Balade Littéraire #41 : Jardin sur le toit de la Bibliothèque Universitaire – Varsovie

Après Cracovie, direction Varsovie, capitale de la Pologne !

Balades littéraires mises à part, j’ai préféré Cracovie à Varsovie. J’ai trouvé à la ville plus de charme, je m’y sentais mieux. Mais côté Balade Littéraire … j’ai découvert à Varsovie un lieu un peu magique !

Je vous l’ai dit dans l’article précédent, je rendais visite à une amie polonaise vivant à Varsovie. En prévision de mon voyage, je lui ai demandé si elle n’avait pas une idée de Balade Littéraire, et je dois dire qu’elle ne m’a pas déçue. Elle m’a répondu du tac au tac : « je vais y réfléchir mais première chose à laquelle je pense, c’est le jardin sur le toit de la bibliothèque universitaire ! ».

Son français étant parfois un peu approximatif, j’ai cru bon de demander confirmation. Un Jardin ? Sur un toit ? D’une bibliothèque ? Genre des jolies plantes au-dessus de livres ?? Hiiii !

En fait, j’aurai demandé confirmation dans tous les cas tant ça me semblait improbable. Mais j’avais bien entendu, et vous avez bien lu, et c’était juste magnifique !

Un peu éloigné du centre ville, je crois que ce jardin est le le genre de lieu à côté duquel on passe aisément lorsqu’on est touriste et que les conseils d’une locale n’ont pas été de trop pour le découvrir. En même temps, c’est vrai que ce n’est pas les universités que je visite en premier en arrivant dans un pays …

Dès la façade, la bibliothèque en impose. Façade verte et vitrée décorée de textes dans tous les alphabets : grec, cyrillique, arabe, latin, hindou … en arrivant sur la fin, on a même la surprise de tomber sur des formules mathématiques et une partition : un langage comme un autre effectivement !

Allez on admire la façade mais on va entrer quand même … parce qu’on a beau voir le toit, pas la mini-feuille n’y pointe le bout de son nez !

En entrant, le « whaou » commence ! Le hall de la bibliothèque vaut déjà le coup d’œil en lui-même ! N’ayant pas de carte étudiante polonaise (ah bon), je n’ai pas pu que regarder la bibliothèque en elle-même, sans y entrer (en fait je n’ai même pas essayé, tout le monde était très studieux, je ne me voyais pas aller visiter …), mais j’ai passé un bon moment dans le hall à admirer l’architecture de ce bâtiment en buvant un cappuccino à côté de la machine à café (j’essayais de me fondre parmi les étudiants :D). Colonnes, verrières, gros tuyaux, passerelles en fer, escaliers en colimaçon. C’était magnifique, j’ai adoré ! Et puis les plantes qui envahissent les murs jusqu’au plafond commencent à donner des indices sur ce fameux jardin sur le toit, qui semble s’immiscer à l’intérieur du bâtiment.

On m’avait dit « sur le toit », alors en toute logique, je cherchais des escaliers dans le hall. L’entrée du jardin se trouve en fait à l’arrière du bâtiment.

J’ai tout de suite eu un coup de cœur pour ce jardin. On y retrouve l’architecture un peu steampunk qui m’a tant séduite à l’intérieur du bâtiment, une végétation abondante qui se mélange aux constructions, des minis cascades, des petits ponts, des tunnels de verdures, des sculptures et installations artistiques. Franchement, on a fait trois fois le tour du premier « étage » sans s’ennuyer : il y a tellement de choses à voir ! Je voulais absolument tester le « hamac-cocon » mais il était sans arrêt occupé, et ce n’est pas faute d’avoir guetté qu’il se libère ! Pour me consoler j’ai fait de la balançoire-miroir et ai pu voir à quoi je ressemblerai si j’avais le corps de mon copain (et vice-versa). Réponse : ça fait bizarre 😀

 

Bref, un jardin public agréable et convivial, absolument pas surpeuplé.

Bon, mais le toit, je vous ai vendu un toit quand même … Après avoir fait 3 fois le tour du jardin donc, nous avons grimpé les escaliers qui y mènent et on se retrouve, comme promis, sur le toit de la bibliothèque. Je n’y croyais plus !

