Geisha – Arthur Golden

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À neuf ans, dans le japon d’avant la Seconde Guerre mondiale, Sayuri est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto. Dotée d’extraordinaires yeux bleus, la petite fille comprend vite qu’il faut mettre à profit la chance qui est la sienne. Elle se plie avec docilité à l’initiation difficile qui en fera une vraie geisha.

Art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse et de l’amour : Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées de la ville. Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs. Elle triomphera des pièges que lui tend la haine d’une rivale. Elle rencontrera finalement l’amour…

Écrit sous la forme de mémoires, ce récit a la véracité d’un exceptionnel document et le souffle d’un grand roman. Il nous entraîne au coeur d’un univers exotique où se mêlent érotisme et perversité, cruauté et raffinement, séduction et mystère.

 

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Geisha, c’est pour moi la beauté sauvage et le sublime du Japon à l’état pur.

(J’ai vu le film en début d’année, et, à ma grande surprise, je peux le dire maintenant, celui-ci illustre à merveille le livre. Moi qui suis rarement amatrice des adaptations cinématographiques, là, je suis bluffée.)

 

Ce livre est clairement l’un des plus époustouflant que j’ai lu.

 

Le livre mêle habilement histoire (au travers de cette période trouble qu’est la seconde guerre mondiale), coutumes (alors que l’on suit la formation de Shiyo, qui deviendra la grande Geisha, Sayuri), et sentiments, oscillant entre la haine de Chiyo envers l’homme qui l’a vendu et l’amour qu’elle se découvre pour le seul qui lui tendra la main alors qu’elle n’est encore qu’une petite servante : le président…

 

Une plongée dans un univers qui paraît presque fantastique et qui, pourtant, existait encore il y a peu de temps.

 

Arthur Golden a une plume presque poétique, et je n’aurais pas été surprise si Geisha avait été écrit par un Japonais en personne. Il explique d’ailleurs toutes les recherches et les témoignages effectués dans le but de rester le plus fidèle à la réalité. J’imagine l’immersion dans laquelle l’auteur a dû se plonger pour écrire un roman aussi passionné, ça a dû être passionnant ! 🙂

 

Les personnages sont vraiment sublimes, et aussi complexes et vivants que l’histoire que nous conte Geisha. J’ai tellement imaginé cette petite Chiyo, vendue, trahie, mais incapable d’en vouloir à son père de cela, et qui se raccroche à l’image de son sauveur, le Président. Ses désillusions, ses souffrances, son combat. Puis l’espoir qui renait lorsque Mameha, une grande Geisha, décide de faire d’elle une Geisha, de faire en sorte qu’elle ait une seconde chance. Je vivais cette peur qu’inspire Hatsumomo, l’horrible Geisha qui vit dans l’Okiya de Chiyo, l’horreur de la guerre.

Tout est si vivant, si beau. Et je ne pouvais m’empêcher de voir les images du film, mais cela ne faisait que sublimer le tout.

 

Mon seul petit regret vient peut-être de la fin : autant dans le film, c’est très romantique, très poétique, autant dans le livre, l’auteur reste fidèle à sa ligne de conduite, et il nous offre une fin plus réelle, une belle fin, mais un peu “douce-amère”. J’aurais peut-être préféré connaître celle du livre en premier, pour ensuite m’éverveiller et satisfaire mon côté romantique grâce à celle du flim. ^^

 

Bref. C’est beau, c’est beau, c’est beau, c’est sublime !

(je vous ai déjà dit que c’était beau et sublime ? oui ? ah. vous êtes sûr ?)

 

Il y aurait tellement de choses à dire encore, mais j’ai tellement de mal à exprimer ce que j’ai ressenti que c’en est frustrant 😀

 

En tout cas ce livre vaut véritablement le détour !

Nord et Sud – Elizabeth Gaskell

Nord et Sud

 

Après une enfance passée dans un village riant du Hampshire, Margaret Hale, fille de pasteur, s’installe dans une ville du Nord. Témoin des luttes entre ouvriers et patrons, sa conscience sociale s’éveille. John Thornton, propriétaire d’une filature, incarne tout ce qu’elle déteste: l’industrie, l’argent et l’ambition. Malgré une hostilité affichée, John tombera sous son charme.

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En achetant Nord et Sud, je pensais me trouver face à une lecture dans la lignée de Jane Eyre ou Orgueil et Préjugés.
 
Verdict ?
 
En fin de compte, je dois avouer ne pas avoir été autant exaltée que par ces deux derniers ouvrages, même si Nord et Sud amène à sa manière des éléments très différents, qui n’en sont pas moins intéressants et agréables.
 
