Article du dimanche n°5 – Les tendances livresques

Plusieurs fois que je passais outre mon blablatage du dimanche,

Eh bien le voici de retour, parce que, c’est bien connu, beaucoup parler de rien, c’est une activité que j’apprécie particulièrement.

 

Aujourd’hui, attention, je vous sors LE sujet super intéressant, LE sujet qui va passionner les foules : les tendances.

 

Je vous vois arriver : “ça y est, elle nous a pété un bon gros cable, la meuf. Elle va renommer son blog en “De gloss et de mascara” et nous parler de la couleur tendance de cet hiver”.

Non mais oh ! Ca va pas ! Déjà, je ne fais même pas la différence entre un gloss et un mascara (je déconne, hein)(quoi que… parfois).

 

Evidemment, je vais simplement parler des tendances concernant les bouquins (oui, tous ces mots pour absolument rien, vu qu’intelligents comme vous êtes vous l’aviez deviné depuis le début, mais j’aime tellement faire durer le plaisir que voilà, quoi)

 

Je ne vais pas remonter à très loin, vu que je suis un peu jeune (ahem) pour avoir connu, par exemple, la grande époque où la SF triomphait avec Dune. Non, je ferais plus récent et plus simple : Harry Potter (oui, comme presque tout le monde, j’ai lu les aventures d’Harry).

Harry Potter, c’est vachement bien. Harry Potter, c’est cool. Je n’ai rien à redire là-dessus pour ma part. Seulement… il y a un truc qui m’intrigue depuis le début :

 

pourquoi est-ce CETTE série précisément qui a lancé la grande mode des sorciers ?

 

Je veux dire, j’ai lu d’autres séries sur les sorciers tout aussi sympathiques (bon, les auteurs devaient être français, d’où l’absence de succès international et de surmédiatisation, me direz-vous). Les mystères de l’édition, sans doute.

Cela dit, ça a quand même permis à pleins d’autres séries de se faire connaître, je pense notamment à Tara Duncan. Je crois avoir lu que l’auteure avait pré-écrite sa série entièrerement depuis plusieurs années déjà, et écrit le premier tome, mais que ça lui avait été refusé. Et là, HP arrive… miracle ! Tara Duncan qui n’intéressait pas les éditeurs avec son sujet totalement “out”, se vend à des millers d’exemplaires !

Moi, ça me défrise.

 

Il n’y a pas si longtemps que ça, les sorciers sont un peu repassés dans l’ombre. Bah ouais, le dernier volet d’HP est sorti au cinéma, tout le monde a bien pleuré… mais rien n’y a fait, les baguettes magiques se vendent décidément moins bien, au profit des fausses dents (j’ai dit fausses dents, pas les dentiers, les fans d’HP ayant grandi avec lui ne sont pas encore assez vieux, namého !)

 

Et les vampires ont envahi nos librairies et nos coeurs de midinettes.

 

Au début, c’était un peu le bordel, quand même. Parce qu’il n’y en avait qu’un seul de vampire, (un illustre inconnu… Edward, un truc comme ça) et que toutes les filles voulaient se faire mordre par lui. Pardon, d’abord se faire demander en mariage, puis mordre par lui.

Du coup, il a fallu fournir plus de bestiols à dents longues, et de charmants auteurs s’y sont collés.

Bon. Autant j’avais aimé Harry, autant Twilight, je n’ai même pas ouvert le livre. J’ai tellement flippé devant les reportages à la TV où l’on voyait des centaines de filles hurler au passage de l’acteur jouant THE vampire… que je me suis demandé si le livre ne contenait pas un espèce de virus ou un truc dans le genre.  Autant ne pas prendre de risque.

Pour les petits malins me faisant remarquer que j’avais forcément vu des reportages où il en était de même pour celui jouant HP, je répondrais que je m’en fichais, car aux débuts d’HP, je ne regardais que “Barbapapa” ou “Oui-oui et le trésor de l’arc-en-ciel”, deux chef-d’oeuvres justifiant amplement ce manque à ma culture.

Un peu plus sérieusement, l’histoire de Twilight ne m’a juste pas intéressée, ne vous vexez pas les filles, dites vous que ça en fait une de moins avec qui partager Edward.

 

Bon. Alors maintenant, on se retrouve un peu comme des cons, parce qu‘après avoir vu les librairies pleines de sorciers, c’est maintenant les vampires qui font un sit-in.

