Les Vigilantes, T2 : La Flamme – Fabien Clavel

Les suites de série, c’est toujours un peu la surprise : on ne sait jamais si ça va le faire avec le nouveau autant qu’avec les précédents, ou si ce sera mieux ; bref, on a même souvent notre tome préféré (le débat sur le meilleur Harry Potter n’en est qu’un exemple)(c’est le 3 0:) ). Malheureusement, concernant Les Vigilantes, si le tome 1 m’avait très agréablement surprise, ce tome 2 m’a plutôt déçue.

En relisant ma chronique du tome 1, j’ai été étonnée de voir combien j’avais eu de choses à dire dessus (oui, ma capacité à écrire des articles beaucoup trop longs réussit encore à me surprendre :D) : l’intrigue qui m’avait transportée d’un bout à l’autre, le personnage d’Anna dont j’avais aimé l’ambivalence entre dureté extérieure et fragilité intérieure… Oui, je comprends bien pourquoi j’ai commencé ce tome 2 en étant très enthousiaste. Cette suite et fin, je l’attendais vraiment.

Je ne pense pas que La flamme soit une mauvaise suite, loin de là, mais l’intrigue n’a pas su m’intéresser comme celle du tome 1. Dans Le foyer, on assistait à la prise de conscience d’Anna et à ses tentatives pour percer les secrets du gouvernement tyrannique, à sa recherche d’identité, de famille. Dans ce tome 2, on est dans le renversement pur et dur du gouvernement. Cela aurait pu être captivant, mais je n’ai que très peu été sensible à cette évolution d’Anna qui devient un symbole de la résistance et de la liberté. Si ses problématiques et émotions sur le plan personnel m’avait parlé, cela aurait peut-être été différent.

Sauf que non.

Anna est en colère, Anna est possessive, Anna ne veut et ne peut aimer personne, ou peut-être que si… Et oui, je me répète, toutes ces problématiques auraient pu être passionnantes, si Anna m’avait été sympathique, mais ça n’a pas été le cas. Je n’ai pas réussi à être en empathie avec elle dans le tome 2, tout la maintenait à distance (ou, pire, m’agaçait). Ce qui colle avec ce qu’elle traverse, bien remarqué Sherlock :D, sauf que cela a juste abouti à un désintéressement concernant ce qui lui arrivait.

Finalement, c’est peut-être le personnage de Moni, l’ancienne collègue Vigilante d’Anna, qui m’a le plus parlée, ainsi qu’Amàlia, qui n’est pas là très longtemps mais dont j’ai aimé l’authenticité. Ce sont deux personnages qui sonnaient plus vrais et réussissaient à me toucher avec peu. De même pour Vilmosh, ce personnage détestable dont le côté tragique a quelque chose d’émouvant.

Ce tome 2 ne l’a pas fait avec moi, mais je suis tout de même contente d’avoir eu le fin mot de cette histoire, même si j’aurais aimé réussir à plus apprécier ma lecture.

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