En haut, les espaces sont beaucoup plus resserrés : passerelles, chemins couverts qui relient différents petits espaces de végétation et mènent parfois à de parfaits points de vue sur la ville et sur la Vistule (le mot n’est pas beau mais c’est le fleuve qui traverse Varsovie :p). A la fin de chaque petit sentier, c’est une surprise de voir sur quoi on débouche. Et de larges hublots ou verrières par-ci par-là donnent une vue imprenable sur la bibliothèque. En bons touristes on s’est penché à chacune de ces vitres … ça doit être difficile en tant qu’étudiant de travailler et de se concentrer avec des c*ns qui vous observent d’en haut 😀

Le lieu est vraiment beau et paisible. J’ai eu la sensation que ces trois espaces (hall, jardin du bas, jardin sur le toit) communiquaient de manière très naturelle et qu’on pouvait passer progressivement de l’un à l’autre. Franchement, j’y connais rien en architecture, mais je trouve quand même tout ce bâtiment vraiment bien imaginé et j’ai adoré m’y promener.

Ce n’est pas ce qu’il y a de plus typique à Varsovie, c’est sûr que ce n’est pas avec cet article que vous aurez un aperçu d’une visite de la ville, mais si vous êtes de passage dans la capitale polonaise, ça vaut le coup.

Et puis s’il faut une raison de plus touristique pour se rendre dans ce coin, à deux pas de là se dresse la deuxième sirène de Varsovie. La première, la plus connue, est située en plein cœur de la ville historique, impossible à louper lorsqu’on visite la ville (j’en avais mis une photo à la fin de cet article). Celle-ci, au bord de la Vistule est plus grande et très impressionnante, de quoi rendre parfaitement hommage à cet emblème de Varsovie.

Trêve de sérieux, je vais boire de la vodka noisette et manger des pierogis aux fruits rouges. Ouais, ouais !

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On est r’tard en r’tard, mais bonne année quand même !

Vu la date, il n’est presque plus temps de vous souhaiter bonne année. Du coup, on devrait plutôt se souhaiter un bon anniversaire à nous-même (vu qu’on est toutes les deux de début février). Mais comme on est particulièrement polies et qu’on vous aime quand même beaucoup, on va tout de même vous souhaiter une très belle année 2018 ! Vous êtes contents, hein ? 😀

2017 a été une année où Deedr a encore plus été une partie de plaisir car on a réussi à être régulières sans se mettre la pression et en faisant encore plus ce qu’on avait envie, contrairement à 2016 où on avait tendance à un peu s’emporter et vouloir à tout prix faire tout ce qu’on avait prévu (beaucoup trop, évidemment :D).
2017 a aussi été la première année complète avec cette nouvelle adresse, étant donné que le blog a migré en septembre 2016 et, décidément, on se sent vraiment bien ici… et on espère que vous aussi !

Comme prévu dans nos bonnes résolutions l’année dernière, on a développé les défis en commun avec vous et on a beaucoup aimé cela. Le petit groupe de fidèles participants qui s’est constitué est assez génial, donc on vous remercie et on ne tardera pas à lancer le premier défi de 2018 ! Pour les autres, n’hésitez pas à nous rejoindre, ça se passe sur Facebook pour le groupe et sinon vous avez la page des défi ici.

On a aussi été très contentes des échanges qu’on a pu avoir avec vous : apprendre à mieux connaître ceux avec qui on était déjà en contact, nouvelles rencontres et découvertes de blogs très chouettes… bref, on a kiffé, on vous envoie un arc-en-ciel de chocolat en gage de notre amour inconsidérable !

2017 en chiffres ça donne aussi :

  • 107 articles, soit à peu près 9 par mois (ce qui est franchement pas mal pour nous… en toute modestie, bien sûr :D)

Dont :

  • 7 bibliothèques des gens, dont 2 Bibliothèques des auteurs, nouvelle rubrique lancée en 2017
  • 7 binômes (bon là, on est moins fières que nous et on ne vous promet même pas de faire mieux cette année)
  • 4 tags, où on a comme d’habitude raconté tout et n’importe quoi (surtout n’importe quoi)
  • 3 défis en commun avec vous

Et parmi tous ces articles, nos préférés :

Pour Morgana :

  • Le binôme Ma cousine Rachel : j’ai adoré lire le livre, écrire l’article, puis lire la partie de la Luciole et retravailler l’article pour que nos parties soit un peu liées. Bref, ce binôme c’est l’amoûûûr entre lui et moi !
  • Le binôme Quelques Minutes après Minuit : pas évident à écrire car je doutais de réussir à m’exprimer au sujet de cette lecture si émouvante pour moi, je ne suis pas mécontente d’avoir essayé de relever le défi et j’aime bien l’association de nos deux avis qui se complètent pas trop mal il me semble.

