Défi n.o.E.l : L’Etrange histoire de Benjamin Button – F.S. Fitzgerald et l’adaptation de David Fincher

Après Nocturne Indien et Ondine, voici le troisième binôme du défi NOEL (même si Noël est passé :D) : l’Etrange histoire de Benjamin Button.

L’Etrange histoire de Benjamin Button – F.S. Fitzgerald, 1922

 

A sa naissance, Benjamin Button avait le corps d’un homme de 75 ans et il vieillit à l’inverse des autres êtres humains : en voyant son corps rajeunir d’un an pour chaque année écoulée.

De Fitzgerald, j’ai aimé Gatsby et j’ai adoré Tendre est la nuit. De manière générale, j’ai toujours souligné dans mes chroniques le fait que j’aimais énoooooormément son style d’écriture. Ici, ce dernier est beaucoup moins frappant. Il faut dire que B. Button est une nouvelle : de fait, les descriptions de Fitzgerald, que j’aime tellement, sont beaucoup moins présentes ici. On est sur quelque chose de beaucoup plus efficace, où en 50 pages l’auteur retrace la vie de cet homme hors du commun.

Le pitch de départ a quelque chose d’absurde : je n’ai pu m’empêcher de me demander brièvement comment la mère de Benjamin a réussi à le mettre au monde – la question ne se posera jamais, d’ailleurs la mère est tout bonnement inexistante. B. Button est une histoire uniquement centrée sur les hommes de la famille. On part donc d’un contrat tacite entre l’auteur et le lecteur : il faut entrer dans le délire et accepter le fait que l’on n’est pas là pour se poser des questions aussi techniques que logiques. 😀

D’ailleurs, Fitzgerald utilise très bien cette absurdité de la situation de départ : cette naissance extraordinaire pointe également l’absurdité de la réaction que l’on peut avoir face à “l’anormalité” et l’inexplicable. Personne ne veut savoir exactement comment une telle chose à pu se produire, tout le monde se débrouille pour faire comme si cela n’existait pas : il faut juste qu’il soit débarrassés de Benjamin, que le père le ramène chez eux et mette en place des systèmes pour faire comme s’il était normal. On va jusqu’à oublier que les Button ont eu un fils : Benjamin est l’aïeul de la famille, puis lorsqu’il rajeunit, le frère du père. On lui en veut, on a honte de lui, on cherche des explications surnaturelles (bah oui, il prend beaucoup de bains de jouvence le petit Benji, c’est sûr ! :p) et on voudrait juste oublier son existence lorsqu’il est impossible de ne pas constater sa spécificité. Avec un humour grinçant, on voit donc comment l’histoire des Button et l’identité de Benjamin est toujours adaptée selon ce qui arrange la morale et le besoin de logique de la société dans laquelle ils évoluent.

Le plus fort, c’est que l’histoire de Benjamin a dès le début quelque chose d’inéluctable : de la même manière que nous mourrons vieux, on se doute que lui disparaîtra aussi, sauf qu’il le fera en étant jeune. Malgré cette grande prévisibilité de l’intrigue, j’ai tourné les pages à toutes vitesse. Le récit est nerveux, la vie “inversée” de Benjamin donne envie de savoir comment il va s’adapter à l’évolution de son corps. C’est aussi amusant que dramatique à suivre, d’autant plus que l’évolution de son esprit fait aussi partie du problème : vieillard, il n’a pas la maturité de cet âge-là sans avoir pour autant le comportement d’un  bébé… alors comment cela va-t-il suivre au fur et à mesure que son corps rajeuni ? Va-t-il devenir plus sage ou se calquer à l’évolution de son corps ? J’étais très curieuse de voir comment l’auteur allait gérer ces paramètres.

Pour autant, on ne peut pas dire que j’ai ressenti beaucoup d’empathie à l’égard des personnages. Ils sont tous assez détestables et, si Benjamin a le mérite d’être intrigant, il n’est pas beaucoup plus appréciable.

