Je suis encore là-bas – Samir Dahmani

Eh ! Un roman graphique sur le déracinement à l’autre bout du monde, ça faisait longtemps qu’on n’en avait pas parlé non ? Ah non …
Et un livre d’influence asiatique ! Ah, non plus, Morgana m’a devancée ce week end avec ce roman japonais …
Tant pis, je ne vais pas me démonter, je vais vous parler de Je suis encore là-bas, de Samir Dahmani.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’avais envie d’aborder le contexte dans lequel ce livre a été écrit. Vous avez peut-être entendu parlé de son « jumeau » : Je ne suis pas d’ici, de Yunbo, qui n’est autre que la compagne de Samir Dahmani. Ces deux livres (dont je n’arrête pas de confondre les titres) se font écho et sont en quelque sorte deux facettes du même thème, et de l’expérience personnelle de Yunbo.

Je ne suis pas d’ici raconte l’histoire d’une jeune coréenne qui vient d’arriver à Paris pour y suivre des études d’art.

Je suis encore là-bas, celle de Sujin, une femme coréenne qui, depuis qu’elle est rentrée en Corée après avoir fait ses études en France, se sent déracinée dans son propre pays. (Ya pas besoin de chercher loin pour voir le lien n’est-ce pas :p) Elle doit accompagner Daniel, un français, pour son travail, et notamment traduire les divers rendez-vous.
Cette rencontre est l’occasion pour elle de renouer avec la langue française, de faire remonter des souvenirs, d’interroger son ressenti dans tout ça et de se confier à Daniel.

Je suis encore là bas. Daniel et Sujin

On suit alors toutes ces interrogations de Sujin. Comme dans Retour à Bandung, dans lequel l’auteure raconte son retour en Indonésie, son pays d’origine, le personnage de Je ne suis pas d’ici porte un regard extérieur sur son propre pays. Le fait de partir un temps en France, dont la culture et le mode de vie sont bien différents de ceux de la Corée lui fait prendre du recul sur ce qui lui plait et ce qu’il lui plait moins dans sa vie en Corée. Elle se sent différente voire incomprise de ses proches, ses collègues, sa famille : son séjour à l’étranger l’a changée et la société coréenne a évolué pendant son absence. Pour faire écho au titre, je trouve qu’on voit bien qu’une partie d’elle est « encore là-bas », encore en France, alors même qu’elle est revenue en Corée. A la lecture, on la sent tiraillée, un peu perdue, elle a du mal à trouver sa place.

Au début du livre, le lecteur est prévenu : les dialogues en coréen seront en noir, ceux en français seront en bleu. J’ai beaucoup aimé que la distinction soit faite, c’est rarement le cas dans les livres qui parlent de cette thématique, et pourtant je trouve ça vraiment important de distinguer explicitement les deux langues. Et comme je ne lis pas le coréen (je sais que vous êtes très étonnés et déçus par cette déclaration !), cette astuce des couleurs m’a paru plus pertinente que des renvois avec la traduction tels qu’on peut les voir parfois.
Au fur et à mesure de l’histoire, Sujin, l’héroïne, se teinte de plus en plus de bleu, seule note de couleur dans les dessins noir et blanc. Je ne sais pas si il faut vraiment y voir un message, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’y voir l’écho des dialogues français en bleu, comme si au contact de Daniel, elle retrouvait un peu cette partie d’elle restée en France.

J’ai aimé toutes ces thématiques et la façon dont elles étaient traitées, de manière à la fois très « vraie », sans filtre, et très pudique. C’est le genre de livre qui, de base, a toutes les chances de me plaire, pas de surprise donc à ce niveau-là, même s’il ne m’a pas transcendée. (sans blague ! je dois parler de ce genre de livre dans un article sur deux. Vous me dites hein, quand vous en avez marre 😀 je passerai eux livres parlant de hockey sur glace.) En revanche, je trouve que le côté diptyque est très intéressant, et me donne vraiment envie de découvrir Je ne suis pas d’ici et les parallèles et passerelles qui doivent apparaître entre les deux ouvrages.