  • The Wolf Among Us : l’article qui n’avait un peu rien à faire là et qui aura été mon petit kiffe perso 😀

Pour la Luciole :

  • De mon côté, je triche un peu, je vais citer un article qui n’est pas encore sur le blog mais qu’on a écrit en 2017, donc je décide que ça compte 😀 Il s’agit d’une nouvelle Battle (une rubrique qu’on va essayer de développer un peu en 2018) sur deux petits livres totalement absurdes. Nous les avons lus ensemble avec Morgana et pleurions littéralement de rire. L’écriture de l’article a été tout aussi amusante, et j’ai vraiment hâte qu’on vous le montre enfin (à la fin du mois de janvier normalement ;))
  • J’ai également beaucoup aimé notre série d’articles sur la Belle et la Bête, même si l’écriture était parfois laborieuse, et qu’on a mis beaucoup de temps à se lancer, j’ai aimé les recherches faites pour alimenter l’article, découvrir ces différentes réécritures et essayer de synthétiser tout ça ^^
  • Et dans un format différent, j’ai bien aimé écrire l’article sur les recettes et les DIY Harry Potter. J’étais simplement un peu frustrée de ne pas avoir plus de choses à présenter, mais c’est malgré tout un article que j’ai aimé rédiger et que j’aime bien relire. 🙂

Maintenant, place à quelques unes de nos résolutions pour 2018 :

  • En décembre, nous avons adoré faire le conte participatif écrit selon la méthode du cadavre exquis. Pour 2018, on voudrait bien faire une seconde édition, même si on ne sait pas encore à quelle occasion !
  • On souhaiterait maintenir les Balades Littéraires et les Bibliothèques à un rythme d’un article tous les 2 mois.
  • Développer les battles, car c’est un format qui nous amuse beaucoup !
  • Manger beaucoup de bonnes choses. Et oui, cette résolution n’a rien à voir avec Deedr (encore que…)

On trouve que cette année aura été productive et on espère continuer sur cette lancée ! Pour 2018, on compte donc continuer à tenir Deedr avec régularité et variété au niveau du type d’articles publiés… et surtout continuer à s’amuser, évidemment !

Alors une fois de plus on vous souhaite une année absolument fabuleuse !

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Léo, T1 : Mon secret est une chance – Gwenaële Barussaud

Une jolie découverte en littérature jeunesse, ça vous tente ?
A ce train-là, on va passer janvier à vous parler uniquement de bonnes lectures, la Luciole et moi. Peut-être que d’ici la fin janvier, une lecture “meh” s’infiltrera dans le planning de chroniques me direz-vous, mais en attendant on va rester au royaume des bisounours où il n’existe que des livres kiffant ! 😀 C’est-y pas fantasticabuleux (ou quelque chose dans ce goût-là) ?

Mais parlons plutôt de Léo, roman historique qui nous emmène au coeur des années 1869-1870 : allez hop ! On embarque pour un récit au cœur de cette période de grands bouleversements en France, où l’héroïne va partir à la recherche de ses parents, mais aussi de qui elle est !

En 1869, Léo Desilles, une jeune ouvrière, apprend qu’elle est la fille de riche Parisiens. Afin de les approcher, elle devient bonne à Saint-Germain. Dans le même temps, elle rencontre Emilien, un journaliste républicain qui la trouble et lui fait découvrir une nouvelle liberté.

__________

Comme je vous le disais, Léo, c’est l’histoire d’une double recherche identitaire : Léonore va essayer de retrouver ses parents biologiques, au sujet des desquels elle ne sait presque rien. Sa quête commence avec bien peu d’éléments et avancera à petits pas, mais l’auteure instaure un rythme terriblement réussi, lâchant informations et révélations au compte-goutte, ce qui permet d’avoir un fil rouge solide qui m’a tenue en haleine jusqu’à la fin. Bien sûr que oui, je voulais savoir qui étaient Monsieur et Madames Desilles et pourquoi ils avaient abandonné leur fille !