Si cette lecture n’a pas été ma meilleure découverte de ce défi, elle n’en reste pas moins une bonne découverte. Benjamin Button part d’une idée originale et bien traitée, même si j’aurais aimé pouvoir un peu plus m’attacher aux personnages ou admirer le style de Fitzgerald, comme j’ai l’habitude de le faire. 😉

 

L’adaptation cinématographique :
L’Etrange Histoire de Benjamin Button, de David Fincher, 2008

L’Étrange histoire de Benjamin Button, troisième binôme de notre défi NOEL, était l’œuvre la moins « défi » que nous avons choisie : on connaissait déjà l’histoire, Morgana aime beaucoup ce qu’écrit Fitzgerald en général, et moi, j’avais déjà vu le film.
Mais, je crois que je n’en aurais jamais parlé malgré tout : pour moi, écrire sur ce film, c’est là que réside le vrai défi ! 😀
Et je ne saurais même pas expliquer pourquoi.
Voilà, article terminé. C’était passionnant hein ?

En fait, il y a des films dont je ne me sens pas à même de parler. Par exemple, jamais au grand jamais je ne parlerai de Shining sur Deedr. Déjà parce qu’il est bien trop culte pour moi, qu’est-ce que je pourrai dire de plus que ce qui a déjà été dit ? Sérieux ? On ne peut pas s’attaquer EN MÊME TEMPS à Kubrick ET à Stephen King dans le même article quand on n’est qu’un misérable insecte aux fesses lumineuses ! Et ensuite parce que j’aurai trop peur que mon doigt se mette à communiquer avec moi.

Pour L’Étrange Histoire de Benjamin Button, ce n’est pas tellement qu’il m’intimide mais, je ne sais pas ce que je pourrai dire de plus dessus. Ok, ptete que je suis un peu intimidée en fait. 😀

La première fois que je l’ai vu, par esprit de contradiction je m’étais dit « Mouais … il est pas si bien que ça. Et franchement, ils font tout un plat du vieillissement ultra bien réalisé mais en fait Pff, c’est pas si cool ». Ok. J’étais une ado grincheuse ! C’est vrai, j’aime bien avoir un avis inverse à tout le monde, mais cette fois, il faut bien que j’admette que … bah, il est bien quoi 😀
Merci la Luciole, si c’est pour dire ça, t’étais pas obligée hein !

C’est vrai que le bébé-vieux laisse à désirer, ça sent vachement le plastique quand même … J’étais vraiment dégoutée par ce bébé, mais pas pour son côté vieux, vraiment parce qu’il est mal réalisé 😀 Mais dès que Benjamin grandit, j’avoue que je n’ai plus grand chose à reprocher.

Ma phase ado rebelle-grincheuse passée, donc, ce film m’a vraiment touchée. J’ai trouvée la relation entre Brad Pitt et Cate Planchet incroyable et bouleversante. Ils se rencontrent au début du film, et si elle est une enfant et lui a l’apparence d’un vieil homme, ils ont sensiblement le même âge. Ils se lient comme des enfants le feraient, même si ça dérange énormément les adultes. Normal … ^^ Ils finissent par avoir le même âge, avant que cela s’inverse, dans la suite naturelle de l’histoire.
Je trouve que l
e personnage accepte son sort avec beaucoup de recul. On voit bien que devenir vieux avant l’âge lui a fait gagner une sacrée maturité qui fait de cette histoire une belle leçon de vie sur le vieillissement, le deuil, l’amour …

En lisant la partie de Morgana, il me semble que le traitement de l’histoire de Benjamin est très différente dans l’adaptation. Si toute sa famille le rejette, on ne la voit plus par la suite, hormis de brèves apparitions de son père … Il est recueilli par une femme qui tient une maison de retraite. Il y est donc élevé, et il y a forcément parfaitement sa place… en tout cas sa présence choque moins qu’au milieu d’un jardin d’enfant et tout le monde est très bienveillant avec lui.
Les enfants de son âge le sont beaucoup moins, on sent son ennui parmi ces gens à qui il ressemble physiquement mais pas intérieurement, mais le film se concentre plutôt sur ce que cela lui apporte, la façon dont il s’adapte à sa situation particulière à chaque âge. Et, apparemment de la même manière que dans la nouvelle, c’est une spécificité de l’histoire qui m’a bien tenue en haleine également.