Je suis encore là-bas a aussi la particularité d’être écrit non pas par Yunbo elle-même, mais par son compagnon. Je trouve que cela confère à l’ouvrage un côté à la fois forcément moins personnel, et paradoxalement plus intime, plus vrai, car plus objectif et distancié. Samir Dahmani a également nourrit son récit de témoignages d’étudiants coréens rencontrés lors de son master, et de ses propres voyages en Corée.

Je suis encore là-bas propose donc un regard très intéressant et original sur le déracinement, l’expatriation et le fait de se sentir ou non à sa place dans la société. Une lecture qui, a mon avis, prend tout son sens en lisant également l’ouvrage de Yunbo, mais qui a été pour moi un très bon moment.

 

Kitchen – Banana Yoshimoto

Kitchen (“cuisine”), écrit par une auteure appelée Banana, ça vous semble commencer comme l’une des (très) mauvaises blagues dont sont truffés nos articles sur le blog ? Rangez donc vos mauvais esprits, on n’est pas le premier avril, je n’oserais pas vous écrire un véritable-faux-article en février, quand même ! 

En plus, Kitchen est le livre que SALT a choisi de m’envoyer lors du swap que l’on a fait ensemble. Étant donné que SALT commence un peu à me connaître, et que l’on partage notre amour immodéré pour la nourriture, elle a très judicieusement choisi de m’offrir le livre dont nous allons parler aujourd’hui. Comme elle me l’a si bien dit “Je me disais qu’un livre où l’héroïne est apaisée par le ronronnement du réfrigérateur pouvait te plaire“.

Kitchen est un recueil comportant 2 nouvelles. Il parle de deuil, de reconstruction après la perte d’un être aimé, que ce soit sa grand-mère, sa mère, son petit-ami… Différents liens sont explorés, toujours autour de ce thème du “et après ?”. Comment fait-on pour vivre avec ça ?

Ah, ah ! On fait moins les malins maintenant ! Les cuisines écrites par une banane sont bien loin, hein !

Pardon. Je m’emporte. Mais cet étrange paradoxe entre le titre, le nom de l’auteure, une héroïne qui est rassurée par les réfrigérateurs – autant d’éléments qui pourraient être comiques – et le véritable thème du roman est assez fascinant 😀

L’écriture de Banana Yoshimoto est d’une grande délicatesse et poésie, sans que cela fasse forcé. Comme si elle écrivait joliment sans s’être dit “là, cette phrase va bien sonner”… Non, on est invités dans l’univers des personnages, et cette beauté de l’écriture est juste le reflet de ces personnages blessés en quête d’un nouvel équilibre, d’un nouveau souffle de vie.

Tout est si triste, tout pourrait être si dramatique mais, étrangement, on ne verse pas dans le pathos. L’auteure marche sur un fil dont elle ne tombe jamais. Ses personnages, tous si jeunes, semblent à la fois noyés dans leur peine tout en ayant une sorte de recul assez curieux. Ils réfléchissent à ce qui leur arrive, permettant ainsi au livre de mener une réflexion aussi touchante qu’intéressante sur le sujet.

Mais n’allez pas penser qu’il s’agit d’une dissertation sur “la mort de toute sa famille : comment y survivre” (ambiance bonjour :D). L’écriture de l’auteure, avec toute la sensibilité et la sensitivité qui la caractérise garde toujours le tout dans une espèce d’atmosphère proche du rêve.

On rencontre des personnages qui font à la fois très banals (les héroïnes donnent l’impression d’être de jeunes japonaises assez “lambda”, avec lesquels on peut facilement entrer en empathie) et atypiques. Et là, sans grande surprise pour ceux qui connaissent Kitchen, je pense évidemment à l’incroyable Eriko, transsexuelle aussi intrigante qu’émouvante (et géniale !).