J’ai rien contre les vampires, moi. Même si j’ai été récalcitrante au départ, j’ai appris à apprécier quelques séries. C’est cool, les vampires et ça nous permet de nous rendre compte à quel point on est tordues pour fantasmer sur le fait de se faire mordre. Depuis que j’ai lu Vampire Academy ou Mercy Thompson, je dors fenêtre ouverte même en plein hiver au cas où Adrian ou Stefan passeraient dans le coin (le seul problème étant que ma chambre est au deuxième étage et qu’il y a des barreaux aux fenêtres, mais on ne sait jamais !)

Après, comme pour les amateurs de baguettes magiques, au bout d’un moment, ça peine à se renouveler. Du coup, il faut vraiment sélectionner, si, comme moi, on n’est pas des fans inconditionnelles. Mais ça devient en quelque sorte un challenge que de choisir ses prochaines lectures, et ça me plait bien.

 

Moi, je reste classique avec mon goût prononcé pour la fantasy, et je me sens de plus en plus attirée par le steampunk, l’époque victiorienne m’appelle à grands cris et je serais bien tentée de lui répondre. Des vampires à l’époque victorienne, quelqu’un n’aurait pas ça en magasin ? (je ne déconne pas, je suis sûre que ça rendrait suuuuuper bien)

 

Maintenant, la grande question reste :

quelle sera la prochaine mode ?

 

Une petite idée, pour votre part ?

 

Je parierais bien sur les zombies ou les anges, qui semblent avoir la cote en ce moment. Et j’ai envie de dire “pourquoi pas ?”

 

En attendant, je prévois loin, car je suis en train d’écrire un roman sur des chameaux mort-vivants volants ayant des pouvoirs magiques et qui ne peuvent que se nourrir de sang.

Je suis persuadée que c’est le futur et que ça va réunir beaucoup de lecteurs.

Le Blé en Herbe – Colette

L'article sur l'adaptation cinématographique ICI

Le Blé en Herbe - Colette

Quatrième de couverture

 

” Toute leur enfance les a unis, l’adolescence les sépare.

Phil, 16 ans, et Vinca, 15 ans, amis de toujours, passent leurs étés en Bretagne. Tout naturellement, l’amour s’installe entre ces deux complices inséparables, un amour qui grandit plus vite qu’eux. Et cet été-là, Vinca et Phil découvrent leurs différences et leurs incompréhensions. L’insouciance et la confiance font alors place à la souffrance et à la trahison. Ces amours adolescentes révèlent à Vinca et à Phil ce qu’ils sont désormais et ne seront jamais plus. Et ces vacances s’achèvent sur un adieu à l’enfance, amer et nostalgique

Avec délicatesse, Colette excelle à évoquer l’éveil de la sensualité, la douloureuse initiation à l’amour et à la vie.

 

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Je n’ai pas trouvé la couverture de ma vieille édition France Loisirs et ça me chagrine, car elle était décidément bien jolie. Enfin, quoi qu’il en soit, cela ne change rien au livre en lui même, heureusement.

 

Il y a deux manières de lire le Blé en Herbe : comme un livre ennuyeux, où rien de tangible ne se passe, et je crains que beaucoup ne l’ai vu ainsi, ou alors, comme un véritable petit bijou.

Court roman de 150 pages, que je verrais presque comme un conte, où chaque phrase est ciselée, chaque phrase semble répondre à un but précis et ce, même si en apparence elle ne parle que du sable sur la plage. Le sable semble alors, sous la plume de Colette, s’imprégner des sentiments des personnages.

 

L‘histoire en elle-même parle de la période où l’on s’aperçoit que l’enfance est dernière nous et que, pourtant, nous ne sommes pas encore adulte. C’est cette période un peu “à part” de la vie que sont en train de vivre Phil et Vinca. Ils lévitent dans une sphère à part, et on s’en rend bien compte, par exemple à la manière dont sont nommés les adultes : “Les Ombres”. Et c’est en effet cela, Les Ombres vivent dans un monde qui n’est pas celui de Phil et Vinca.

 

Ils sont amis depuis l’enfance, et, naturellement, l’amour vient s’y mêler sans vraiment qu’ils ne s’en rendent compte jusqu’à cet été. Leurs jeux n’ont plus vraiment cette insouciance qui les caractérisaient avant, les deux jeunes gens ne savent plus vraiment que dire, ni quand. 

J‘ai été très surprise par cette possessivité qu’ils ressentent l’un par rapport à l’autre, Philippe répète très souvent que Vinca lui appartient autant qu’il appartient à Vinca.

