Léviathan – Scott Westerfeld

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Sur fond de première guerre mondiale revisitée, deux camps :

 

Les Darwinistes constitués de L’Angleterre, la France, la Russie et la Serbie. Inventeurs de machines futuristes mi mécaniques-mi vivantes. En effet, il utilisent les “fils de vie” des différentes espèces animales pour créer des machines intelligentes et basées sur les défenses naturelles de chacunes.

Parmi eux, Deryn, jeune fille de 15 ans passionnée par l’aviation. Mais voilà, seul les hommes sont acceptés dans l’Air Service, et elle devra se travestir pour voler… 

 

Les Clankers constitués de l’Austriche-Hongrie et l’Allemagne. Amateurs de la mécanique pure et dure, ils perfectionnent chaque jour un peu plus des Mécanopodes, sorte de bêtes seulement faites de métal. Contrairement aux inventions Darwinistes ils pensent que c’est un sacrilège d’utiliser des êtres vivants.

Pami eux, Alek, seize ans, prince Austro-Hongroi, qui aurait dû être amené à gouverner le pays mais ne peut accéder au trône en raison de la mauvaise naissance de sa mère que son père Archiduc a épousé malgré tout. Lorsque ses parents sont assassinés, il doit se lancer dans une course effrénée pour échapper à leurs assassins…

 

Comme vous vous en doutes, ces deux là seront amenés à se rencontrer et à lutter chacun comme il peuvent pour une guerre qui à la base les oppose.

  

Du Streampunk, donc. Mais surtout l’occasion pour moi de découvrir Scott Westerfeld !

  

Bon… autant le dire de suite, c’est loin d’être un coup de coeur. Mais pas à cause de l’écriture ou même de la qualité de cette même écriture ! Juste car… beaucoup beaucoup beaucoup de machines et de combats assez longs que j’avaient du mal à me représenter, je finissais par me perdre entre les clans, j’ai plusieurs fois dû relire un passage car je ne saisissait pas le déroulement des actions… bref, une vraie catastrophe (moi, hein, pas l’histoire :D).

Non pas que ce ne soit pas clair, mais peut-être juste que je ne suis pas assez branchée machine de guerres, habituellement. La nouveauté a fait que je me suis perdue bon nombre de fois.

 

Par contre, de très bonnes idées, j’ai adoré ce concept de Darwinistes et de Clankers, par exemple.

Les personnages ? Eh bien… je ne me suis pas vraiment attachée à eux à vrai dire. Peut-être plus à Alek qu’à Deryn, j’ai aimé suivre son apprentissage pour piloter le Mécanopode ainsi que les bonnes claques qu’il se prend psychologiquement. Le voir tomber de son piedestal était franchement bien, car c’est quelqu’un qui a un bon fond malgré un certain égocentrisme sur-développé au début.

Moins d’évolution du côté de Deryn, et puis… je ne sais pas, c’est moins passé… cette manière d’essayer de se comporter comme un garçon m’a semblé un peu caricaturale peut-être…

 

Mon préféré, dans l’histoire, c’est quand même le Comte Volger et ses remarques acides, ainsi que le Dr. Barlow.

 

De très beaux dessins rythme l’histoire, et cela m’a bien aidé à imaginer certaines machines, par exemple !

 

Si on me prête le second tome je le lirai sans aucun doute (j’aimerais bien savoir ce qui se cache dans fameux oeufs du Dr. Barlow quand même !), car j’ai passé un bon moment, mais le fait de devoir me concentrer pour pouvoir saisir le déroulement des actions m’a un peu gaché le plaisir.

Quant à Scott Westerfeld, je suis toujours aussi enthousiaste à l’idée découvrir ses autres séries, Uglies et Midnighters, et le Steampunk n’a pas fini de m’intriguer.

Le Chaperon Rouge – Livre (S. Blakley) et Film (C. Hardwicke)

Publié le : 19 juillet 2011

Le village de Daggerhorn semble sommeiller au creux de la vallée. Depuis des générations, le Loup qui menace sa tranquillité est tenu à l’écart grâce à un sacrifice mensuel. Mais aujourd’hui, plus personne n’est à l’abri. Et la peur rôde… A la mort de sa soeur, Valérie est inconsolable. Henry, le séduisant fils du forgeron, tente de gagner ses faveurs, mais le coeur indompté de la belle bat pour un autre garçon : Peter, le bûcheron exclu du groupe, qui lui offre des escapades palpitantes en dehors du cocon familial. Un beau jour, un chasseur de loups de passage dans la région fait une terrible révélation qui provoque la stupeur des villageois : la Bête qui les terrorise vit parmi eux. Chacun devient suspect. Bientôt, on comprend que seule Valérie peut entendre la voix du Loup. Et celui-ci exige qu’elle le rejoigne avant que le sang ne coule…

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En toute franchise, je ne connaissais de ce projet, proposant de faire une version moderne du petit chaperon rouge, que la bande-annonce du film. De jolies images, mais bon… réalisatrice de Twilight, tout ça tout ça… j’ai pris un peu peur, ne m’en voulez pas.