Alors, oui, j’ai aimé Kitchen. (Même si je passe mon temps à vouloir écrire “kitechen”, et que son titre commence de plus en plus à m’agacer à cause de ça, une fois l’article fini je pourrai à nouveau l’aimer sans limite :D)

Mon seul regret vient d’un truc tout bête (vous allez voir, on est vraiment sur le top niveau de la critique :D) : nulle indication que Kitchen contenait en réalité 2 nouvelles, et cela m’a un peu gâché la fin de la première nouvelle car je pensais voir arriver la fin 40 pages plus tard. Je vous laisse imaginer ma tête “Ah. C’est fini ? Genre, vraiment ? Mais… mais… mais… j’étais pas prête :'((((((“.
J’ai donc moins savouré la fin de la première nouvelle, et j’ai dû relire les dernières pages pour mieux assimiler et apprécier. Donc voilà : soyez prévenus, ça se finit beaucoup trop tôt ! Je serais bien restée encore avec Mikage & co, même si la seconde nouvelle est tout aussi jolie.

Merci SALT ! 😉 Et lisez Kitchen, c’est trop bien Kitchen ! (je vous ai dit qu’on était sur des arguments et de la critique de compet’ dans cet article :D)

Spéciale Guimauve : nos tops inavouables de la Saint-Valentin !

“Allez, faisons une intro !”
“Ouais !”

*silence…*

Il faut l’avouer, la Saint-Valentin, ce n’est pas trop notre truc (“ouais on s’en tape la quiche quoi” “ok, mais comment j’écris ça en vrai, dans l’article ?” “on s’en tape la quiche.”). Donc voilà, on s’en tape la quiche mais ça fait environ 3 ans qu’on voulait faire une édition spéciale Saint-Valentin car les possibilités offertes par le thème nous plaisaient beaucoup… heureusement qu’on n’est pas à une contradiction près. C’est pour ça qu’on a décidé de prendre ça très cool et de vous proposer une Spéciale Guimauve concoctée en freestyle total, à destination de tous les petits cœurs en chamallow. Parce que, par contre, les chamallows, on aime bien.

La recette qu’on a choisie est très simple : il s’agira de nos tops plus ou moins inavouables sur le thème des fictions romantiques !

Petit avertissement : ces tops ne sont pas du tout exhaustifs, on a essayé de déterrer les noms de personnages/œuvres dont on n'a pas beaucoup, voire pas du tout, parlé jusqu'ici. Genre on évite Mr Darcy : oui, Mr Darcy est top, mais on a déjà parlé 12000 fois de lui. Donc Fitzwilliam va laisser sa place aux autres, un peu !
 De plus, on dit "inavouables", mais ce n'est pas forcément inavouable dans l'absolu : c'est plutôt car, si on nous connaît un minimum, les noms cités peuvent être surprenants (ou inavouables dans l'absolu, aussi, mais ça on vous laisser juger :D).

 

1. Nos fictions romantiques préférées

Morgana : J’aurais bien des titres de films qui me viennent mais je vais m’en tenir aux livres pour cette catégorie !

  • Avant toi de Jojo Moyes : pas le truc joyeux du tout, mais dans le genre histoire d’amour qui te brise le coeur en beauté (mais t’es content et limite tu lui dis merci), je trouve difficilement mieux !
  • La Ronde des Saisons de Lisa Kleypas : je lis très peu de romance pure (ça doit même être la seule série du genre que j’ai lue, en fait Oo), mais alors là les gars… cette série, j’ai tellement aimé ! 0:) Bon, surtout les tomes 2&3, mais la série dans son entièreté reste un souvenir de lecture aussi drôle qu’addictif !

  • L’amant de Marguerite Duras : ne me jugez pas, mais je relis régulièrement les dernières pages du livre et je suis toujours prise par la même émotion. L’histoire entre l’héroïne et son amant sait encore et toujours toucher mon petit cœur de lectrice fragile 😀

Luciole :

Moi, j’ai un faible pour les amoures contrariées je crois … Du genre les couples qui s’aiment mais qui ne peuvent pas être ensemble, ou alors pas tout le temps, et puis qui se retrouvent, ou qui ne se retrouvent jamasis, vous voyez le genre 😀

  • Quand Harry rencontre Sally : J’avoue que ça fait un bout de temps que je ne l’ai pas vu mais j’avais adoré à la fois leur relation et le ton du film ! Faut que je le revoie ! Surtout que voir Alex et Emma, du même réalisateur, m’a vraiment bien donné envie de me replonger dedans, je sais ce qu’il me reste à faire cette semaine ! :p
  • L’Éducation sentimentale. Ouais, ouais, je fais genre je suis culturée mais vraiment j’étais fascinée par la relation de Frédéric Moreau et Mme Arnoux :p Et ya même moyen que ce soit mon classique préféré !
  • Et puis je vais les mettre dans le même petit tiret, mais qu’est-ce que j’ai chialé devant PS I love you et The Notebook (N’oublie jamais) !! :'( Comment peut-on faire aussi bobo à mon petit cœur ! je trouvais ces deux histoires tellement injuste, mais tellement belle et graou à la fois ! ^^ (attendez on parle quand même entre autre de Ryan Gosling !)

