Broadway Limited, tome 1 – Malika Ferdjoukh

Ce n’est pas un secret, Malika Ferdjoukh est l’une de mes auteurs jeunesse préférés. L’année dernière, j’avais d’ailleurs eu un gros coup de cœur pour Chaque soir à 11 heures. Quand j’ai vu passer cette réédition de Broadway Limited, je n’ai pas résisté : j’en avais lu trop de bien lors de sa première sortie en 2015, cette fois-ci le “dîner avec Cary Grant” ne m’échapperait pas !

Normalement, Jocelyn n’aurait pas dû obtenir une chambre à la Pension Giboulée. Mrs Merle, la propriétaire, est formelle : cette respectable pension new-yorkaise n’accepte aucun garçon, même avec un joli nom français comme Jocelyn Brouillard. Pourtant, grâce à son talent de pianiste, grâce, aussi, à un petit mensonge et à un ingrédient miraculeux qu’il transporte sans le savoir dans sa malle, Jocelyn obtient l’autorisation de loger au sous-sol. Nous sommes en 1948, cela fait quelques heures à peine qu’il est à New York, il a le sentiment d’avoir débarqué dans une maison de fous.

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Même si la quatrième ne nous parle que de Jocelyn, le petit frenchie qui a atterri dans une pension de filles, ne vous faite pas avoir : avant de tourner la première page, soyez prêt à vous faire entraîner dans un tourbillon d’histoires et de destins qui s’entremêlent. Elles s’appellent, Chic, Hadley, Page, Dido, Ursula… Elles sont comédiennes, danseuses, vendeuses, amoureuses, ont des problèmes avec le FBI, et ce sont aussi elles que nous allons suivre. Forcément, j’ai eu mes préférées, mais aucunes ne m’a vraiment agacée. Toutes ces vies faites de rêves et de travail pour essayer de les atteindre ont quelque chose d’aussi enthousiasmant que touchant.

Broadway Limited vibre au rythme du jazz, des claquettes et des références aux grands acteurs de cette époque. C’est d’ailleurs l’un des éléments que j’ai le plus aimés, cette manière dont personnages fictifs se mêlent à des Fred Astair ou des Woody Allen. Tout se fait avec un naturel qui n’ancre que mieux le récit dans cette folle époque ! Le cadre d’après guerre est très bien planté et exploité au travers du passé et du présent des personnages.

L’humour est toujours au rendez-vous, les dialogues fusent et arrachent des sourires au lecteur ; bref, l’écriture est encore une fois terriblement inspirée, c’est du Malika Ferdjoukh, c’est une lecture qui fait du bien !

Petit bémol : avec la multiplicité des histoires, j’ai parfois été frustrée par le sentiment que l’on restait parfois trop en surface. J’aurais eu envie d’en savoir plus sur ces individualités qui m’intriguaient tant. Sauf que voilà, Broadway Limited, au final, c’est plus une fresque, et une fresque très réussie. On en prend plein les yeux, et tous ces personnages sont comme les facettes de cette époque, dont l’ensemble donne un joli aperçu. Alors, même si j’aurais bien aimé les découvrir plus en détails, je serai patiente et j’attendrai le deuxième tome.
D’autant plus que Malika Ferdjoukh nous laisse sur de jolis retournements de situation, que je sentais arriver (il semblerait que commence un peu à comprendre comment fonctionnent ses intrigues :p), mais sans réussir à deviner exactement de quoi il s’agissait. Donc en attendant, j’irai lire mon intégrale de Quatre Soeurs, et j’espère voir bientôt arriver la suite de Broadway Limited en librairie !

4 Comments on “Broadway Limited, tome 1 – Malika Ferdjoukh

  1. Haaa trop de coïncidence, je vais lire ce livre très très vite (j’ai eu la chance de le gagner sur le blog de Marinette !), j’ai hâââte de découvrir la plume de Malika Ferdjoukh !
    J’espère que j’aimerai autant que toooi ! =D

    • Ohh, trop bien ! J’espère pouvoir lire ta chronique dessus soon soon soon alors :p
      Bonne lecture 🙂

  2. J’ai trouvé l’ambiance générale très réussie : on partage l’émerveillement de Jocelyn qui découvre la ville (malgré la ségrégation raciale et le maccarthysme en toile de fond). Et on en parle, des références culturelles plus ou moins cachées partout ? C’était vraiment magnifiquement géré, juste assez pour qu’on se sente complice, mais pas assez pour nous donner l’impression que l’auteur case de force toutes les références qui lui viennent à l’esprit (ce qui peut être super agaçant).
    Pour tout dire, j’avais refermé le livre en sachant que je le relirais sûrement, toujours avec plaisir, et en étant d’ailleurs tentée de le faire à la seconde même!

    • Je n’aurais pas dit mieux concernant les références culturelles ; j’ai rarement lu des bouquins où c’était aussi bien réussi !
      Je comprends ton envie de le relire. Tu le feras peut-être quand la sortie du T2 sera annoncée ? Histoire de fêter ça :p

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