Joyland – Stephen King

C’est mon deuxième essai avec les romans de Stephen King et, une chose est sûre, il semblerait que je me débrouille pour tomber sur ses titres qui n’ont rien à voir avec le style “stephenkigien” tel qu’on m’en a toujours parlé. Il faut dire que ma première lecture était le tome 1 de La tour sombre, qui tient apparemment une place un peu à part dans sa bibliographie. Avec Joyland, je pensais tomber sur quelque chose de plus “classique” : une histoire dans un parc d’attraction avec une 4ème de couverture qui ne raconte rien de particulier mais se veut inquiétante et une couverture creepy… ça promettait quelque chose de bien Halloweenesque, non ?

Pour tout vous dire, Joyland, je l’ai dans ma bibliothèque depuis bien 3-4 ans, et chaque année je me dis que je le lirai en octobre, histoire de me glisser un petit peu dans l’ambiance Halloween. Chaque année, j’y pense environ du 1 novembre au 30 septembre de l’année suivante. Et en octobre, c’est comme si le bouquin disparaissait de ma bibliothèque et de mes pensées. Comme quoi, il y a peut-être bien un petit quelque chose d’inquiétant et de surnaturel à propos de Joyland, au final… 😀

Sauf que Joyland s’est avéré n’avoir pas grand-chose d’horrifique. Quelques scènes qui amènent de la tension, du mystère et du suspense, oui. Une mini-intrigue avec une enquête à résoudre et un poil de surnaturel, aussi. Mais en réalité, Joyland, c’est surtout l’histoire d’un passage à l’âge adulte : celui de Devin, héros de 21 ans qui vient de vivre son premier chagrin d’amour et se retrouve à bosser pour l’été dans un parc d’attraction (le fameux Joyland, bravo, vous suivez). On plonge dans la vie de ces forains qui vont – plus ou moins selon les personnes – le prendre sous leur aile.

L’ambiance, le langage, tout a contribué à me faire entrer dans ce monde à la suite de Devin.

On (et par “on”, j’entends mon experte préférée, Mila 😉 ) m’avait parlé des qualités de Stephen King concernant la psychologie de ses personnages. Pour le coup, j’en ai eu la parfaite démonstration ici : je n’avais jamais pris le temps d’ouvrir vraiment le livre ces dernières années, et une chose est sûre, si j’avais lu les premières lignes auparavant, il ne serait pas resté si longtemps à prendre la poussière. Dès les premiers mots, Stephen King m’a attrapée : la voix de Devin, soixantenaire qui repense au jeune homme au coeur brisé qu’il a été et de l’été si particulier qui a suivi, a quelque chose d’émouvant et d’intrigant.

J’ai directement eu envie de continuer à lire cette narration un peu nostalgique, gentiment railleuse, jamais mélodramatique.

Pourtant il y aurait de quoi tomber dans le mélo, vu l’été que traverse Devin. Toutes ses déceptions amoureuses, le décès de sa mère 2 ans auparavant, sa rencontre avec Mike, un pré-ado atteint d’une maladie incurable et sur le point de mourir… Pourtant, tout est toujours admirablement dosé.

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Si vous souhaitez une vraie lecture frissonnante, Joyland vous laissera probablement sur votre faim. Les frissons sont très ponctuels et brefs, par contre, on a droit à une véritable coming of age story, sensible et drôle, qui donne envie d’aller faire voler des cerfs-volants sur la plage… 😉

12 Comments on “Joyland – Stephen King

  1. Je viens de terminer Blaze pour Halloween, je note celui-ci pour une prochaine fois.

    • Je ne connais pas du tout Blaze, tu me le recommandes ? 🙂

  2. C’est vrai que ce n’est pas du “classique” pour le style de l’auteur dans l’horreur ^^ Mais, un roman intéressant, c’est sûr. Pour frissonner, il vaut mieux pencher pour Ça, Salem, Shining, Sac d’os, etc.
    Et, pour la psychologie des personnages, Misery est parfait 😉

    • Si j’ai envie de frissonner dans le plus pur style de Stephen King, je note les titres que tu cites ! Et, oui, Misery est l’un de ceux qui me tentent le plus 😉

  3. Je n’ai lu qu’un seul livre de Stephen King, Les yeux du dragon et il sort de son registre habituel. Je suis curieuse de découvrir d’autres de ses livres mais j’ai un peu peur…

    • Cet auteur est tellement prolifique, vous me faites tous découvrir de nouveaux titres ! Je n’avais jamais entendu parler des Yeux du dragon, il faudra que j’aille voir de quoi il s’agit.
      Je comprends ta crainte, on est pas mal dans ce cas je crois :p

  4. Contente qu’il t’ait plu 😀 La quatrième est trompeuse car fausse. Elle donne la promesse d’un livre que l’on ne pourra pas lire. Ce livre est tout de même intéressant, lorsque je l’ai lu je ne pouvais pas le lâcher.

    • Exactement pareil ! C’était un livre très difficile à lâcher ! 😉

  5. Aaah ça tombe bien, Plouf aime pas trop quand ça fait peur ^^
    Du coup je retiens celui là pour me lancer dans la biblio du monsieur ! =)

    • Ça peut être un bon compromis entre ton envie de ne pas avoir trop peur et celle de découvrir Stephen King, oui ! 😉

  6. Aw, mon nom dans un article sur Stephen King :’)
    Et je suis vraiment contente que le livre t’ait plu ! Je ne l’ai pas encore lu, mais il est également dans ma bibliothèque, et c’est très enthousiasmant, tout cela 😀 (mais soyons honnête, haha, le temps que je lise toute sa bibliographie, j’aurai 90 ans)

    • J’étais obligée de parler de toi ici ! :p
      C’est pas si mal que ça, d’avoir assez de livres d’un auteur qu’on adore pour en lire toute notre vie ! 😉

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