Imprudence – Gail Carriger

Gail Carriger est de retour sur le blog ! J’ai beau mettre de plus en plus de temps entre la lecture de deux de ses livres, il semblerait que je ne puisse résister à l’appel de son humour et de ses personnages déjantés. Bref, le Protocole de la Crème anglaise tome 2, c’était très chouette, et je vais vous expliquer pourquoi !

Chronique sur le tome 1 ICI

Rue et l’équipage du dirigeable La Coccinelle à la crème sont de retour d’Inde avec des révélations propres à secouer les fondements de la communauté scientifique britannique. La Reine Victoria a de quoi être agacée : les vampires sont à fleur de peau, et quelque chose ne va pas du côté de la meute de loups-garous locale. Pour couronner le tout, la meilleure amie de Rue, Primrose, persiste à se fiancer à un militaire peu recommandable.
Mais Rue a également des problèmes personnels. Son père vampire est en colère, son père loup-garou est fou, et sa tapageuse mère est tout à la fois. Mais, le pire, c’est que Rue commence à comprendre ce qui se passe vraiment… ils ont peur.

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Commençons par l’essentiel : est-ce que ce tome 2 est en-dessous du premier, comme c’est souvent le cas dans les séries ? J’aurais tendance à vous répondre par un grand “non”. Ce tome 2 a réussi à éviter la plupart des écueils que j’avais rencontrés lors de ma lecture du tome 1.
Ici, les pages se sont tournées toutes seules, sans les petites baisses de régime notées dans le premier tome.

Imprudence a su m’embarquer de la première à la dernière page !

Les personnages s’affirment et s’affinent : leur complémentarité que je trouvais parfois un peu superficielle (oh, tiens, tous possèdent exactement les capacités nécessaires au bon vol du dirigeable de Rue !), se fait plus subtile. Les relations se développent et on apprend à mieux découvrir chacun. J’ai particulièrement aimé voir Gail Carriger développer les problématiques de Rue : fille d’une sans-âme et d’un loup-garou, élevée par un vampire, voilà qui n’est pas évident pour se faire une place dans la société. Tolérée mais jamais vraiment acceptée, objet de convoitise, de curiosité ou de peur, Rue n’a pour autant pas le détachement de sa mère sans-âme. Alexia aussi était mise en marge, sauf qu’elle le vivait bien différemment de Rue. L’auteure évite dont de nous refaire un Protectorat de L’ombrelle bis, qui n’aurait manqué d’être moins bon, et propose bel et bien une toute nouvelle histoire, portée par des personnalités hautes en couleurs et bien distinctes des précédentes.

Pour autant, elle n’en oublie pas de faire le lien avec ses anciens personnages : il est l’heure du passage à l’âge adulte pour Prudence, qui comprend que les choses ne seront pas toujours comme elles ont été jusqu’à présent. Par la même occasion, c’est à nous aussi, lecteurs des aventures d’Alexia, de faire des deuils (m’en fous, j’ai juste à rouvrir Le Protectorat de l’Ombrelle pour que tout redevienne comme avant, d’abord). Pas de doute, on assiste à l’envol (dans tous les sens du terme)(oui, bon, tout le monde n’a pas l’humour de Gail Carriger) de notre Capitaine préféré !

Niveau intrigue, j’ai trouvé celle-ci plutôt sympathique. Elle nous tient plutôt bien en haleine, mais n’a rien d’exceptionnel non plus. Je crois, qu’au final, c’était plus les relations entre les personnages qui m’intéressaient. J’étais un peu en mode “yeah, où vous irez, j’irai !”, même si leurs décisions me semblaient parfois un peu confuses et basées sur des indices un peu minces. D’ailleurs, la résolution, quoique inattendue, n’a pas produit grand effet sur moi.

Toutes ces histoires avec les lions-garous et les attaques surprises m’ont laissée un peu froide. Notamment ces dernières, qui étaient pourtant écrites de manière à constituer un running gag sympathique, ont fini par me lasser. J’étais plus occupée à pester contre Rue et Quesnel, qui souffraient visiblement d’un très sérieux manque de communication verbale. Parfois un poil trop d’ailleurs, tellement tout était évident. Mais leur histoire aura eu le mérite de beaucoup me faire rire – quoique on tombe parfois un peu trop dans l’exagération (même pour moi, oui :p).

Que dire de plus ? Cette fois encore, cette lecture a été un concentré de fous-rires et d’idées aussi bonnes que délirantes, mais aussi de moments émouvants.
Je signe volontiers pour la lecture du tome 3 ! Mais comme il n’est même pas encore sorti en vo, autant vous dire que le prochain article consacré à un livre de Carriger risque de prendre une fois de plus son temps pour arriver ! 😀

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