureur de vivre qui l’habite.
Du coup, très curieuse de voir ce qui va se passer dans le tome 3 : Florent est un personnage avec beaucoup de potentiel, que j’ai hâte de voir développer ! Et j’espère également que l’on continuera de suivre Adélaïde, en espérant que le personnage continuera d’être habité par toute l’énergie qui le caractérise malgré tout ce qu’elle devoir traverser.

Céphéide – Clotilde Bruneau & Mélissa Morin

Donner mon avis sur la BD Céphéide, ça doit être la chronique la plus difficile que j’ai eue à écrire depuis le début de Deedr ! Même après plusieurs semaines je ne sais toujours pas trop ce que j’ai pensé de ce livre
Ma lecture a commencé de manière peu mitigée : j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, je n’étais pas très fan des dessins et je trouvais que ça manquait de rythme. J’ai finalement réussi à me prendre au jeu mais je ne sais toujours pas quoi penser de cette bande dessinée …

Céphéide, c’est l’histoire d’un groupe d’adolescents qui se retrouve perdu dans un monde parallèle où il n’y a rien et où ils semblent tourner en rond. On suit Cléo, une jeune adolescente qui vient de se réveiller dans ce monde, sans qu’on ne sache ce qu’il s’est passé avant. En tant que lecteur, on voit tout à travers son regard de nouvelle arrivée, on ne sait donc absolument pas ce qu’il, ni ce qu’ils font là, ni à quel endroit ils sont … on est dans le même état que le personnage principal et on n’a comme infos que ce que veut bien dire la p’tite cheftaine du groupe. Tout semble un peu étrange, il faudrait aller au bout d’un chemin, en faisant gaffe à ne pas se faire attaquer la nuit par des monstres qui enlèvent les ados. Bon …

Ca m’a fait un peu penser au Labyrinthe : avec ce groupe d’enfants isolés qui ne savent pas comment ils sont arrivés là mais doivent trouver une solution pour sortir en évitant des créatures. Mais à part ça, je ne me suis trouvé aucun point de repère dans ma lecture.

Au niveau de l’esthétique c’est là aussi assez particulier : il y a un côté un peu cartoon, un peu comics, à l’image un peu des bandes-dessinées des années 70-80 : des couleurs criardes, du rose, du jaune, qui créent un univers singulier, particulier auquel on adhère ou pas en tant que lecture. C’est vrai que j’ai eu beaucoup de mal (avec les personnages surtout, j’ai bien aimé l’esthétique des paysage, et les couleurs de nuit), je n’ai pas été particulièrement touchée par les dessins et l’histoire. J’ai fini par rentrer un peu dans l’univers mais c’est resté très flou pour moi . Et comme je le disais au début, je pense que je ne saurais même pas dire si j’ai aimé ou non, mais je suis juste restée très extérieure au récit et je pense que je n’ai pas compris les intentions de l’auteure.

Pour essayer de trouver des sens cachés, j’ai cherché ce qu’est une “céphéide”. Il s’agit donc d’une énorme étoile à l’intensité lumineuse variable. Je ne sais pas si ça aide dans un premier temps, mais c’est toujours intéressant à savoir non ? 😀 Vous pourrez le ressortir au prochain barbecue entre potes. :p

Le communiqué de presse nous dit également que cette histoire est une sorte de métaphore de l’adolescence. C’est vrai que ce monde un peu obscur où on ne sait pas ce qui va nous arriver, ni ce qu’on va devenir, où tout est un peu cruel, où se créent des amitiés voire des sentiments plus profonds, où certains ados prennent le pouvoir de manière arbitraire peut y faire penser, d’autant plus quand on en découvre plus sur les monstres au cours de l’histoire.
Ce chemin sur Céphéide serait donc une espèce de passage entre deux univers, un passage plein d’épreuves d’un monde à un autre. Mais je ne sais pas si j’aurais fait le rapprochement moi-même. Ça a été pour moi une lecture très floue, un peu inégale, et très spéciale … si vous l’avez lu, et surtout si vous l’avez aimé (ou compris :D) n’hésitez pas à le dire en commentaire, je suis vraiment curieuse d’avoir vos retours. Parce que pour l’instant pour moi, ça reste un mystère 😀 Je crois que je n’ai juste pas compris et je suis peut-être tout simplement pas le public cible.

Je cherche, comme je l’ai fait avec Paris 2119 ou Presque maintenant lire un peu plus de BD de science-fiction. Ceci dit, là je saurai même pas comment la définir, je ne sais même pas si c’est de la science-fiction, ça sort des genres classiques autant sur le point de vue esthétique que de la façon dont la narration. Mais en tout cas, moi qui voulais sortir un peu de ma zone de confort, c’est réussi 😀

La maison des oiseaux – Allan Stratton

Zoé est lycéenne. A l’école, c’est compliqué. Avec sa famille, c’est compliqué. Alors, il lui reste sa grand-mère. Celle-ci vit dans la maison des oiseaux et a décidé qu’elle y mourrait aussi. Seulement, l’état de grand-mère devient de plus en plus inquiétant selon les parents de Zoé, qui commencent à envisager de la placer en maison de retraite. Mais comment ferait Zoé sans sa seule alliée dans la vie ?

