Miss Cyclone – Laurence Peyrin

Miss Cyclone, c’est le livre que j’ai mis sur ma liseuse un peu par hasard. Marie Vareille en parlait dans l’une de ses vidéos et je cherchais un ebook qui me saurait m’occuper sur la route des vacances. Je voulais quelque chose de léger-mais-pas-trop, et l’histoire de Miss Cyclone me semblait proposer le bon compromis !

A l’ombre du Cyclone, les célèbres montagnes russes de Coney Island, là où New York se jette dans la mer, Angela et June, deux jeunes filles que tout oppose, se construisent ensemble dans une amitié indéfectible.

L’amitié féminine, dans sa force et sa singularité, est racontée ici de manière lumineuse par Laurence Peyrin, à travers quatre temps de la vie d’Angela et de June. Quatre temps décisifs qui coïncident avec quatre événements marquants de l’histoire new-yorkaise, la mort de John Lennon, l’ouragan Bob, l’affaire Lewinsky, le 11-Septembre, comme autant d’échos aux bouleversements intimes de ces héroïnes.

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J’ai mis une quinzaine de pages à entrer dans le roman. Passé le début, c’en était fait de moi : je m’étais déjà fait happer par l’ambiance si particulière et prise d’affection pour les deux héroïnes. Concernant Angela et June, je ne peux pas dire que je les ai appréciées de la même façon : Angela est beaucoup plus proche de nous, moins mystérieuse que June. June, c’est ce personnage qui est aussi insupportable que fascinant (insupportablement fascinant, donc ?).

Si on regarde les choses objectivement, on se demande comment Angela fait pour la supporter, voire comment qui que ce soit peut supporter June. Sauf que, oui, je sais, ça ne marche pas comme ça les relations humaines 😀 : malgré tous les travers de June, on comprend l’amitié que lui porte Angela. Vraiment. Jamais je ne me suis demandé ce qu’Angela pouvait bien faire avec June. Non, leur relation semble tout ce qu’il y a de plus naturel, comme si elles étaient faites pour être amies. Le meilleur, c’est que ça se fait pas “trop beau pour être vrai”. J’ai adoré la manière l’autrice réussissait à parler de ce type de relations, aussi incompréhensibles que magiques.

Angela, je l’ai aimée de manière plus personnelle. C’est amusant, car Angela et moi n’avons en soi pas grand-chose en commun en apparence : la vie qu’elle mène enfant, celle qu’elle choisit (plus ou moins) adulte… rien à voir avec moi. Pourtant, je me sentais proche d’Angela, de ce qu’elle est au fond et qu’elle cache tout en ayant une conscience aiguë de cette face enfouie d’elle-même. C’est comme si Angela était écrite d’une manière profondément intime, et c’est assez émouvant. Ça contrebalance à merveille tout le mystère et le panache que nous balance en permanence l’imprévisible June !

Comme le dit le résumé, le livre est découpé en 4 parties : l’histoire des deux jeunes femmes est rythmé par des événements bien connus. C’est amusant, car ces événements me disaient tous quelque chose : j’ai moi-même des souvenirs du dernier et j’ai déjà entendu mes parents parler des trois autres (ce qui n’est pas tellement étonnant, puisqu’ils sont  à peu près de la même génération que les héroïnes). L’idée de nous plonger au cœur de ces épisodes m’a énormément plu, ainsi que la manière dont l’autrice traite ces événements. Ils sont présents de manière très naturelle, jamais je ne leur ai trouvé ce côté plaqué qui aurait pu être présent.

Petit bémol (parce qu’il en faut bien un, vous savez combien je suis une râleuse dans l’âme) : je regrette la brièveté du livre. Souvent, je couperais bien quelques dizaines de pages dans les romans, ici, c’est tout le contraire. J’ai eu l’impression de rater un peu trop de choses dans les vies des héroïnes. On se retrouvait toujours aux moments clés de leurs vies, et je regrettais de ne pas les avoir suivies un peu plus dans leurs épisodes “intermédiaires”, afin de pouvoir mieux ressentir les moments cruciaux après les avoir un peu attendus. Bref, il me manquait parfois une sorte de “montée” vers les moments essentiels. On me les donnait un peu trop vite, sans laisser le temps à l’émotion de s’installer. Bon, et puis, je serais volontiers restée un peu plus avec Angela et June (et Adam)(si vous voulez savoir qui est Adam, il ne vous reste plus qu’à lire le livre).

Conclusion (de qualité) ? Miss Cyclone, c’est bien. Je le recommande ! 😀

One Comment on “Miss Cyclone – Laurence Peyrin

  1. Que c’est attractif ! Malgré la briéveté du livre, on sent bien ton enthousiasme, en particulier pour Angela^^ Si je n’avais pas 800 livres à lire, et un rythme d’à peu près 1 livre par mois (en moyenne)(j’ai rien lu du tout le mois dernier)…

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