Mais ce n’est pas tout. En réalité, ce dont je ne vous ai pas encore parlé est probablement ce que j’ai trouvé le plus intéressant dans ce roman : l’histoire de Léo est très ancrée dans l’époque où elle prend place. Le cadre sonne très vrai, tout fourmille de détails et d’éléments habilement insérés, de telles manière que la vie fin XIXème est représentée à merveille sans que cela ne fasse étalage- -regarde-j’ai-bien-suivi-mes-cours-d’histoire. Loin de là, tout se fait avec un naturel que j’ai adoré ! Que ce soit les décors, mœurs et préoccupations de l’époque, je ne me suis jamais dit que quelque chose sonnait un peu faux. D’accord, ma connaissance de cette époque est très limitée (je n’ai pas dû assez suivre mes cours d’histoire, pour ma part :D), mais cela n’empêche pas mon sentiment de lectrice de s’exprimer : lui, il a trouvé que tout “fonctionnait” du point de vue de la fiction, et c’est quand même essentiel quand on lit un roman, non ? 😉
La quête de Léo s’inscrit dans ces préoccupations et revendications liées au contexte. De jeune fille satisfaite de sa vie d’ouvrière, qui n’envisageait jamais rien d’autre et se trouvait même extrêmement chanceuse, elle va évoluer et en arriver à se poser des questions sur les rapports entre les classes, la justesse desdits rapports qu’elles entretiennent et, surtout, elle va découvrir en elle une très forte aspiration à la liberté. Et vous savez quoi ? C’était drôlement bien géré. Voir Léonore s’émanciper, devenir cette jeune femme qui s’autorise à se poser cette simple question : “Est-ce la vie que je veux et dois avoir ?”, c’était vraiment très chouette à suivre.
Elle n’est pas parfaite, Léo. Parfois, certaines de ses réflexions dû à une pointe de jalousie ont eu quelque chose d’agaçant, mais cela était toujours légitime au final. Cela donnait au personnage quelque chose de vrai (sinon, on appelle ça un Bisounours croisé avec un Télétubies).

La suite arrive en juillet, et j’aurais aimé pouvoir l’avoir directement. Maintenant. Sans délais. Car c’est trop cruel de nous abandonner comme ça, alors qu’on est si bien dans ce roman jeunesse sur lequel souffle un vent de liberté et d’aventures tellement agréable !
Tant pis, en attendant j’irai faire un tour de dehors si je veux un peu d’air frais.
(Et oui, l’article va bel et bien se terminer sur cette blague nulle. Allez, bisous :D)

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Balade Littéraire #40: Massolit Books & Café – Cracovie

Au début du mois de septembre, mon copain et moi nous sommes rendus en Pologne. Lui-même y a vécu un an alors qu’il était en Erasmus, et nous nous sommes rencontré grâce à une amie commune polonaise, qu’il a rencontrée pendant son Erasmus, et qui nous maudissait dans toutes les langues qu’elle parle (et il y en a beaucoup) car on n’était jamais venus la voir ensemble. C’est comme ça que j’ai mis les pieds en Pologne et découvert ce très beau pays qui va tout droit aller dans le top de mes destinations préférées !

Sur une semaine, nous avons visité Cracovie, Varsovie, et passé une journée dans les montagnes du sud du pays : les Tatras. Autant vous dire qu’en une semaine nous n’avons pas visité ces villes de fond en comble, mais … c’était une de mes priorités, j’avais prévenu mes compagnons de voyages : il me fallait au moins une Balade Littéraire ! – Ben quoi, je veux remplir ma carte moi !

C’est comme ça que, sur les bons conseils de mon amie, nous avons visité le jardin sur le toit de la bibliothèque universitaire de Varsovie, je vous en parlerai dans un prochain article ; et sur les bons conseils de Vanupied, nous sommes allés dans un café-librairie de Cracovie.

« Quoi ? Encore un café-librairie ? »

Cachez votre joie, c’est super les café-librairies !  y mange des gâteaux entouré de livres, que vous faut-il de plus ! Et puis il n’y en a pas deux qui se ressemblent :

Je n’étais pas sûre de parler de ce café-librairie qui de prime abord ne me paraissait pas bien différent du Rehor Samsa de Prague mais en fait … Massolit dégage vraiment une ambiance qui lui est propre et on se croirait presque dans l’appartement d’une famille cracovienne ! Allez, je vous emmène à Massolit Books & Café !