 

2. Nos couples fictionnels préférés

Morgana :

  • Jane Eyre et Mr Rochester (Jane Eyre – Charlotte Brontë) : LE couple fictionnel qui était mon fantasme ultime quand j’étais adolescente 😀 Je connaissais même leurs dialogues par cœur à une époque (on a dit qu’on avouait tout aujourd’hui, hein).

  • Alina et le Darkling/Mal (Grisha – Leigh Bardugo) : comme la vie d’Alina est over-palpitante, elle a droit à deux boyfriends potentiels, et les DEUX arcs narratifs ont su me captiver et me faire soupirer 😀
  • William et Marianne (Le Pays du dauphin vert – Elizabeth Goudge) : qu’est-ce que j’ai souffert pour Marianne ! Ce couple construit sur un amour à sens unique ET un gros malentendu m’a tant fait mal au cœur ! Par contre, le doute m’étreint : je ne suis pas sûre qu’aujourd’hui je serais aussi compatissante, il y a moyen que je trouve juste William crétin et Marianne ennuyeuse au possible 😀

Luciole :

  • Harry et Ginny : J’aime comment Ginny prend les choses en main pour choper séduire Harry qu’elle avait repéré dès le début ! Comment elle lâche pas l’affaire ! 😀 Au final, leur relation m’a semblé tellement évidente, très saine et très belle ! (et puis fallait bien parler d’Harry à un moment quand même hein :D)

  • Walt et Banshee dans Journal d’un marchand de rêves d’Anthelme Hauchecorne. D’habitude les relations un peu “fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis” m’agacent, mais j’ai trouvé celle-ci bien dosée et très jolie. Elle m’en faisait oublier tous les trucs horribles qui leur arrivent et les sales coups qu’ils se font l’un à l’autre, pour réussir à les envier, c’est plutôt bon signe je trouve :p
  • En fait, globalement, je ne sais pas si ça compte pour cette catégorie mais j’aime les personnages qui ont une sorte d’amitié-amoureuse. Pas tellement en couple mais on sent un attachement particulier, vous voyez :p Harold et Maude, Le blé en herbe <3, Une sœur, … Ce dernier exemple n’est pas forcément très révélateur de l’amitié-amoureuse mais j’avais envie de le caler :p et je sais que je devrai trouver plus d’exemples mais là, rien d’autre ne me vient. Mea Culpa !

 

3. Nos fiction boyfriends de jeunesse

Luciole : Pour boire, euh … pour moi pardon, Morgana me sert de la vodka noisette en même temps, mon cerveau sait où sont les priorités. Donc pour moi, ce ne sera que des personnages de films, parce que l’acteur était vachement important dans mon degré d’émoustillement 😀 Et je le précise, car souvent, le même personnage en livre me paraissait plutôt insupportable. Comme quoi, quand on est superficielle … 😀

Nous avons donc …:

  • Peter Pevensie ! de Narnia. Sans blague quand j’étais ado je le trouvais trooooop beau (avec sa coupe au bol et ses vêtements de roitounet de 16 ans). Et puis il était trop fort avec son épée et trop protecteur <3333 J’avais même un poster dans ma chambre 😀

  • Klaus Baudelaire. Dans Les Orphelins Baudelaire (le film). C’était MON IDEAL masculin ! autant physiquement que parce qu’il était trop intelligent et lisait tout le temps ! Franchement, je l’aurai épousé ! (Morgana : “c’est la classe hein, tu aurais été Mme Baudelaire, whaa.”). Ma scène préférée du film est celle où il vient de cramer le contrat de mariage avec la loupe, et que la lumière sur son visage le rend encore plus magnifyque ;D . Maaah qué boté !! Qué rebel ! Et puis j’avoue, il ressemblait à mon crush IRL de l’époque alors forcément … 😀

