Acid Summer, Woodstock 1969 – Christophe Lambert

L’histoire commence sur la route menant à Woodstock, où John essaye de se frayer un passage jusqu’au lieu du festival. Spoiler : c’est compliqué. Le nombre de personnes intéressées par l’événement ayant dépassé de loin l’organisation prévue initialement (50 000 personnes de prévues –> 500 000 qui se ramènent, hey guys). Rien qu’à ce stade-là, alors qu’on est coincés dans les bouchons avec le héros, je me suis sentie plongée dans l’ambiance de cet événement aujourd’hui mythique… et dont je ne connaissais finalement pas grand-chose.

“Trois jours de paix et de musique” annonce la quatrième de couverture du roman. Mais aussi “une épopée amoureuse et musicale dans l’Amérique de toutes les utopies”. Effectivement, Acid Summer, c’est un peu tout ça : sur la route, John rencontre la belle Pénélope ; coup de foudre. Mais ils vont vite se perdre et il n’aura de cesse de la chercher durant tout le festival. Avec cette fameuse question en fond, (John va-t-il retrouver sa belle ?) je me suis dit que les pages allaient se tourner toutes seules. Le tout porté par la musique des années 60, que j’aime beaucoup, voilà qui allait exactement donner le roman annoncé par la quatrième de couverture.

Seulement, il s’avère que le roman propose quelque chose d’encore plus intéressant que ce que j’aurais pu imaginer avec ces seules infos. A ce propos, la partie making of du roman, proposée par l’auteur à la fin, est très intéressante. J’ai particulièrement aimé le moment où il explique comment L’Odyssée l’avait inspiré pour la construction de son récit. En effet, à la manière d’Ulysse cherchant sa Pénélope, John va devoir traverser bien des épreuves et faire bien des rencontres. Je laisserai les futurs lecteurs découvrir plus en détails les éléments dont il s’est inspiré, que ce soit des inspirations venues de L’Odyssée ou de films emblématiques de l’époque (tel que Jules et Jim ou American Graffiti). Cette richesse au niveau des références, sources d’inspiration ou hommages se retrouve de manière assez subtile au fur et à mesure du roman : je n’ai pas énormément des références de l’auteur et cela ne m’a pas gênée. Par contre, j’ai reconnu avec plaisir celles que j’avais. J’ai simplement ressenti la manière dont l’auteur est passionné par la période concernée et avait énormément travaillé sur la construction de son roman (ce que j’admire énormément, vu ma propension à partir en freestyle dès qu’il faut écrire un truc… :D).
J’ai beaucoup aimé la manière dont le récit s’est construit en “épisodes”. Grâce à des récits enchâssés, l’auteur propose une sorte de tableau de l’Amérique de cette époque, qui vient nuancer cette ambiance “paix et musique”. Woodstock est ainsi mis en perspective et on comprend mieux dans quel contexte il prend place, même si cela reste fait d’une manière très romancée. Par contre, ces histoires auront réussi à me démontrer que j’avais tort : je n’ai finalement pas lu le livre d’une traite, des pauses ont été nécessaires pour offrir à mon petit cœur de fragile des moments de récupération après les histoires assez dures des personnages croisés par John. 😀

John est un héros que j’ai trouvé très attendrissant. Âgé de 18 ans, il doit choisir entre faire des études d’économie comme le voudrait son père, ou tenter sa chance en école de cinéma comme il le souhaiterait. Déjà fiancé à une amie d’enfance, son coup de foudre pour Pénélope va également le questionner à ce sujet. La question des choix concernant son avenir, la raison ou le cœur, les attentes de la famille ou ses rêves, tout cela a été traité bien des fois et pourtant, bien exploité, ces thèmes marchent toujours aussi bien sur moi. Et il s’avère qu’ils ont été très bien traités ici. ^^

Je ne sais qu’ajouter, si ce n’est que je recommande le livre. Si le thème de Woodstock vous intrigue comme c’était mon cas, si vous aimez les romans avec des récits habilement enchâssés et les histoires de passage à l’âge adulte, Acid Summer pourrait bien vous plaire autant qu’à moi !

Hé Gégé, j’ai vu qu’ils organisaient un petit festival, ça te dit qu’on y aille ? En mode petit concert en plein air, on se retrouve au stand de hot dog ? Ouais ? Cool.

2 Comments on “Acid Summer, Woodstock 1969 – Christophe Lambert

  1. J’étais plutôt réticente mais après ce billet, je vais tenter: merci !

  2. J’ai fait mon truc de première lààà (ça y est je suis trop vieille, j’ai perdu le mot, tu saiis le truc que tu prépares en première et qui te fait une note bonus pour le bac, que tu fais en groupe et que tu présentes à l’oral… Rolala la mémooooire) sur Woodstock ! J’avais appris plein de truc sur le sujet, c’était vachement intéressant, ça me ferait donc carrément plaisir de me replonger dans le festival ! En plus la couverture est trop cool voilà.
    Des bisous !

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