 

Lui vit beaucoup moins bien qu’elle cette période de la vie, beaucoup plus impétueux, passionné… du moins, il le montre beaucoup plus. Elle, est déjà marqué par la vie, plus secrète et intuitive, Vinca s’occupe de sa petite soeur, car, d’après sa mère vieillissante, cela lui revient naturellement. Elle sait déjà qu’elle veut se marier avec son ami d’enfance, mais on peut la sentir submergée par toutes ces obligations dont elle doit s’affranchir avant de pouvoir le faire. Cinq ou six ans en deviennent mille.

 

Arrivera la mystérieuse Dame en Blanc, devant laquelle Phil se sentira déjà un homme, et qui fera réagir Vinca comme une femme…

 

Arrivera la fin de l’été, mais avant, il vous faudra lire le livre… 😉

Il rayonnait d'intolérance et d'une sorte de désespoir traditionnel. La hâte de vieillir, le mépris d'un temps où le corps et l'âme fleurissent, changeaient en héros romantique cet enfant d'un petit industriel parisien. Il tomba assis aux pieds de Vinca et continua à se lamenter :
Tant d'années encore, Vinca, pendant lesquelles je ne serais qu'à peu près un homme, à peu près libre, à peu près amoureux ! Elle posa sa main sur les cheveux noir que le vent rebroussait, au niveau des genoux, et contint tout ce qu'une sagesse de femme agitait en elle. « A peu près amoureux ? On peut donc n'être qu'à peu près amoureux ?..

page 30

 

Si j’ai brusquement eu l’envie de lire du Colette, c’est grâce à ce très bon article. Si vous voulez devenir incollable sur Colette, c’est du super travail. ^^

 

 

Retrouvez aussi l’article sur l’adaptation cinématographique ICI 🙂

 

 

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Mercy Thompson Tome 3 : Le baiser du fer – Patricia Briggs

Je vous en avais déjà parlé :

* Mercy Thompson Tome 1 : L’appel de la lune – Patricia Briggs

* Mercy Thompson Tome 2 : Les Liens du Sang – Patricia Briggs

Mercy-Thompson-3.jpgPrésentation de l’éditeur

“Je retroussai mes babines pour lui donner une bonne vue de mes crocs. J’avais beau ne pas peser plus de quinze kilos sous ma forme de coyote, j’étais néanmoins un prédateur…”
La forme de Mercy Thompson est peut-être changeante, mais ce n’est pas le cas de sa loyauté. Lorsque son ancien patron et mentor est arrêté pour meurtre et abandonné par les siens, Mercy est la seule à vouloir l’innocenter, qu’il le veuille ou non.
Le coeur de Mercy , quant à lui, est à l’image de la nature de sa propriétaire : partagé. il balance entre deux loups-garous. Or, ces derniers ne sont pas réputés pour leur patience, et si elle ne parvient pas à faire un choix, Sam et Adam s’en chargeront

peut-être pour elle…

J’aime vraiment bien cette série. Ce n’est pas une série qui se prend au sérieux, on passe de supers bons moments de détente… bref, exactement ce qu’il me fallait en ce moment.

Il n’empêche, je constate que Mercy a un certain don pour se trouver des amis qui ont toujours des problèmes. Vous croyez que c’est Mercy en elle-même qui a des ennuis ? Et bien non. En vérité, c’est toujours ses amis qui en ont. Dans le un, c’était les loups-garous, ou plus exactement Jesse, dans le deux, c’était Stefan, et bien là… c’est Zee.

Mais comme Mercy, elle est trop sympa, eh bien c’est elle qui va faire marcher ses méninges pour régler les problèmes de tout le monde.

Bon. Après, les siens… ça attendra. Ou pas. Elle ne sait toujours pas quoi faire par rapport à Adam et Samuel, mais il se pourrait fort qu’eux le sache… 

L’enquête visant à innocenter Zee était sympathique, et bien que je n’ai deviné qui était le coupable seulement trois page avant qu’il se dévoile, je sais que dans d’autres circonstances (ou plus exactement si j’avais été un peu moins fatiguée, n’est-ce pas), je pense vraiment que j’aurais deviné beaucoup plus tôt. Le point fort reste toujours d’après moi les personnages, ainsi que l’humour de Mercy.


J’aime vraiment ce personnage. Oui, je sais ça fait un peu la fille qui a la révélation au bout de trois tomes, mais là, vraiment, je peux le dire : Mercy elle est top. Elle n’est pas d’une beauté surréaliste, elle n’est pas invincible (les bien tristes évènements à la fin du tome le prouvent…), mais elle sait faire rire même lorsque c’est critique, elle ne se prend pas vraiment au sérieux tout en ayant un sacré caractère. Voilà, ça c’est juste le genre d’héroïne que j’aime.