  • Le meilleur pour la fin … celui là je n’assume pas du tout, et je ne comprends vraiment plus aujourd’hui … Il s’agit de Rufio dans Hook. Ouais, ouais, le mec jaloux de Peter Pan et qui a une crête rouge sur la tête ! Je le trouvais méga badass et trop beau dans ses collants troués 😀 Comme quoi, mes goûts ont bien changé, il en faut un peu plus que des collants troués pour me séduire aujourd’hui 😀

  • Oh ! et je sais que ça fait 4, mais Pazu, le petit garçon dans Le Chateau dans le Ciel ! Vous savez, celui qui joue de la trompette et qui protège Chiita ! Mweeee.

Morgana :

Pour ma part… vous risquez d’être déçus car, si la Luciole aimait les collants, moi j’aimais les personnages d’âge mûr. Alors, on n’est pas là pour faire ma psychothérapie, et on fera l’impasse sur tout ce que ça peut vouloir dire selon notre ami Freud. Merci 😀

J’aimais donc :

Tom Booker alias Robert Redford dans L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux : j’étais tellement admirative. Je ne voulais pas tellement qu’il soit “mon amoureux”, mais je le trouvais fascinant et mystérieux. Et puis j’aime les animaux, donc ceux qui aiment les animaux ont directement gagné tout mon amour 😀 … Je vous ai déjà dit que je le trouvais fascinant et mystérieux ?
Gene Kelly… de manière général. Un américain à Paris, Papa Longues-jambes, Chantons sous la pluie… Je crois que c’est les claquettes et le sourire 😀 Vous avez vu son sourire, sérieusement ? Lui par contre, je voulais l’épouser quand j’étais plus grande. Mais ça, c’était avant d’apprendre qu’il était mort. Heureusement qu’on parle de fiction boyfriends et que tous ses personnages vivront éternellement :’) (mais je ne peux quand même pas les épouser. Ma vie est nulle.)


Gniiiiiiie ! <3 (pardon, c'est incontrôlable)

Harry Potter. Je me sentais obligée d’en mettre un de mon âge, mais j’aurais vraiment aimé éviter d’avoir à vous avouer ça après vous avoir saoulé dans tous les articles HP à grands coups de “j’aime pas Harry”. Mais, oui, quand j’avais 8 ans, moi aussi j’étais amoureuse de Daniel Radcliffe. Sinon, il y avait Freddy Highmore dans Charlie et la Chocolaterie et Arthur et les Minimoys : même genre de rôle que Harry, mais j’assume beaucoup plus car je les trouve encore cool aujourd’hui, Charlie et Arthur 😀
Hauru du Château Ambulant. Comme la Luciole vous a avoué son crush “miyasakien”, je me sens obligée de le faire aussi. Hauru, j’en étais dingue, et même encore aujourd’hui j’ai un gros faible pour ce personnage ! (ça doit être la décolo blond platine)

Morgana : -Voilà, et on verra si je laisse Robert Redford avant de publier …
Luciole : -Mais si ! en plus c’est le premier auquel t’as pensé, donc t’es obligée de le laisser !
Morgana : – Ça suffit Poupoule !

4. Nos fiction boyfriends actuels

Luciole : Mmh … là c’est bête mais j’ai un peu plus de mal à décider ! Malgré tout …

– A la sortie du Harry Potter 6, j’étais folle amoureuse de Ron. Genre vraiment vraiment. J’étais jalouse de Lavande, elle le mérite pas cette garce sérieux ! Bon ça m’est un peu passé, mais Ron doit rester un de mes chouchous. Avec Fred et George en fait. Mais peut-être pas les trois en même temps… 😀

Vous voyez, rien que ça, ça me rend véner ! ><

Mr Gwyn. Dans Mr Gwyn, d’Alessandro Baricco 😀 J’ai pas mal hésité à le mettre, parce que c’est pas vraiment un “boyfriend” fictionnel, mais je le trouve intrigant. En fait, c’est plutôt l’ambiance et la tension du roman qui y fait. Parce qu’en vrai c’est un vieux narcissique, mais je sais pas. Ça doit être les ampoules bleues, je dois trouver ça attractif 😀