J’ai donc l’impression qu’entre la nouvelle et le film, l’histoire de Benjamin est traitée différemment, comme si on voulait voir les différentes possibilités qui peuvent émerger dans une telle vie.  Le cœur de l’histoire, les questions que cela soulève restent les mêmes, je crois qu’il y a une vraie complémentarité entre les deux !

En tout cas, j’ai été bien contente finalement de revoir le film (et j’ai réussi à écrire dessus … #victoirepersonnelle :D), et sa comparaison avec la nouvelle me donne bien envie de la lire ! Et à très vite pour le dernier binôme du Défi : Le Lièvre de Vatanen 😉

“Hey baby !”

 

Harper In Fall – Hannah Bennett

L’année dernière, on avait suivi Harper In summer. Cette année, on la retrouve de nouveau, mais… en automne. Et comme certaines personnes sur Terre ont le même humour de qualité que le mien, ce tome s’est donc tout naturellement nommé : Harper in Fall (in love) (la passion des jeux de mots, tout ça…). Parce que vous croyiez vraiment que les histoires de cœur de Harper étaient fini ? Bim, bam, boum, Josh + elle = pour la vie ? Naïveté je cris ton nom ! Quand on est un personnage de roman âgé de 16 ans comme Harper, on sait bien que la stabilité amoureuse est un concept qui dure environ 20 pages (maximum). 😀

Après cette intro, vous allez penser que ce roman est vraiment l’archétype du roman pour fille ado (ce que je ne suis même plus, parait-il)(adolescente, pas une fille, je veux dire :D). Sauf que Harper avait déjà réussi à me surprendre dans le tome 1 et laissez-moi vous dire… qu‘elle l’a refait ici. Et plutôt deux fois qu’une.
Ce tome 2 parvient à être encore plus efficace que le 1 : moi qui reprochait à ce dernier ses longueurs vers le milieu de l’intrigue, on peut dire que l’automne réussit bien à Harper. Harper In fall est moins long, et je l’ai dévoré sans remarquer aucune baisse de régime. Au contraire, arrivée à la fin, j’en aurais presque hurlé haut et fort ma frustration de ne pas avoir directement le tome 3 sous la main ! Il faut dire que, autant le tome 1 aurait pu se suffire à lui-même, autant ce tome 2 est une invitation extrêmement explicite à se jeter sur le tome 3 !

Ok, c’est bien tout ça. Je vous dis que c’était top, que j’ai adoré, mais que se passe-t-il au juste, dans ce nouvel opus ?

On retrouve donc Harper (in fall). Et qui dit automne, dit rentrée. Dit nouvelle classe, nouvelles rencontres, et… nouvelle relation à assumer. Josh et Harper ne sont plus “Josh et Harper”, ils sont maintenant “Josh ET Harper”. Et aussi bien au lycée que dans leur famille, voilà qui sème une sacrée pagaille.

Et là pagaille, si vous avez lu le tome 1, vous savez à quel point c’est un concept que Harper et son entourage savent pousser à une extrême assez impressionnante. Alors, une fois de plus, Hannah Bennett excelle à créer certaines des situations les plus absurdes et les plus hilarantes que j’ai pu lire. Je riais à gorge déployée durant ma lecture. Littéralement.

Mais une fois de plus, l’auteure réussit soudain à donner un petit quelque chose de très touchant à l’ensemble : l’humour d’Harper et de son entourage n’empêche pas l’auteure de traiter intelligemment des sujets un peu plus sérieux. Le grand n’importe quoi des décisions prises par Harper ne font que renforcer le côté touchant du personnage, qui est une adolescente qui grandit, qui se découvre dans sa première relation amoureuse, dans de nouvelles amitiés, dans une amitié qui s’est transformée en amour et qu’on ne sait plus comment gérer… Que des thèmes qui peuvent vite devenir bateaux mais sont amenées ici d’une manière assez subtile… ce qui contraste étonnamment à l’humour ambiant (d’un comique délicieusement extravagant :D), tout en s’y intégrant parfaitement. Je ne sais pas comment l’auteure parvient à ce mélange-là, mais en tout cas il fonctionne à merveille sur moi !

