Balade Littéraire #45 : Musée de la BD – Bruxelles

Bruxelles est une ville que j’adore, dans mon top de mes villes préférées même, c’est dire. Non seulement la ville est magnifique, il y a une super ambiance, mais en plus c’est la ville des gaufres, des frites, de la bière, du chocolat, (non les clichés ne me font pas peur), et de la bande-dessinée. (vous ajoutez des chatons, du thé et c’est mon paradis officiel)

Alors quand on va à Bruxelles et qu’on aime le chocolat, il faut s’empiffrer et qu’on aime la bande-dessinée, impossible de louper le Centre belge de la bande-dessinée (plus communément appelé Musée de la BD …).
Une fois que j’ai dit ça, sachez je suis allée un bon nombre de fois à Bruxelles avant de visiter ce musée. Je devais être trop occupée à goûter toutes les bières. Mais c’est désormais chose faite, et je confirme que cela vaut le coup ! (le musée, pas les bières. Enfin, si, mais dans ma phrase je parlais du musée o:) )

Le hall nous plonge immédiatement dans l’ambiance avec ses immenses figurines de Lucky Luke, ou de la voiture de Gaston, et surtout, la reconstitution de l’escalier du Château de Moulinsart (Tintin) que l’on emprunte pour accéder à la billetterie et aux expositions. Ajoutez à cela l’architecture Art Nouveau du lieu en lui-même, c’est grandiose !

L’exposition permanente retrace l’histoire de la bande-dessinée de façon extrêmement ludique : ce qu’on peut considérer comme ancêtre de la BD, les premières planches, les premiers auteurs, le contexte, et toujours ces figurines pour illustrer le tout. J’admets que ce n’est pas la partie qui m’a le plus intéressée car j’avais déjà pas mal étudié ces débuts en cours de cinéma d’animation puis par moi-même, m’intéressant à la bande-dessinée depuis longtemps, mais cela reste très bien fait, très pédagogique et vraiment attractif.

De grands espaces sont accordés entièrement à Peyo – on peut même entrer dans une maison de Schtroumph (Luciole contente :D) – et à Hergé, les héros de la bande-dessinée belge. Derrière une immense façade du Château de Moulinsart, une chronologie retrace les origines de Tintin. (Chronologie que, fidèle à moi même j’ai lu à l’envers). Et bien que ce ne soit pas mon genre de bande-dessinée préférée, ce fut là aussi très instructif. Tout est bien fait pour nous plonger dans les différents univers de BD, et l’enfant qui est en moi a kiffé :p

A l’étage, on découvre tout le processus de création d’une bande-dessinée, du croquis, à la mise en couleur et au retravail aujourd’hui en numérique. Des témoignages d’auteurs nous montrent leur façon particulière de travailler, leurs spécificités : on voit bien que si il y a un socle commun à la majorité des auteurs et dessinateurs, ils s’en affranchissent souvent pour trouver leur propre organisation. Au-delà des explications écrites, des vitrines présentent des planches originales, à différentes étapes du processus, et j’ai été très contente de découvrir celles d’Un million d’éléphants que j’avais beaucoup aimé et dont j’avais parlé ici.

Je dois bien l’avouer, j’ai un peu regretté que soient si peu évoqués le roman graphique et la bande dessinée indépendante, les nouvelles formes et les expérimentations graphiques … Je m’y attendais évidemment avant d’entrer dans le musée, celui-ci s’intéresse plutôt à la bande-dessinée de type « franco-belge », mais je n’ai pas pu m’empêcher d’être un peu frustrée ^^

Un petit encart seulement pour le roman graphique, classé parmi les genres, avec le fantastique, la fantasy, l’historique. Je sais que la définition est un peu floue, varie souvent selon les personnes, mais je l’ai trouvée ici particulièrement succincte et uniquement centrée sur les thématiques biographiques. J’aurai tendance à y voir plus une dénomination de forme que de genre : le roman graphique peut, pour moi, être fantastique, ou historique etc … Mais bon … pour le coup je ne suis pas experte en la matière et je sais qu’il y a débat sur le terme ^^ et surtout, j’ai bien conscience que ce n’est pas le sujet principal du musée.

J’ai quand même pu me consoler, car le musée propose également des expositions temporaires et au moment où j’y étais, il s’agissait de « La Nouvelle BD flamande » qui se consacrait justement aux nouveaux auteurs, qui sortent des codes, expérimentent, créent de nouvelles formes. Bref, ce que j’aime vraiment dans la BD ! Donc j’ai arrêté de râler. :p

Et j’ai même fait du vélo, car il fallait pédaler pour activer les interviews … Sympa non ? On se cultive ET on perd les kilos accumulés en mangeant des gaufres, c’est vraiment bien fait 😀

J’ai vraiment adoré cette visite, ne restez pas bloqués sur mon coup de gueule final 😀
Amoureux de la bande-dessinée ou non, je pense que vous pourrez trouver votre compte avec cette grande exposition. Le tarif m’a semblé vraiment abordable pour tout ce qu’il y avait à voir ! Alors si vous êtes de passage à Bruxelles, à mon avis, n’hésitez pas ! 🙂

 

Informations pratiques :

www.cbbd.be

Tarif : Adulte : 10€ 12-25 ans : 7€ – 12 ans : 3,5€
Horaires :
Ouvert tous les jours de 10 à 18 heures, même les jours fériés à l’exception du 25/12 et du 01/01.

Adresse : 20, rue des Sables – 1000 Bruxelles – Belgique

3 Comments on “Balade Littéraire #45 : Musée de la BD – Bruxelles

    • Oui ! il est super interactif, et très bien fait pour tous les âges ! 🙂

  1. Je ne consomme pas de bière, mais avouons-le, ils sont très forts pour les gaufres, les frites et le chocolat !
    Bon j’ai loupé le centre belge de la bande-dessinée, mais je suis rentrée dans une immeeeeeeense librairie alors cela rattrape un peu ?
    Oh La Luciole au pays des schtroumpfs ! Je ne suis même pas étonnée que le centre ne se soit intéressé qu’à la bande dessinée franco-belge (snif).

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