La maison des oiseaux se centre donc sur cette relation entre une adolescente et sa grand-mère. Zoé traverse beaucoup de problèmes : la question du harcèlement scolaire tient une place importante dans le livre – la gravité de la situation étant doublée du fait que sa harceleuse n’est autre que… sa cousine. Sa cousine étant beaucoup plus admirée qu’elle, Zoé va donc se heurter à l’absence de soutien de sa famille, qui ne veut la croire. On est donc sur de la très, très bonne ambiance 😀 De fait, on peut comprendre que Zoé se raccroche à tout prix à sa relation avec sa grand-mère, à qui elle a promis qu’elle finirait sa vie chez elle.

La première moitié du livre m’a paru particulièrement dure : on voit Zoé faire face à des situations très graves, se retrouver absolument seule pour gérer tout cela et n’avoir que son lien avec sa grand-mère pour lui permettre de tenir. On s’aperçoit rapidement qu’elle est dans le déni : oui, ses parents ont raison, la grand-mère ne peut plus vivre seule et conduire (sauf si le but est de cramer la maison ou de créer le plus bel accident automobile de la ville depuis des décennies)(j’ai vraiment employé le mot “automobile”, oui). Seulement, a-t-elle vraiment tort quand elle dit que la seule solution n’est pas de la placer en maison de retraite ? C’était un peu compliqué de voir les parents aussi peu se mettre à la place de leur fille, mais c’était également compliqué de voir Zoé si peu se mettre à la place de ses parents. A noter que le livre prend une direction assez différente dans la deuxième moitié (qui est spoilée dans la quatrième de couverture, ce que je regrette un peu car, pour une fois, je l’avais lue :D), qui fait bien avancer les choses et recentre les choses sur les 2 personnages principaux.

Je dois avouer que Zoé et sa grand-mère ne m’ont pas été si sympathiques que ça. Je ne les ai pas détestées (contrairement à la cousine et la famille de celle-ci, qui donnent vaguement envie de se laver les yeux à l’acide après avoir lu les absurdités qu’ils disent et font…). Cependant, grand-mère et Zoé ne sont pas non plus les personnages les plus faciles à aimer. Il faut dire par exemple que grand-mère n’est pas la plus gentille des aïeules (niveau paroles adressées à ses proches autres que Zoé, ce n’est pas toujours très poupinet). Pour Zoé, je peux plus comprendre ses décisions, étant donné sa situation, même si elle ne m’a autant touchée que l’héroïne de Mosquitoland par exemple. Je ne sais pas pourquoi, j’ai beaucoup repensé à ce livre en lisant La Maison des Oiseaux. Peut-être car ils sont tous les deux un peu dans le même registre, même s’ils diffèrent énormément au niveau de l’ambiance, des thèmes précisément abordés et de l’écriture. Je crois que le style de David Arnold est d’ailleurs plus dans mes goûts.

Ici, nous avons affaire à un style très oral, qui fonctionne d’ailleurs plutôt bien selon moi. Beaucoup (beaucoup beaucoup) basé sur les dialogues, dans un registre très familier. Je suis souvent assez réticente avec ce genre d’écriture, car cela est assez casse-gueule (allez faire sonner tout ça juste et trouver le bon ton, le bon vocabulaire… pas évident ^^). Pourtant, Allan Stratton s’en sort bien : les répliques s’enchaînent bien, sonnent naturel… Il donne vraiment vie à ses personnages.

Une autre chose que j’ai préféré dans Mosquitoland (on y revient :D) et qui m’a un peu gênée ici : dès le début, je voyais les failles dans le raisonnement de Zoé et de ses proches, et la direction dans laquelle le livre devait aller pour proposer une fin “constructive”. Dans le David Arnold, le livre a su me surprendre, me montrer comment il s’était joué de moi et combien “les choses ne sont pas toujours ce qu’elles paraissent” (hé, une bonne vieille phrase bateau de temps en temps, ça fait toujours du bien :D).
La Maison des Oiseaux abordent énormément de thèmes très intéressants, elle le fait plutôt bien, même si je trouve que la multitude des sujets en question peut le pénaliser un peu. J’ai de temps en temps eu ce sentiment de “too much” (surtout dans la première moitié), doublé de la sensation que certaines choses n’étaient pas assez développées. J’aurais aimé en savoir plus sur certains éléments, les voir plus approfondis et discutés. Mais comme je trouve la longueur du livre juste parfaite (le rythme est vraiment top, pas le temps de s’ennuyer !), j’aurais préféré voir un écrémage des thèmes, plutôt que de rajouter des pages. (Je ne vais pas citer les thèmes que j’aurais aimé voir plus développés ou ceux que je trouve un peu too much, afin de ne pas spoiler, mais sachez que ceux que je n’ai pas trouvés indispensables sont plus une accumulation de “petites” choses que les thèmes principaux… 😉 )

Moi qui regrettais un peu d’être si peu sensible à la relation petite fille/grand-mère (alors que, sérieux, si vous voulez me faire pleurer, c’est normalement LE thème à sortir :p), il faut dire que le livre se rattrape énormément sur l’épilogue. Si je suis restée très extérieure à leur relation durant le livre, cette fin m’a énormément émue. Je lui ai trouvé quelque chose de très sincère et elle a su me parler comme j’aurais aimé que l’entièreté du livre le fasse.

La Maison des Oiseaux est un livre qui se lit très vite. Assez dur et émouvant, je suis restée souvent plus spectatrice que je ne l’aurais cru, étant donné que j’ai tendance à beaucoup m’investir dans ce genre d’histoire. Après, je pense que cela vient surtout des choix de l’auteur, de l’ambiance créée, qui ne sont pas forcément les plus adaptés à moi. Malgré tout, les sujets développés sont bien traités et la fin m’a particulièrement plu 😉