Les personnages ont des personnalités qui pourraient très vite les rendre tous plus antipathiques les uns que les autres : Harper et Josh les premiers, et je ne vous parle même pas des parents, qui parviennent à être encore plus immatures que leurs enfants, ni des grands-parents, qui le sont encore plus que les parents (vous me suivez ? :D). Pourtant, je les adore tous. Et j’espère les retrouver bientôt… in winter, du coup ! 😀

Les Sorcières de la rue des Tempêtes – Marlène Jobert

Marlène Jobert, c’est un peu ma madeleine de Proust, un de mes grands souvenirs de lecture de mon enfance. J’écoutais et lisais les histoires « pour faire aimer la musique classique » en boucle, et j’adorais !

Quand j’ai vu qu’elle faisait encore des lectures d’histoires pour enfants, ça a forcément piqué ma curiosité et suscité la nostalgie ! D’autant plus qu’elle est accompagnée pour l’occasion par sa fille, Eva Green.

Je vous avais parlé de l’édition des Malheurs de Sophie contés par Sophie Marceau. J’avais apprécié écouter la premières histoire avec le CD, mais j’avais finis par préférer terminer la lecture par moi-même.
Je m’attendais à faire de même avec Les Sorcières de la rue des tempêtes. Et pourtant, je me suis complétement laissée aller, avec le CD du début à la fin. Les talents de conteuses de Marlène Jobert, accompagné d’une superbe illustration sonore, ont de nouveau fonctionné sur moi !

En général, j’ai du mal à rester concentrée lorsqu’on me raconte une histoire et que je n’ai pas le texte sous les yeux. Là, je me suis même surprise à me détacher de la lecture pour seulement écouter et regarder les images comme si j’étais de nouveau une petite fille ! Du coup, tout le temps pour moi de regarder les illustrations sous toutes les coutures, et je peux vous dire qu’elles fourmillent de détails, certains vraiment amusants !

L’album raconte l’histoire de quatre sœurs sorcières : trois laides et méchantes tel qu’on se les figure dans les contes, et la quatrième, la plus jeune, bien trop belle et trop gentille pour faire une bonne sorcière. Ses grandes sœurs l’enferment donc dans la cave (dommage que je lise cet album si vieille : enfant j’aurai bien piqué l’idée pour enfermer la propre petite sœur 😀).
Pendant que la plus jeune sorcière est enfermée, les autres s’en vont enlever le Père Noël afin de gâcher Noël, et l’enferme lui aussi dans la cave ! Hop ! (Ya même pas une bouteille ou deux de pinard dans cette cave pour faire passer le temps .. Pff ! ) Et à la veille de Noël, le suspens est insoutenable ! :p

 

L’histoire en elle-même n’est pas forcément très originale mais j’ai beaucoup aimé comment elle était racontée, avec beaucoup d’humour, des petites trouvailles pour dynamiser le récit, et elle est parfaitement illustrée. J’ai un faible particulier pour les images du Père Noël, prenant toute la page avec son énorme bidon 😀

Le livre est vraiment travaillé pour être raconté à haute voix, je crois que c’est ce qui a fait que je me suis vraiment prise au jeu contrairement à mon expérience avec Les Malheurs de Sophie. Comme je l’ai écris plus haut, l’atmosphère sonore est vraiment sympa, la musique, les bruitages, les voix … Que ce soit le texte ou les illustrations, le livre fait vraiment le lien avec le CD : dans l’histoire il est par exemple écrit : « écoute », comme injonction au lecteur qui écoute aussi le CD, et on trouve dans les illustration des cadeaux étiqueté aux prénoms de Marlène et Eva, les deux conteuses. Il me semble que livre – CD, illustration – texte – audio … sont pensés comme un ensemble indissociable qui a fait que ça marche vraiment !