Puis je suis tombée sur le livre à la bibliothèque. Et vu que j’ai lu la majorité des livres s’y trouvant, c’est plus par dépit qu’autre chose que je l’ai emprunté…

Comprenez : ceci est un livre tiré du scénario du film, pas évident du tout d’en faire quelque chose de correct, et rien que pour cela, je tire mon chapeau à l’auteur, car, que l’on aime ou pas, j’ai trouvé qu’elle s’en était fort bien sortie.

Un style qui m’a un peu fait peur au début (surtout pour les scènes sentimentales… j’ai cru pleurer – non, je suis mauvaise là, ce n’est pas aussi terrible que ça au fond)… puis on s’y fait, et on se prend au jeu :

Prenez l’histoire du chaperon rouge, transposez le dans un village médiéval qui tremble chaque jour par peur d’un loup… garou. Oui, car cette fois-ci on se retrouve avec un cluedo géant. En effet, l’intérêt de cette histoire n’étant pas à mes yeux de savoir si Valérie va choisir Peter ou Henry (on le sait depuis le début, donc bon…), mais plutôt “Qui est le loup ?”

Et les spéculations sont allées bon train de mon coté, je dois dire !

Bon… je préférais ma version, si bien que j’ai été un tantinet déçue, mais ça m’a vraiment surprise, c’est là le bon coté de la chose !

J’ai envie de souligner que c’est un beau “livre-objet”, en effet, la mise en page est vraiment jolie et j’ai eu plaisir à relever les diverses décorations 🙂 (c’était la minute fille :D)

Détail, qui a une grande importance pour moi : la fin du livre n’est pas la toute fin ! Il manque 18 pages, se trouvant sur internet (Ici pour ceux ne l’ayant pas trouvé – NE surtout PAS lire si vous n’avez pas lu le livre ou vu le film, et souhaitez le lire/regarder ! 🙂 ). A la fin du “livre papier”, on ne connait toujours pas l’identité du loup !

J’ai trouvé cela particulièrement stupide, et n’ai pas bien saisi l’utilité de cette démarche (avis aux âmes charitables ayant compris :D), car j’ai dû, à presque 1 heure du matin, rallumer mon ordinateur afin de connaître la fin… c’était très moyen, quoi…

Sinon, une surprise sympathique, j’ai adoré mener mon enquête, même si maintenant je sais que je ne deviendrai jamais la prochaine Sherlock ou même Miss Marple dans mes vieux jours !

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Un mot sur le film ?

Oui… finalement, je me suis décidée à voir le film après, histoire, quand même, de voir ce que ça donnait en image !

Eh bien… ça n’a fait que renforcer mon idée que le livre était vraiment pas mal pour un livre tiré d’un scénario ! En effet, celui-ci apporte pas mal d’information en plus. Il débute avant le film, et on y voit pas mal Lucie vivante.

De très jolies images, sinon (comme l’annonçait la bande-annonce, en fait). Les forêt enneigé avec Valérie qui se ballade emmitouflée dans son chaperon rouge, forcément, ça claque !

Intérêt très moindre pour moi, vu que je connaissais l’histoire, donc c’est tout ce qui m’a vraiment marquée. Mais j’imagine que si on voit le film avant, on se prend autant au jeu que je m’y suis prise pour le bouquin ! Mon avis n’est donc pas objectif, je pense.

Beaucoup moins axé “teenager” que ce que je pensais – et craignais (moins que Sortilège du moins, à mon humble avis :D), et ça, ce n’est pas négligeable ! 

Princesse en Danger – Pierre Bottero

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Présentation de l’éditeur

Tout avait bien commencé. Ma famille d’accueil me plaisait et j’avais maté le gros dur de la classe. ET puis, au cours d’une balade en VTT, Shi-Meï, princesse de Pataman, a surgi devant moi. Le miracle a continué. Elle m’a souri. Mais j’ai le cœur en morceaux car elle vient d’être enlevée. Il ne me reste qu’une solution : la délivrer. A tout prix…

Les personnes me connaissant un peu ne seront pas sans connaître mon amour pour les livres de Pierre Bottero. Si je connais plutôt bien ses écrits, se sont essentiellement ses oeuvres majeurs comme La Quête d’Ewilan et je dois avouer n’avoir jamais jeté un coup d’oeil à ses premiers écrits, ciblés pour un public plus jeune, préados.
 
Benjamin, dix ans, navigue de famille d’accueil en famille d’accueil depuis sont plus jeune âge à cause d’un père inconnu et d’une mère qui ne prend de ses nouvelles que lorsqu’il pleut des vaches (dixit Benjamin lui-même).
Il n’est pas bête. Il n’est pas méchant. Un bon gamin en somme… Mais voilà, à chaque fois, ça tourne au vinaigre malgré lui.
Seulement, un beau jour, après avoir été expulsé d’une énième famille, il atterit chez Luce, Marc et leur fils Elliot. Sans qu’il sache pourquoi, ça va de suite être différent. Entre les sourires de Luce et les ballades à VTT avec Marc, une nouvelle vie va s’offrir à lui.
C’est là qu’arrive Shi-Meï… La belle et énigmatique princesse Shï-Meï. SA princesse.
 