Des personnages sympathiques, Margaret est bonne tout en ayant des défauts humains, Thornton est bourru mais est quelqu’un d’intelligent, les parents apparements creux, superficiels et faibles s’avèrent plus sensibles et, tout simplement, plus malheureux qu’autre chose… de bon personnages, oui, mais ne  faisant pas preuve d’autant de force que je l’attendais. Pas aussi exaltés ou exaltant que des Elizabeth Bennet et des Mr Darcy, ou des personnages de “Rebecca” voire “Jane Eyre”.
 
Cela dit, j’ai vraiment aimé le fait que l’auteur s’intéresse aux gens de “moyenne” ou de “basse” condition. On découvre la vie des ouvriers avec Bessy et son père, le dilemme des patrons pour savoir comment se comporter pour être respectueux tout en étant respecté avec Thornton.
C’est une dimension tout autre que ces autres romans du même genre, centrés sur les personnages qui jouissent d’une condition plus élevée.
 
Donc, forcément, c’est moins attrayant, moins romantique, mais… ça a aussi existé, et c’est beau malgré tout.
J’ai donc passé un bon moment, c’est certain, ce fut simplement très différent de ce à quoi je m’attendais, la plume est belle, les idées traitées, même si ça manque peut-être un peu de la magie que les soeurs Brontë ou Jane Austen savait distiller, ou des passions qu’elles savaient déchainer. Oui, je pense que c’est le mot :
 
Nord et Sud manque simplement d’un peu de passion à mon sens.
 
Un roman tranquille à lire l’hiver au coin du feu (ou du radiateur, hein :D).

Petit Article du Dimanche – Blablatage sur Divergent de Véronica Roth

Depuis que, dimanche dernier, j’ai lu Divergent, de Véronica Roth, je me suis posée une question. Bon ok, pas qu’une, loin de là. Mais une revient très régulièrement :

 

Si je vivais dans le monde de Tris, de quelle faction viendrais-je ? Et, surtout, quelle décision prendrais-je à 16 ans ?

 

Vaste question, n’est-ce pas ?

 

Après moult réflexions, je ne suis sûre de rien, bien évidemment, mais j’ai trouvé amusant de me prêter à ce petit jeu : je viens d’une famille essentiellement composée de ce que l’on pourrait appeler des “artistes”. Grand-père musicien, grand-mère danseuse, parents tous deux sculpteurs… bref, vous voyez l’idée je pense 😀 Mais… vu que dans le monde de Véronica Roth, il reste peu de place pour les artistes, (exceptés pour les tatoueurs, qui doivent se faire des fortunes chez les Audacieux XD), j’ai réfléchi, et je me suis retrouvée face à un sacré problème, car, dans ce monde là, mes parents ne se seraient sans doute pas rencontrés en fait : ma mère aurait sans doute été une Altruiste, et mon père un Erudit…

Donc, ceci déjà mis de côté, hein XD, je me suis donc penchée sur le choix que je pourrais faire suite au Test, et, de nouveau : problème.

J’ai un indéniable côté Erudit : j’aime apprendre. Je lis car j’aime m’évader, mais aussi pour les connaissances que cela peut m’apporter. J’ai dans ma bibliothèque un certain nombre de livre sur les civilisations, Egyptienne, Grecque, juste car j’aime apprendre leur histoire…

Après, je ne sais pas si j’ai un côté vraiment Altruiste, mais je sais que j’aime “m’occuper des autres”, les aider, les écouter… mais c’est aussi sans doute une chose à laquelle je me suis habituée au contact de ma mère, la façon dont elle m’a élevée… donc, je ne sais pas si c’est vraiment Altruiste ou Fraternel, vu que l’on ne sait que peu de chose sur cette dernière faction.

Cela dit, j’ai aussi un certain côté tête brulée. Gamine, devinez qui se suspendait aux branches tellement fines qu’elles menaçaient de rompre, d’un vieil olivier à quand même cinq mètres de haut, et ce, juste car j’adorais le frisson que cela me procurait ? Et j’ai quelques exemples aussi de faits aussi idiots que je ne faisais que car j’aimais bien mettre mon… absence de courage à l’épreuve XD

 

Donc, au final, je me dis que je serais peut-être tout simplement Divergente, avec tout de même une dominance Erudit, car c’est quelque chose de très fort en moi, ce besoin d’apprendre.

Mais cela m’amène en fait à une autre réflexion : vu comment notre monde est fait, nous encourageant plutôt à nous intéresser à tout, grâce aux informations, aux multiples possibilités nous étant offertes, à nous mélanger, à profiter de ce que cette diversité peut nous apporter, cela ne ferait-il pas de nous tous des Divergents ? Même si, dans le monde de Tris, nous serions obligés de choisir ce qui est le plus fort en nous…

Je trouve ça assez terrible le fait de mettre dans “de petites boites”, chacun, alors qu’il y a tellement de choses en nous, parfois paradoxales, même !

