In real life T1 : Déconnexion – Maiwenn Alix

Hunger Games, Divergente, Le dernier jardin… Au début du blog, je ne vous parlais presque que de dystopies. Et puis… mes obsessions livresques ont migré vers d’autres types d’histoires (la vie, le temps qui passe, tout ça tout ça… :D).
Mais aujourd’hui, je vous propose un retour aux sources de Deedr ! Et pas avec n’importe quoi : de la dystopie made in France, voyez-vous. Et ça, je crois bien que c’est la première fois que j’en lisais, tant on est habitués aux dystopie anglophones.

Déconnectée de la seule réalité qu’elle connaît…
Un système dans lequel chacun est connecté aux autres en permanence. De formidables rêves éveillés où les individus trouvent leur espace de liberté. Et une jeune fille brillante, enlevée puis entraînée par des rebelles dans un monde hors réseau.

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Globalement, IRL reste très proche des codes habituels du genre. On retrouve une héroïne qui est en apparence comme les autres mais qui va connaître un destin hors du commun et révéler des qualités qui justifieront ce qui va lui arriver. Une héroïne qui va également découvrir les dessous cachés de son monde et être obligée de changer toute sa perception de ce qui a constitué sa vie jusqu’à maintenant. Et, oui, ne vous inquiétez pas, on retrouve également la fameuse romance avec un beau et fort et fââbuleusement fabuleux jeune homme (qui sent le savon et une odeur inconnue mais terriblement attirante). Hé, il n’y a pas de raison de se priver, hein 😀

Sauf que ça ne s’arrête pas là, et sous ce couvert d’éléments très communs, on retrouve plein de bonnes idées qui font preuves d’originalité et sortent un peu des sentiers battus. On sent que Maiwenn Alix a beaucoup travaillé à la construction de son univers. Le soin apportés aux détails et à la cohérence est perceptible durant tout le livre. Plus, la manière dont elle aborde le fameux thème de la rébellion contre le système en place (gros indispensable de la dystopie, n’est-ce pas :p) est développé d’une manière que j’ai particulièrement trouvé intéressante. Le positionnement d’un personnage en particulier (Socrate)(c’est trop cool OU c’est trop cool d’avoir un personnage appelé Socrate ? On est d’accord, c’est trop cool) est très intéressant. Le regard posé change et m’a paru regarder les choses plus en globalité que dans beaucoup de dystopies. Dans certaines, la réflexion s’arrête à : la situation actuelle est injuste et terrible —-> ELIMINONS TOUT CA !!

Je grossis évidemment le trait (sans blague), mais j’ai aimé la manière dont IRL sortait un peu de ce schéma.

Par contre, le personnage de Lani aurait tendance à justement retomber dans des réactions assez clichées de dystopie, et je regrette qu’elle n’aille pas plus dans le sens de Socrate, ou du moins ne soit pas moins… manichéenne ? Tout ça est difficile à expliquer sans spoiler, mais disons que les convictions de Lani m’ont semblées trop tranchées, moins dans la subtilité que la vision de Socrate. Après, j’ai espoir de voir la psychologie de Lani évoluer dans les deux derniers tomes, ou… que son instinct aura été plus affûté que le mien et qu’elle me prouvera qu’elle avait raison de penser tout ça !

Dans l’ensemble, j’ai apprécié la manière dont est écrit le livre : les descriptions et explications sont très agréables. C’est plus au niveau de la psychologie des personnages – qui pourrait être un peu plus approfondie – et de l’authenticité de leurs émotions que j’aimerais voir une évolution, ce qui permettrait de plus s’attacher à eux. D’ailleurs, j’aurais tendance à être plutôt positive à ce sujet, car j’ai trouvé que le livre ne cessait de s’améliorer au fur et à mesure qu’avance l’intrigue. La fin m’a tenue en haleine, alors que j’avais très bien deviné sur quoi allait se terminer le tome 1. Malgré son côté un peu prévisible, la fin fonctionne terriblement bien et m’a donné envie d’enchaîner directement sur le tome 2, ce qui rattrape le début un peu lent.

On va finir avec ma grosse interrogation, qui m’a suivie durant toute ma lecture. Vous pensez qu’il s’agit de l’issue finale de l’histoire de Lani ? Retrouvera-t-elle sa famille ? Le Système disparaîtra-t-il ?

Non, non. On est sur un tout autre niveau. Voyez-vous, la grande majorité des chapitres se terminent alors que Lani s’endort (ou s’évanouit – de douleur, ou droguée -, selon la meugnonitude des événements en cours) et ils commencent avec Lani qui se réveille. Si au début cela créait des cliffhangers fort bienvenus, j’ai fini par trouver cela répétitif. Et je n’ai cessé de me demander si c’était une volonté de l’autrice, qui voulait ainsi jouer avec le thème des rêves éveillés, ce flou entre les moments où les habitants du Système sont réellement conscients ou non, etc. Si c’est le cas, je trouve l’idée bonne, même si le côté répétitif ne me donnait plus vraiment envie d’enchaîner les chapitres comme au début. Sinon… ce serait un drôle de tic d’écriture, donc je pencherais bien plus pour la première possibilité. 😀

Bilan de ce comeback de la dystopie dans ma vie : vous l’aurez compris en me lisant (du moins je l’espère), positif ! Malgré les bémols soulignés (vous savez combien j’aime rââââler :D), on est sur de la lecture de qualitay ! On retrouve dans IRL les fondamentaux de la dystopie et ça se lit à toute vitesse. Quand j’en reparle maintenant avec ma sœur – avec qui j’ai partagé cette lecture et qui veut que je précise à quel point elle a enrichi cette lecture (voilà, c’est fait Sis’) -, on revient surtout sur les bons points de cette lecture ! Donc… à bientôt avec la suite !

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