L'Assassin Royal tome 8 : La Secte Maudite – Robin Hobb

! Attention !

Ceci est le huitième tome d’une série, risque de spoilers

 

Je vous en avais déjà parlé :

 

L’Assassin Royal tome 1 : l’apprenti assassin – Robin Hobb

 

L’Assassin Royal tome 2 : l’assassin du roi – Robin Hobb *

 

L’Assassin Royal tome 3 : La nef du crépuscule – Robin Hobb

 

* L’Assassin Royal tome 4 : Le poison de la vengeance – Robin Hobb

 

* L’Assassin Royal tome 5 : La Voie Magique – Robin Hobb

 

* L’Assassin Royal tome 6 : La Reine Solitaire – Robin Hobb

 

* L’Assassin Royal tome 7 : Le Prophète Blanc – Robin Hobb

 

 

L-assassin-royal-tome-8.jpgPrésentation de l’éditeur

C’est sous les traits d’un simple valet suivant son riche seigneur que Fitz et le Fou ont entrepris de partir à la recherche du prince Devoir, disparu dans d’étranges circonstances. Ils sont accompagnés dans leur quête d’Oeil-de-nuit et de laurier, la confidente de la reine Kettricken. Ils ont huit jours pour retrouver la trace du fugitif. Mais ils vont bientôt s’apercevoir que la disparition du prince n’a rien d’une banale fugue. Si Fitz retrouve facilement sa trace à Myrteville grâce au lien qui l’unit à son animal, il va rapidement découvrir que le jeune héritier de la couronne, qu’il considère comme son fils, est sous l’emprise de forces maléfiques poursuivant de sombres visées sur les Six-Duchés…

Surpriiiiise ! Devinez de quoi je vais vous parler ? Quoi ? L’assassin royal ? Mais comment le savez-vous ? Je savais que vous étiez super forts, mais quand même ! MOI, vous parler de l’assassin royal, étonnant quand même, non ? Non ? Ah.

Toujours dans mon délire assassinroyaliste, j’ai donc découvert le huitième tome des aventures de notre ami Fitz (et non Fritz, naméoh ! ce n’est pas du tout la même chose, même si j’avais aussi beaucoup aimé ce livre, aussi).

Le prince Devoir étant toujours porté disparu, Fitz, le Fou, ainsi que Laurier la grand’veneuse de la reine, se lancent à sa recherche.

Simple fugue de l’adolescent afin d’échapper à ses prochaines fiancailles ? Enlèvement ?

Personne ne sait exactement.

Tout ce que Fitz sait, c’est grâce aux rêves d’Art qu’ils partagent parfois, et ces mêmes rêves lui montrent combien Devoir est attachée à sa marguette… trop, même. L’évidence s’impose, Devoir a le Vif, et cela n’est peut-être pas sans rapport avec sa disparition…

 

Plus ça va, plus j’aime, et l’histoire de Fitz, et le style d’écriture de Robin Hobb. Vraiment, quoi. Lorsque j’ouvre un des tome de l’A.R, je sais que je n’aurai qu’à me laisse emporter, et à savourer chaque phrase, chaque détails que l’auteure a mis sur pied et qui font la richesse de ce cycle.

Alors, oui, les méchants sont très méchants, comme feu Royal, les gentils comme Fitz sont très gentils et l’honneur est leur cheval de bataille… mais en même temps, rien n’est blanc ou noir, chaque personnage étant habité d’un soupçon de bonté ou de malveillance permettant une subtilité spécifique à Robin Hobb apparemment.

On découvre beaucoup le prince Devoir dans ce tome-ci, et j’ai pris plaisir à voir sa relation avec Fitz évoluer et des liens se tisser. Devoir qui, après tout, est de tout même le fils biologique de Fitz, “détail” qui trouble énormément je dernier. J’ai beaucoup pensé à Fitz au même âge, en voyant les réactions de Devoir, un Fitz qui aurait été un prince officiel.

Dans ce tome-ci, peu de nouvelles d’Umbre, et pas du tout de Burrich ou Molly, même si je soupçonne Fitz de faire pas mal de rêves d’Art avec Ortie, et je ne serai pas étonnée de la voir apparaitre dans le tome suivant !

Un tome plein de chevauchées haletantes, de retournements de situations, pleins de… du Fouuuuuuu ! XD Mais aussi tout en sensibilité ; un personnage important disparait, et, même si je m’y attendais, je ne pensais pas, (ou ne voulais pas,) que ce soit aussi tôt…

Top Ten Tuesday (5)

Top Ten Tuesday

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.