 

Bref,  j’ai d’autant plus hâte que le tome 2 sorte car j’espère en savoir plus le principe de “Divergent” tel que le voit Véronica Roth !

 

 

Et vous, avez une petite idée de la faction de laquelle vous viendriez et du choix que vous feriez ?

 

Belle semaine à vous, qui avez eu le courage de lire ce blablatage encore plus inintéressant et incompréhensible qu’à l’accoutumée ,  je le crains 😀


 


A comme Association, Tome 6 : Ce Qui Dort Dans La Nuit – Erik L'Homme

! Attention !

Risques de spoilers

Je vous en avais déjà parlé :

  

* A comme Association, Tome 1 à 4 – Pierre Bottero et Erik l’Homme

  

* A comme Association, Tome 5 : Là où les mots n’existent pas  

  

A comme association 6

Présentation de l’éditeur

Lorsque Jasper se décide enfin à revenir à l’Association, il trouve porte close. Entre de faux Agents qui traquent un sorcier joueur de tambour dans le métro et de vrais vampires qui organisent une fête sanglante dans un manoir de banlieue, il n’a pas le temps de s’étonner. Accompagné de son fidèle sortilège Fafnir et d’Ombe qui lui prodigue toutes sortes de conseils bizarres, Jasper mène l’enquête… Ignorant que Walter a disparu et que Mademoiselle Rose passe son temps à discuter avec un miroir, accroché dans sa cuisine ! Jasper sauve la vie de l’Agent stagiaire Nina et remonte avec elle la piste de l’étrange sorcier. Une piste semée de cadavres. Mais qui, du sorcier qui a pris Walter en chasse ou de la troublante Nina, risque le plus de causer sa perte ?

 
 
 
 
 
 
 
 
Il est vrai que cette série a un goût spéciale. Obligée d’être modifiée en cours de route à cause du décès de l’un de ses auteurs, j’avais eu du mal avec le tome 5, reprochant entre autre à l’écriture d’Erik L’Homme d’être un mix au goût un peu amer entre son écriture habituelle et celle de Pierre Bottero… peut-être mon jugement avait-il été un peu dur et hâtif, car j’ai vraiment pris un réel plaisir à lire ce tome-ci.
 
Un tome qui commence enfin à donner quelques minuscules réponses, ou du moins des pistes. Bref, des os à ronger, quoi 😀
 
Dans ce tome, vous découvrirez que : Mademoiselle Rose a certaines… capacités, et qu’elle aime tout particulièrement se ‘”taper la discut” avec certains miroirs bien spéciaux, que Walter est ultra-jaloux des sorciers Mongols ayant un look encore plus recherché que le sien et que Jasper n’est pas tout ce qu’il y a de plus fidèle à Arglaë !
 
En fait, l’atout de ce bouquin, à mon avis, c’est que des choses horribles et glauques s’y passent, mais l’auteur a un tel art pour faire passer le tout que, lorsque je le lis, j’aurais envie de dire quelque chose comme : ” il y a trente morts dans la pièce ? Y’a du sang partout et ça donne envie de rendre son petit déjeuner ? mwhahahahaha, excellent ! on recommence quand tu veux l’ami !”  (ou pas, hein.)
 
Jasper est un personnage que j’aime beaucoup, c’est l’adolescent de base : pas doué avec les filles, maladroit, avec des pensées pas tout ce qu’il y a de plus louable XD, mais… cette auto-dérision permanente fait que c’est le genre de garçon qui m’intriguerait, personnellement. J’aurais vraiment envie d’aller me marrer avec lui et de complètement me moquer de ce que les autres peuvent penser.
 
Dans ce tome-ci, il doit sauver une de ses coequipières Agent Stagiaire  et retrouver un puissant chamane Mongol armé d’un redoutable petit tambour rouge et répondant au prénom soooo sexy de Otchi. He ! On ne se moque pas, c’est tout un programme ! Et palpitant. En Plus.
 
Bon. Ombe joue toujours à l’esprit frappeur, mais, cette fois-ci, je l’ai un peu plus reconnue. A certains moment, même, j’avais véritablement l’impression que le personnage était de retour, et ça, ça fait du bien.
 
Mon seul véritable gros reproche, serait que j’ai vraiment trouvé ce tome trop court, je n’ai pas eu le temps de le commencer, que, déjà, c’était fini ! J’en aurais bien repris une petite centaine de pages supplémentaires, moi.
 
Bon, maintenant, je crois que le suivant est pour mars, héhéhé, je sens que les réponse
s commencent à arriver, je fais mes petites suppositions, et ai hâte de voir si elle s’avère fondées ou non ! Par contre, même si 8 tomes sont prévus, je commence à me dire que c’est trop couuuurt, je re-signerais bien pour deux supplémentaires, moi… (ah, et aussi, j’aimerais bien retrouver Erglug…)