Quant à Samuel et Adam… bon, personnellement j’aime toujours autant le docteur au petit coeur fragile, mais l’alpha est un tout aussi bon personnage, soyons d’accord. Nous savons enfin dans ce tome-ci avec qui Mercy va finir, mais, au fond, je ne suis ni déçue ni ravie… Il arrive ce qui doit arriver, voilà tout. 

Concernant l’incursion en pays Faë, j’ai envie de dire : “brrrrr”. Décidément, c’est pas vraiment mes potes. Il sont quand même flippants, non ? (Non ? Ah.)  Cela dit, je serais curieuse d’en savoir plus sur le Monde d’En-Dessous, ou sur la véritable personnalité de Zee.

Patricia Briggs arrive vraiment à rendre chacun des peuples dont elle parle intéressant, en y ajoutant sa touche personnelle, ce que j’aime beaucoup.

Le tome 4 m’attend déjà dans ma bibliothèque, mais je vais faire un peu durer le plaisir, donc, en principe, ce n’est pas pour maintenant (mais sait-on jamais ?).

J’ai dans l’idée que, cette fois-ci, c’est bel et bien Mercy qui va avoir des ennuis, et cela m’intrigue fortement…

Top Ten Tuesday (11) Les dix livres que je verrais bien adaptés au cinéma

Top Ten Tuesday

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.

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Les 10 livres que vous aimeriez voir adaptés au cinéma
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Etant la plupart du temps déçue par les adaptations, n’est-ce pas, je suis persuadée que si l’on mettait un groupe de lecteurs fans du livre en question au poset de réalisateurs il y aurait moins d’égarement 😀

1. Divergent – Véronica Roth
Ce livre-là, rien qu’en le lisant j’avais l’impression de voir un film dans ma tête… S’il tombait sur un bon réalisateur, ça pourrait faire des étincelles. (La question à mille dollars : qui ferait Quatre ? Alors ? Les Filles ?)

2. La Série de L’Assassin Royal – Robin Hobb
Ahhhhhh ! Hiiiiii ! Ohhh… ahem. Il y aurait quand même moyen de faire de sacrés films avec de pareils livres, non ? J’imagine tellement bien… Il faudrait reprendre mot pour mot les dialogues avec le Fou, bien sûr, il faudrait trouver un mec pour faire Fitz qui accepte de se faire péter le nez dans un film (comment ça, il y a des effets spéciaux aujourd’hui ? Mais c’est un film moyenâgeux, Madame ! Il faut rester le plus fidèle possible à l’ambiance du livre ! – Morgana, ancienne grande inquisitrice)(Dit la fille qui ne veut même pas tuer les mouches en été)

3. Le dernier jardin tome 1, Ephémère – Lauren DeStefano
J’imagine bien un film tout en douceur, avec des lieux de tournage sublimes et de bons acteurs ça ferait quelque chose de juste… beau. *soupire*

4. La Quête d’Ewilan – Pierre Bottero
Avec moi en guise d’Ewilan bien sûr. Le premier qui dit que je commence à être vraiment trop vieille a intérêt à courir vite (ou pas, vu mes capacités à la course de vitesse, hein)(cela dit je suis tenace, je m’en sors plutôt bien en endurance, donc prenez garde… un peu, tout de même).
Et si le réalisateur se loupait, lui aussi aurait intérêt à courir très vite.

5. Les secrets de l’immortel Nicolas Flamel – Michaël Scott
Vraiment une jolie série avec pleins de personnages qui voyagent énormément… il y aurait moyen de faire quelque chose de très bien je pense. (Et je ferais Scatàch, bien sûr)

6.  Vampire Academy – Richelle Mead
Ca serait juste top… avec l’academie Saint-Vladimir, les combats, les retournements de situations et les cliffhangers de malade à la fin de chaque film…

7 La série des Fièvres – Karen Marie Moning
Ca ferait un pu… (Est-ce que je vous ai déjà parlé de mon problème comme quoi Dani prend parfois possession de mon corps ?) sacré film ça ! Avec une ambiance bien glauque, où le spectateurs ne saurait pas trop où il irait, verrait Pink Mac devenir Black Mac…

8. Vampire City – Rachel Caine 
Là, en fait, je verrais plus une série… The Morganville Vampires. Mwhahahahaha. Non, décidément, il y a moyen de faire quelque chose de sympathique.

9. La Série Filles de Lune – Elisabeth Tremblay
Je suis certaine qu’avec un tel monde, aussi fouillé et recherché, des personnages aussi singuliers, ça pourrait faire de sacrés films fantasy. Après, le risque étant qu’il faille couper trop de passages et que ça dénature le tout… :/

Bonne semaine à toutes et tous 🙂