– [EDIT, j’ai trouvé mon troisième amoureux fictif !] Comment ai-je pu oublier Wolverine ! <3 Hugh Jackman dans les trois premiers X-men est juste perfect ! Je comprends tellement Malicia et je bave autant qu’elle sur le personnage 😀 Le mec un peu torturé, associable, grognon ça le rend ultra mystérieux et Graou non ? 😀 (désolée je ne mets pas de photo torse-nu, je le garde pour moi)

Morgana :

Newt des Animaux Fantastiques. Et ça j’assume à 100% 😀 Tout ce qu’il dégage, la douceur du personnage et la bouille adorable d’Eddie Redmayne… je ne résiste pas !


Le Fou de L’Assassin Royal. On ne sait pas quel âge il a, on n’est même pas sûrs que ce soit un homme, mais je m’en fiche, le Fou, c’est grave l’un des personnages de mâââ vie !
Alan Rickman. Ok, ce n’est pas un personnage de fiction mais je vous explique mon dilemme : je l’adore en Rogue mais d’un autre côté… Rogue, quoi. Niveau attractivité on n’y est pas (même si ça reste lui aussi un des personnages de mâââ vie). Sinon, je l’aime énormément en shérif de Nottingham dans Robin des Bois : sa barbe, tout ça… 😀 Mais bon, niveau éthique, le personnage est quand même loin en-dessous du niveau de la mer, ce qui rendrait notre relation assez compliquée 😀

Et puis en commun, on a à peu près tous les personnages masculins de Once Upon a Time, mais comme on en a déjà bien parlé ici, on va vous épargner 😀

5. On finit en musique avec des chansons d’amour !

Luciole :

Je pense à plusieurs, et c’est toujours des chansons de rupture. Don’t understand … Je citerai bien Hallelujah, mais s’il faut que ce soit plus inavouable, j’aime tellement Je te le dis quand même de Patrick Bruel et j’assume un peu moyen … 😀 Les oreilles de Morgana s’en souviennent car je viens de la chanter à tue-tête 😀

Morgana :

Ok. Très simple. J’ai de suite ce qu’il vous faut : Careless Whisper de Georges Michael. Dès qu’on entend les premières notes, je passe direct en mode karaoké et… ma famille n’en peut plus je crois, car il semblerait que je la chante plus souvent que ce que j’osais me l’avouer à moi-même. C’est pulsionnel, ok ? Je ne suis plus vraiment moi-même dans ces moments-là ! 😀

Bon, et vous, quels sont vos crushs inavouables ? les histoires d’amour qui vous font fondre ? les chansons d’amour qui vous font pleurer ? Aujourd’hui, on veut tout savoir ! 😉

On en a parlé exprès pour cette Saint-Valentin :

Là où tu iras, j’irais, de Marie Vareille.
Alex et Emma, de Rob Reiner

Et pour un peu plus d’histoires romantiques… sur le blog on a aussi parlé de :

L’Ecume des jours, de Boris Vian et l’adaptation de Michel Gondry. L’histoire d’amour tellement triste !
Everyting, Everything, de Nicola Young
Elle s’appelle Ruby, de Jonathan Dayton, Valerie Faris
Les Mots entre mes mains, de Guinevere Glasfurd. Car Descartes aussi a droit à son histoire d’amour, et que Morgana lui fait une jolie déclaration 😀
Le plus petit baiser jamais recensé, de Mathias Malzieu
Soie, d’Alessandro Baricco. On fait difficilement pire niveau relation longue distance !
Martha et Alan, d’Emmanuel Guibert. (BD)
L’amour sans peine, François Ayrolles. Toutes les techniques les plus absurdes pour trouver l’âme soeur :p
Le diable s’habille en Prada
Bright Star, de Jane Campion
Et bien sûr, toute la catégorie Romance & Chick Lit ! 😉

Bonnes lectures qu’elles parlent d’histoire d’amour, ou non ! 😉

Alex et Emma – Rob Reiner

Ce week-end chez Morgana était prévu sous le signe du coocooning : plaid, lecture au coin du feu, bouillottes, donuts, gâteaux au prâliné … Bref, il ne nous manquait qu’une petite comédie romantique un peu niaise, digne de la Saint-Valentin et à regarder accompagnée d’une petite verveine 😀