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Les 10 personnages avec qui vous vous verriez bien faire votre vie (ou passer la nuit !)

 

 

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Alors. cette semaine, c’est THE top. Je vais pouvoir parler à outrage de mes coups de coeurs pour ces messieurs qui me font rêver.

Pour cela, je me suis mise en condition. Avec la BO de “Lucille amour et rock’n’roll” et la relecture de quelques petits passages bien spéciaux, me voici fin prête.

(Non, non , c’est des conneries évidemment. En fait… j’écoute le générique des Mystérieuses Cités d’Or… *pan*).

 

1. Arsène Lupin

 

 Arsène, c’est le premier qui a su faire battre mon petit coeur. Un gentleman cambrioleur, ça a de la gueule quand même, non ? De toute façon, je craque plus facilement pour les bad boys version 19ème ou 20ème siècle… donc, Arsène, c’est le bad boy suprême pour moi. 

 

2. Mr Daaaaaaaarcy

 

Mr Darcy, c’est quand même le seul à pouvoir vous sortir des tirades romantiques comme les siennes sans paraître ridicule. Non, au contraire : il vous sort des phrases longues d’une page, pompeuses qui plus est, et pourtant… tout ce qu’il est possible de faire, c’est soupirer en s’imaginant à la place de Lizzy.

 

3. Adriiiiiian

 

Adrian ? Qui c’est Adrian ? Ahh. Vous voulez dire : Adriiiiiiiian ? Il fallait le dire tout de suite !

Adrian, c’est quand même le seul vampire qui, pour moi, a réussi là où Edward Cullen a échoué. Adrian, c’est le seul vampire capable de me faire fantasmer, quand même.

 

4. Salim

 

Bah oui. Un personnage de Pierre Bottero. Salim, il m’a faite rire, il m’a touchée, et j’ai adoré le voir grandir au fur et à mesure des trilogies. Et puis, franchement, vu tout ce qu’Ewilan lui a fait endurer, je le trouve très constant…   (une des raisons pour laquelle je n’aime pas vraiment Ewilan : on ne fait pas souffrir un garçon aussi gentil que Salim !)

 

5. Quatre

 

Ouii, Quatre. Comment aurais-je pu l’oublier ? Voyons ! Moi, je l’inviterais bien à venir découvrir notre Société à nous, évidemment, je me proposerais comme guide…   


6. Fitz

 

J’aurais bien dit le Fou, mais, en fait, c’est le genre de personnage avec lequel j’adorerais “taper la discut”, ou, top du top, l’avoir comme ami. 

Tandis que Firz… Fitz, il est courageux, il a souffert, on le voit évoluer… Fitz, c’est le martyr sexy quoi XD

 

7. Le baron de Cigognac

 

Le Capitaine Fracasse, oui, toujours lui. Parce que dans ce top il me fallait absolument un bretteur, sinon, ça n’aurait pas été un vrai TTT à la Morgana. Moi, dés qu’un monsieur sait défendre sa belle avec une épée, ça me fait un effet pas possible. C’est quand même plus classe qu’avec une arme à feu où c’est fini en quelques secondes chrono, non ? Et puis, il est baron, c’est un petit détail non négligeable.

 

8. Samuel

 

Un des deux prétendants de Mercy Thompson. Et, pour l’instant, je suis plus branchée sur le grand loup blanc aux intentions  douteuses (en plus il est docteur… de suite, c’est la classe. Et puis, vous imaginez : être défendue à l’aide de scarpels, ça a son charme), plutôt qu’Adam, l’alpha à l’humour bien spécial, même si je l’aime bien également. 

 

9. Mr Rochester

 

 “Jane ! Jaaaaane !” J’ai toujours rêvé que moi aussi on me demande de rester comme il le fait. En plus, Jeanne, c’est mon troisième prénom. (Si, si, le pire c’est que c’est vrai) Donc j’avais encore plus de facilité à imaginer que c’était moi qu’il appelait… (je suis un peu dérangée sur les bords, oui, et alors ? je ne fais de mal à personne, d’abord, et puis si vous lisez ça, c’est que ça évoque quelque chose en vous également qui prouve que… – Ah, il faut que j’arrête le mode psy de bas étage ? Ok, ok.)

