Hazel Wood – Melissa Albert

Vous trouvez que les “Il vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants”, c’est du vu et du revu ? Envie d’un peu de changement ? Avec Hazel Wood, pas de doute, vous allez être servis. 😉

Hazel Wood, la résidence légendaire d’Althea Proserpine, auteure des célèbres Contes de l’Hinterland.
Hazel Wood, d’où semble s’échapper des personnages inventés par Althea.
Hazel Wood, où sa petite-fille, Alice, va devoir s’aventurer.
Hazel Wood, dont personne ne revient jamais.

Et si Hazel Wood était bien plus qu’un simple manoir ? Un leurre ? Une porte d’entrée sur un autre monde ?
Et si Alice était bien plus qu’une simple New-Yorkaise ? Une princesse ? Une tueuse ?

Il était une fois… Hazel Wood.

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Honnêtement, durant la première moitié de ma lecture, j’ai vraiment (VRAIMENT) cru que je tenais là l’une de mes meilleures lectures de l’année. Melissa Albert nous plonge d’emblée dans une ambiance très particulière, portée par Alice, son héroïne peu conventionnelle et caustique à souhait. Tout est intrigant, on se demande où l’auteure nous emmène, comment les pièces du puzzle vont s’imbriquer. Les choses démarrent assez tranquillement : on découvre peu à peu la vie d’Alice, pas mal de flashbacks qui nous permettent de comprendre qu’elle a grandi d’une manière atypique et pour le moins mystérieuse. Elle-même ne possède pas toutes les clés, et je tournais à toute vitesse les pages du livre, portée par mon envie de savoir si elle allait réussir à choper Finch ou non ce qu’il en était réellement de Hazel Wood et d’Althéa, l’étrange grand-mère.

Et tout fonctionne tellement, tellement bien !

Le duo Alice-Finch (son camarade de classe passionné par les contes écrits par la grand-mère d’Alice) marche à merveille. Finch et sa gentillesse renvoient à Alice ses faiblesses et le côté souvent injuste de son comportement. Alice, tant habituée à avancer toute seule ou en compagnie de sa mère, est mise à l’épreuve et doit apprendre à s’ouvrir un peu aux autres. C’est drôle et c’est touchant. Le tout baigné de cette atmosphère glauque qui caractérise Hazel Wood et les contes d’Althéa, qui restent toujours omniprésents malgré leur éloignement apparents durant cette partie du livre.

Et puis… et puis ça a moins bien fonctionné sur moi.

Les choix de l’auteure sont tout à fait cohérents avec l’idée de base du roman : à l’image des contes sans pitié et sans morale d’Althéa, l’histoire évolue. Sauf que… si je salue le choix et j’en apprécie l’originalité, cela m’a un peu lâchée en cours de route. Le personnage d’Alice se retrouve plus régulièrement seule durant cette seconde moitié, et je trouve que cette solitude du personnage faisait qu’il “fonctionnait” moins bien. J’aimais particulièrement Alice quand elle était dans une dynamique de duo, que ce soit avec Finch, sa mère ou d’autres personnages. Étrangement, quand elle se retrouvait seule, j’avais plus de mal à être en empathie avec elle. En plus, son humour est nettement moins présent, et je le regrette terriblement : Alice c’est ma déesse de l’humour noir et on osait m’en priver ? Ô scandale, Ô désespoir, Ô… Ô exagération, d’accord, mais je vous assure tout de même que c’était très frustrant de voir disparaître cet aspect de l’histoire qui m’avait tant séduite durant la première moitié.

Et la fin ?

La fin est à l’image de la seconde moitié : un peu frustrante. Elle est cohérente, mais elle ne m’a pas fait revenir à mes dispositions de début de lecture (aka “alléluia, que je t’aime Ô toi livre de ma vie”).
A noter tout de même que j’ai vu annoncé un tome 2. S’il s’agit d’une suite de l’histoire d’Alice, cela changerait peut-être ma vision de la chose, mais s’il est question d’autres personnages et que l’histoire d’Alice s’arrête là, on resterait alors sur ce sentiment de frustration de l’extrême.
Et oui, c’est sur ce paragraphe on ne peut plus flou que je vais vous laisser. 😀 Si j’ai plus d’info un de ces quatre, je reviendrai peut-être faire un édit. Sur ce, mangez du chocolat, lisez des contes, lisez Hazel Wood si le livre vous tente : il a de sacrés arguments et peut-être saura-t-il vous plaire tout du long, contrairement à moi ! D’autant plus que je suis malgré tout très contente de l’avoir lu, ça en valait la peine ne serait-ce que pour la vivacité de la narration d’Alice dans la première moitié.

4 Comments on “Hazel Wood – Melissa Albert

    • Je comprends, j’étais pareille dès que j’ai vu annoncée sa sortie, je me suis dit que ce livre était fait pour moi ! Et même si je suis plus mitigée que je l’espérais, ça reste un très bon moment de lecture 🙂

  1. Je l’ai dans ma PaL, je l’avais reçu dans une Fairy Loot il y a quelques mois, et j’avoue que ça m’avait pas mal tenté ! Merci pour la piqure de rappel, je m’y mettrais peut être plus vite que prévu ! =)
    J’espère que la seconde partie du roman me plaira plus qu’à toi cependant ! =)
    Des bisous !

    • A ton service pour la piqure de rappel ! 😉 Comment fais-tu pour résister à une aussi jolie couverture ? :p

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