Pour commencer, j’ai trouvé l’emplacement de Massolit assez génial dans Cracovie : à la fois suffisamment proche des coins touristiques – notamment du Wawel Castle et de la statue de Dragon qui crache du feu – pour pouvoir s’y poser après une grosse journée de marche et de visites, et suffisamment à l’écart de ces mêmes coins touristiques pour éviter les touristes … oui parce que quand on voyage, Morgana et moi, on aime être des touristes, mais on n’aime pas trop les autres touristes (et on déteste par dessus tout entendre parler français en voyage à l’étranger) ! 😀

Alors voilà, nous nous sommes retrouvés parmi les locaux venus prendre leur petit thé : deux quinquagénaires complétement déphasés qui avait tout l’air d’érudits un peu dépressifs (le père et son pote, si on reprend ma comparaison avec la famille cracovienne), un étudiant studieux avec sa petite chemise à carreaux et son Macbook Air (le fils), deux adolescentes en pleine discussion de filles (les sœurs) qui m’ont drôlement fait penser à Morgana et moi il y a quelques années dans nos QG parisiens (et je dis ça avec une petite larmichette émue au coin de l’œil) … bref, une clientèle variée, mais quasiment pas de touristes, et d’ailleurs, j’ai bien senti que mon appareil photo était regardé de travers, donc vous n’aurez que quelques photos rapides aux réglages approximatifs. :p

Après avoir choisi mon thé dans des bocaux à confiture sur le comptoir comme si je me servais dans une cuisine, et un cheesecake à la noix de coco (tous deux plutôt bon, mais pas exceptionnels), place à la visite des lieux !

La première salle, à l’entrée, est vraiment classique d’un café-librairie : des étagères avec des livres (sans blague ? 😮 ), livres majoritairement anglophones car c’est une des spécialités de l’établissement, un comptoir avec les fameux pots de confitures et une gentille serveuse. Nous avons repéré une petite porte sur le côté que nous avons gardé pour plus tard et nous sommes installés dans la double pièce derrière le comptoir. Ambiance chaleureuse et déco au style petit salon-fin 19ème siècle qui auraient pu devenir un peu oppressante mais qui s’est avérée plutôt amusante. J’y aurais bien vu des types en redingotte et haut de forme jouer au poker en fumant le cigare 😀

Le thé et le cheesecake avalés, la fameuse porte à côté du comptoir indiquant « More books here » m’appelait.
En la poussant, on se retrouve … sur le palier.


Sur le coup j’ai cru à une blague avant de voir que le « voisin de palier » avait également une pancarte « this way for more books ». En réalité, Massolit se compose de deux appartements séparés par ce fameux palier. Dans cette deuxième partie, plus question de se gaver de cheesecake : des livres partout ! En anglais majoritairement, et beaucoup sur les sciences humaines, la théologie, un peu sur l’art … ce n’est pas tellement ce que je retiendrai de ma visite, ce qui m’a marquée, c’est surtout encore une fois l’impression d’être dans l’appartement de quelqu’un, de naviguer de pièce en pièce. Un petit salon avec des dessins d’enfants accrochés au mur, un bureau, une chambre d’enfant pour le coin littérature jeunesse … Tellement l’impression d’être chez quelqu’un que je n’ai pas compris si c’était uniquement des livres à consultation sur place ou s’ils étaient à vendre et qu’il y a une partie de l’appartement que je ne suis pas allée voir : elle était occupée par deux mecs qui travaillaient, je ne sais pas si c’était des employés de la librairie ou des étudiants venant étudier ici (il y en avait d’autres, donc c’est possible), mais j’avais vraiment presque l’impression de les déranger dans leur salon 😀

J’ai vraiment préféré cet appartement-là au premier où nous avons bu notre thé. L’ambiance m’y a été plus agréable et je n’ai pas résisté à m’installer dans un des nombreux fauteuils à disposition !

Mon copain a fini par m’en déloger, fier de sa trouvaille : un livre de bouquets en 3D « à poser sur une table »… c’était d’un goût certain 😀

Je ne sais pas si c’est un endroit où j’irai régulièrement si j’habitais à Cracovie mais j’ai beaucoup aimé m’y rendre. Ce côté « double appartement » et le fait d’avoir presque l’impression de visiter le domicile de quelqu’un avait vraiment quelque chose d’amusant, d’un peu destabilisant et de convivial. L’idéal pour une pause bien méritée dans un cadre original et 100% livresque après avoir arpenté les rues de la vieille ville !

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