Affiche Alex et Emma. Deux personnages devant la Lune dans laquelle s'embrassent ces mêmes personnages

Nous avons commencé par regarder un film chilien, qui, s’il n’était pas mauvais était trop lent pour répondre à nos attentes. Alors nous avons enchaîné avec Alex et Emma : l’histoire d’Alex, un écrivain qui a 30 jours pour écrire son roman sinon il se fera dégommer par des espèces de gangsta mexicains (ça part mal n’est-ce pas?). Il engage alors Emma, une sténographe, pour taper son roman et aller plus vite (et parce qu’il n’a plus d’ordi)… Sauf que l’histoire de la mafia mexicaine effraie un peu Emma (on la comprend), alors c’est pas gagné !

Il se met à écrire son roman, et le spectateur assiste alors à un parallèle entre la réalité (Alex et Emma écrivant le roman), et la narration du roman (dans laquelle les acteurs sont les mêmes que dans la réalité du film). Franchement … là, dit comme ça, c’est une structure qui nous attire toujours et qu’on aime bien regarder, mais il faut avouer que ce n’est pas ce qu’il y a de plus original (on l’avait déjà plus ou moins rencontrée dans The Words, ou The Hours, et bien d’autres …).

Nous avons eu un peu de mal à accrocher au départ, Emma interrompt sans arrêt Alex, dont le récit ressemble plus à un épisode des Feux de l’Amour qu’à autre chose. Le personnage d’Alex, notamment, ne nous paraissait pas du tout crédible, cette histoire de mafia mexicaine tirée par les cheveux … Et ça nous a un peu agacées. Jusqu’au moment où on s’est rendu compte que tout ça était très second degré, et ce fut la belle surprise !

Alors qu’on s’attendait à une comédie romantique clichée dans laquelle tout est attendu, type téléfilm de Noël (et ça nous convenait très bien), Alex et Emma joue justement des clichés pour un résultat souvent très absurde qui nous a beaucoup amusées. En même temps, si on avait fait plus attention à qui était le réalisateur : celui de Quand Harry rencontre Sally, ça nous aurait mis sur la piste … mais au moins, la surprise n’en fut que plus inattendue ! :p

Les interruptions d’Emma prennent leur sens quand Alex se met à les écouter, à changer des éléments ou des personnages en cours de route, sans avoir le temps de réécrire. La grand-mère décédée revient d’outre-tombe parce que finalement ça lui semblait mieux de la garder en vie. La fille au pair de son histoire passe de Ylva la scandinave, à Elsa l’allemande (qui nous a fait exploser de rire ! « le pépé doit ramber afant de marger »), à une hispanique dont on ne se souvient plus le nom, pour finir en Anna l’américaine, toujours interprétée par Kate Hudson évidemment (qui interprète aussi Emma).

Pour le coup, le récit d’Alex rempli lui-même tous les clichés de la comédie romantique en les détournant et les parodiant, ce qui nous a fait l’effet d’un turban. (Non cela ne veut rien dire. Mais j’ai été interrompue au milieu de ma phrase, et ne retrouvant plus le mot que je voulais mettre, les personnes autour de moi ne connaissant pas le début de la phrase m’ont suggéré de mettre un mot au hasard. Du genre turban. Donc voilà. Non. Je ne suis pas échappée d’asile, tout va bien :D). Morgana vient d’intervenir pour dire que c’était de l’analyse filmique de haut vol ! Et … je ne sais vraiment pas comment reprendre le court de mon article après tout ça. Il faut dire que Morgana est en train de préparer un gâteau et me propose de lécher le plat. Ça déconcentre.

Bien, bien, bien … nous avons donc été agréablement surprise par ce film, qui s’il n’est ni un chef d’œuvre ni le film de notre vie aura eu le mérite de nous faire beaucoup rire. Nous qui aimons beaucoup l’absurde et le second degré, nous étions servie, cela nous a semblé justement dosé, et plutôt original. Notre après-midi coocooning a été réussie ! 😉