 

La réception de cet ouvrage était un peu une surprise, mais cela m’a vraiment donné envie de m’intéresser un peu plus aux albums sonores, alors c’est réussi ! En plus, lu à quelques jours de Noël, c’était l’idéal 😀 Mais je crois que de la même manière que L’Etrange Noël de Mr Jack (parce qu’ils lient tous deux le monde d’Halloween et de Noël), Les Sorcières de la Rue des Tempêtes peut se dévorer toute l’année !

Love Actually

 

Je suis très difficile avec les comédies romantiques, j’ai du mal à en trouver qui me fassent rire ou qui m’émeuvent… Du coup je ne prends plus de risque, et je n’en regarde presque plus ! A part des téléfilms de Noël tout le mois de décembre, parce que les téléfilms de Noël avec un petit roibos, c’est la vie ! 😀

Et du coup comme je ne vous ai presque jamais parlé de film de Noël, cette année je me suis dévouée pour écrire sur Love Actually 😀

_________

En cette veille de Noël, l’amour est partout, mais souvent imprévisible. Pour le nouveau Premier ministre britannique, il va prendre la forme d’une jeune collaboratrice. Pour l’écrivain au cœur brisé, il surgira d’un lac. Pour le témoin de mariage de son meilleur ami, pour ce veuf et son beau-fils, pour cette jeune femme qui adore son collègue, l’amour est l’enjeu, le but, mais aussi la source d’innombrables complications.

_________

Même si Love Actually est le film de Noël par excellence pour beaucoup, je ne l’ai vu pour la première fois il y a deux ans. Comme je l’ai dis, les pitchs de films romantiques ont tendance à me laisser sceptique ! Mais quand j’ai vu le casting, j’étais un peu plus confiante ! Sans blague, les trois quarts du budget du film y est passé, c’est pas possible ! Alan Rickman, Hugh Grant, Emma Thompson, Colin Firth, etc … Je dirais que c’est le gros point positif du film, car si je l’imagine avec le même scénario, les mêmes images, avec des acteurs plutôt moyens, et que je n’aime pas (je ne citerai pas de nom … Bon OK, je vous propose mon casting cauchemardesque … : Isabelle Adjani, Keira Knightley, Benoît Poelvoorde Carey Mulligan ….), le film me vend beaucoup moins de rêve ! Le jeu des acteurs participe beaucoup au fait que j’ai vraiment apprécié le film !

On suit donc plusieurs couples, ou futurs couples juste avant Noël. Leurs problèmes, leurs joies, leur évolution. J’ai ris à pas mal de scènes, avec une préférence pour celles avec Alan Rickman, et Hugh Grant, à ma grande surprise (d’habitude j’ai du mal à le supporter). D’autres scènes m’ont mis la larme à l’œil (celles avec Alan Rickman aussi. Parce qu’il est quand même génial). Bref, j’étais vraiment avec les personnages et cela ne m’arrive pas si souvent que ça sur une comédie romantique …

Beaucoup de films romantiques sont (ultra) niais, avec des personnages un peu superficiels. Les personnages de Love Actually ne sont pas tous irréprochables, jeunes et beaux, et tout n’est pas tout rose. Je ne dis pas que les clichés sont évités, tous ces couples sont très clichés, mais ça ne m’a pas dérangée. J’ai trouvé que le film s’en servait plutôt que de les subir.

Le film propose des scènes tendres, amusantes, certaines clichées, d’autres très bien trouvées. Il met de bonne humeur et donne envie d’aimer tout le monde ! Si son but est de faire partager le fameux « esprit de Noël » je dirai que c’est réussi. Ce n’est pas vraiment le genre de film que je préfère mais j’ai passé un bon moment (et je ne l’ai même pas trouvé trop long, alors qu’il fait quand même plus de 2h et que je veux toujours retirer 30 minutes à tous les films !). Il faut dire que j’étais vraiment dans l’humeur « je regarde un film de gonzesses en pyjama, sous mon plaid, avec mon chat, du chocolat et une infusion à la mandarine » (je vous jure que tout est vrai), c’était le film idéal !