Florent (Le goût du bonheur, T3) – Marie Laberge

Et voilà, Le goût du bonheur, c’est déjà fini. Une série de 3000 grosses bonnes pages qui se sont tournées toutes seules, sans même que je m’en sois aperçue. Alors, pour la dernière fois, faisons un petit point lecture sur cette série de Marie Laberge. 😉

Chroniques sur les tomes précédents :
Gabrielle
Adélaïde

Florent, c’est l’histoire de… Florent ? Raté. Du moins, selon mon point de vue, le titre est assez mensonger, et c’est probablement LA chose qui m’a déçue dans ce tome. Ce dernier tome a tout d’un “Adélaïde bis”, pour moi. Moi qui étais si curieuse de voir ce personnage masculin développé, je me demande si Marie Laberge ne s’est pas fait embarquer dans le tourbillon qu’est Adélaïde, et s’est ainsi retrouvée à la remettre encore une fois au centre de l’histoire. 😀 Peut-être est-ce juste une impression (je n’ai pas compté le nombre de pages consacrées à chacun des deux personnages)(mais j’aurais pu être tenté), mais en tout cas, au niveau de l’impact sur le fil rouge de l’intrigue, Adélaïde donne l’impression de bien plus occuper l’espace que Florent. En soi, j’aurais presque trouvé plus logique que ce tome s’appelle “Léa”, du nom de la fille aînée d’Adélaïde, qui est également beaucoup développée dans ce tome. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’étrange impression que cette série est surtout une histoire de femmes, et que leurs destins, leurs combats, leurs victoires et leurs défaites sont beaucoup plus marquantes dans cette trilogie que ce qui arrive aux hommes. Léa n’est probablement pas plus développée que Florent dans cette histoire, mais elle est au cœur de certains des passages que j’ai trouvés les plus forts et inspirés… alors, encore une fois, Florent m’a paru un peu éclipsé et négligé.
Pourtant, ce qui lui arrive dans ce tome n’est pas évident, les problématiques abordées sont fortes, il connaît également une belle évolution, mais je trouve notamment sa fin un peu bâclée : une fois de plus, ce sont Adélaïde et Léa qui remportent le droit de clôturer en beauté la série, alors que Florent bénéficie d’une sortie qui a tout du courant d’air.

Ce billet va décidément être assez curieux : je ne vous dis rien de l’histoire, je pars dans des remarques très, très subjectives et pas organisées. 😀 Mais tant pis, c’est toujours un peu compliqué de pitcher des sagas familiales, je trouve. Comme d’habitude, ici, les histoires de la multitude de personnages s’entremêlent, certains personnages sont agaçants à certains moments, mais c’est pour mieux les retrouver et les aimer cent pages plus loin. Même si j’ai trouvé ce tome moins dur que le précédent (ou, autre hypothèse : je savais plus à quoi m’attendre :D), le livre n’hésite pas à y aller quand il s’agit d’histoires humaines sordides, mais il est aussi tellement généreux en moment émouvants et emplis de bonté qu’il réussit à trouver un équilibre assez habile.
En refermant ce tome, je me suis sentie terriblement nostalgique : je repensais à la Germaine du premier tome, si différente, à Adélaïde, si petite dans le premier tome, j’ai regretté Nic, comme tous ces personnages j’avais l’étrange impression qu’il allait revenir d’un moment à l’autre, j’ai appris à découvrir Léa et j’ai adoré suivre sa psychanalyse (sacré exercice d’écriture je trouve, très bien relevé par l’autrice. Je ne sais pas si c’est réaliste, mais j’ai en tout cas adoré lire cette introspection du personnage)… J’aurais envie de parler de chacun, de dire combien la fin de certains m’a rendue triste et heureuse à la fois, ou juste triste, tout court, et me dire que le personnage ne méritait pas un tel destin, comme je me le serais dit pour une vraie personne.

Bref, j’ai totalement marché, voire couru. En terminant ce dernier tome de 1100 pages, je me suis demandée pourquoi c’était déjà fini, pourquoi il n’y avait pas de tome 4 . Franchement, il existerait, je serais déjà en train de le lire, ce livre. Pourtant, je suis toujours une adepte du “mieux vaut pas assez que trop” quand il s’agit de série. Mais là, vraiment, ce n’est pas assez du tout, je ne sais même plus quoi lire maintenant, moi, tellement je voudrais juste retourner auprès des Miller & co ! 😀

One Comment on “Florent (Le goût du bonheur, T3) – Marie Laberge

  1. Hahaha alors pour le titre je suis plus ou moins d’accord avec toi… D’accord qu’il devrait pas forcément s’appeler Florent, mais par contre plutôt “conclusion de la famille Miller” ^^
    Enfin, je vois tout à fait ce que tu veux dire, quel crève coeur de quitter tout le monde olala, il m’en fallait encore et encore, Marie Laberge a vraiment réussi à m’étourdir de cette famille sans jamais que je n’en me lasse ! ♥♥♥

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