Je ne suis pas super friande des histoires de cette tranche d’âge, (même si certains Evelyne Brisou-Pellen, des Fantômettes ou autre Club des cinq me rappellent d’excellents souvenirs,) mais là… comme toujours, c’est du Pierre Bottero.
 
En plus simple, plus jeune, mignon. Pas super réaliste… mais tellement joli.
 
Avec des passages touchant, Benjamin est un héros que j’ai trouvé assez poignant de par son vécu et ses réflexions. Et un humour charmant. Bref, j’ai aimé, plus que ce à quoi je m’attendais… Une fois de plus…
 
 
“Pendant le repas, j’ai ouvert la bouche plusieurs fois pour parler de Shi-Meï et, à chaque fois, je l’ai refermé sans rien dire.
Attitude qui a dû me donner l’air futé d’une carpe droguée, mais j’étais incapable d’agir autrement.
Je n’avais vu Shi-Meï que cinq minutes, dont plus de la moitié en état de choc. Je n’avais rien à raconter ou alors il aurait fallu que je mette mon coeur sur la table et ça, il n’en était pas question.
Shi-Meï…
Même son nom était merveilleux.
Tout le monde a cru que je passais la nuit sous ma couette, mais c’est faux.
J’ai dormi sur un nuage.”
 
N’empêche, je les trouve super doués en amour les gosses de dix ans, moi… 😀

Hier tu comprendras – Rebecca Stead

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Présentation de l’éditeur

1979. Miranda vit avec sa mère et son beau-père dans un quartier populaire de New York, partageant son quotidien de jeune adolescente avec son meilleur ami Sal. Mais, un jour, de curieux événements surviennent: sans raison apparente, Sal se fait frapper par un garçon et il cesse soudain d’adresser la parole à Miranda ; la clé de secours de l’appartement de Miranda disparaît, et celle-ci trouve une lettre énigmatique qui lui est adressée. Cette lettre déclare: «Je viens pour sauver la vie de ton ami, et aussi la mienne. J’ai deux services à te demander ». De jour en jour, Miranda reçoit d’autres lettres de ce mystérieux expéditeur, qui semble connaître son avenir. Petit à petit, la jeune fille reconstitue le puzzle composé par son correspondant, pour découvrir les raisons de son appel à l’aide, empêcher une mort annoncée et retrouver son amitié perdue…
 
 
 
 
 
 
Ce livre était conseillé dans une revue que je lis, mais n’étant pas le genre de roman que j’ai l’habitude de lire, je ne l’aurais pas acheté. Le titre me plaisait vraiment. Le résumé aussi. Mais… ce n’était pas assez…
Seulement, lorsque je l’ai croisé à la bibliothèque, bah… je ne sais pas, je me suis dis “et pourquoi pas ?”
 
Alors je l’ai emprunté.
 
Ca annonçait un paradoxe temporelle, vu le titre, et comme j’aime beaucoup tout ce qui est paradoxale, j’ai d’un seul coup été vraiment motivée.
 
Une écriture fluide, sans fioritures. Miranda, jeune adolescente de douze ans, est un personnage agréable, se faisant des réflexions toutes bêtes que je me suis pourtant faite moi aussi à un moment ou à un autre… et ces détails ont fait qu’elle m’ait devenue sympathique très rapidement.
 
Un récit de vie simple pouvant être en parti celui de chacun d’entre nous…
 
Seulement voilà… les étranges messages arrivent… et les questionnements en même temps. Où l’auteur veut-elle donc nous emmener ?!
 
C’en est tellement mystérieux que j’ai eu assez peur à la moitié du livre quand j’ai commencé à sentir que je me lassais… Il y avait quelques indices mais beaucoup de choses étranges ne collaient pas entre elles, ces histoires de paradoxes temporelles évoquées avec Marcus n’étaient pas toujours super claires… je finissais par m’y perdre (oui, je vous ai déjà dis que mon esprit scientifique était gravement atrophié non ?… hum)
 
Puis, je me suis dis que c’était un petit livre (250 pages à tout casser) et que je pouvais quand même aller jusqu’au bout (s’il en avait fait 600, je ne dis pas, mais là)…
 
Bon an mal an, je me suis laissé porter par le récit de Miranda, touchante malgré tout…
 
Et, soudain, tout s’accélère et ça a été la révélation. J’ai tout compris juste avant Miranda, pas de beaucoup, mais tout m’a paru claire d’un seul coup (un bref sursaut de mon pauvre esprit scientifique sans doute…).
 
J’ai trouvé cette histoire profondément touchante, il y a en elle quelque chose que je n’avais jamais vu ailleurs, et ça fait de bien de tomber sur un livre différent de temps à autre. Différent de ce que l’on connait et aime habituellement.
Je suis restée un moment sans rien faire après avoir fini, histoire de me mettre mes idées au clair… c’était un peu comme sortir d’un rêve… ou d’une autre époque, quelque chose qui n’existe pas et est pourtant si proche…