 

10.  Jasper 

 

Jasper, il est pas vraiment beauuuuu. Jasper, il a un humour douteux. Jasper, il n’est pas doué avec les filles. Mais Jasper, il me fait quand même vraiment rire, et c’est toujours un régal de le retrouver dans ses aventures. Et puis… franchement, je préfèrerais sortir avec un garçon gentil et amusant comme lui, plus qu’avec un de ces petits c… idiots qui croient tout savoir et qui sont tout de même légion dans les lycées… (après le mode psy, voici le mode aigri)

 

(Sinon, je peux maintenant vous l’avouer, Esteban avait beau être très mignon lorsque j’avais huit ans, aujourd’hui, j’ai préféré une musique d’un groupe de coréens soooooo sexys au générique des Mystérieuses Cités d’Or pour me mettre dans l’ambiance…)(Achevez-moi)

 

Sur ce, je vous laisse ; je vais maintenant baver sur les TTT des copines,

 

Très Belle Semaine à tous 🙂

La Ronde des Vies Eternelles, Tome 1 : Le Dit de Cythèle – Nicolas Cluzeau

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Alors qu’elle est inconsciente, une guerrière de l’armée de la République se voit entraînée dans une étrange ville par une petite fille au visage familier.

Alors qu’il donne un cours à l’Académie de magie, un mage s’évanouit et est assailli par la vision d’un cadavre qui lui annonce sa mort prochaine.

Fils d’un homme et d’une fée, Eringvard, victime d’une apparition morbide, aperçoit le mot Corollis s’écrire au coeur des arbres.

Une prêtresse du dieu des Morts, Cythèle, rêve de funestes prophéties et de fleurs qui saignent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatre êtres aux parcours et idées a priori opposés se rencontrent sur le chemin de la ville de Corollis, mystérieuse et depuis longtemps coupée du monde, au sujet de laquelle courent les plus sombres et angoissantes rumeurs. Lentement mais inexorablement, le piège se referme derrière eux. La Ronde des vies éternelles est un thriller de fantasy horrifique : loin des clichés merveilleux, sa structure narrative machiavélique se déploie jusqu’à l’impensable dénouement. Nicolas Cluzeau, connu pour son style ciselé inimitable, rythme son récit avec virtuosité en alternant combats épiques, descriptions oniriques et immersives, scènes d’horreur gore et phases d’enquête haletantes.

 

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Ma première surprise concernant ce livre a été l’écriture. J’avais lu qu’elle était complexe, recherchée, ciselée, mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle le soit autant.

Dans ce livre, je vois un peu le Seigneur des Anneaux Français, avec tout ce que cette langue peut y amener, entre autre beaucoup de poésie et des émotion décuplées. Alors, oui, c’est beaucoup moins “efficace”, qu’une bonne fantasy à l’américaine, mais à contrario, c’est beaucoup plus troublant, déchirant… dérangeant. C’est peut-être idiot comme comparaison, mais durant ma lecture, je ne pouvais m’empêcher de penser aux sensations que j’avais eues lorsque j’avais découvert l’oeuvre de Tolkien, donc il était important pour moi de le dire.

 

L’auteur n’hésite pas une seule seconde à évoquer les sujet qui dérangent ; je pense par exemple à l’agorie de Brytomartre qui est tout bonnement traumatisante, j’en arrivais à me demander comment les personnages pouvaient encore réussir à vivre et avancer après avoir vécu de telles expériences.

 

Ce n’est pas le genre de “petit livre”, se lisant facilement dans la journée. Non, j’en lisais cinquante pages, cent maximum, et j’avais besoin de faire autre chose tellement c’était dense… 682 pages à ne pas savoir où j’allais, à comprendre de petits détails par-ci par-là, mais je n’ai tout saisi que lorsque l’auteur l’a vraiment voulu, et livre les tenants et les aboutissants. J’ai beau adorer certaines séries ou certains livres actuels où la surprise n’est franchement pas au rendez-vous, c’est vraiment appréciable de rester saisie ainsi, à la toute fin.

 

La dificulté est sans doute “d’entrer” dans le monde et l’écriture, les cent premières pages m’ont plu, bien que laissées perplexe ; mais je pense sincèrement que c’est le livre dont on ne peut se faire une opinion définitive qu’en l’ayant lu en entier. Jusqu’à la fin, j’étais partagée entre l’horreur de ce qui se déroulait, et l’admiration face à la maîtrise de l’auteur. Ce n’est qu’une fois la dernière page lue que j’ai pu me dire “Ok. Maintenant, il me faut la suite”.

 

Les personnages sont apparement assez “classiques”. La guerrière, la prêtresse, l’être de la nature, le magicien… mais c’est lorsqu’on découvre leur passé que l’on s’aperçoit qu’ils sont beaucoup plus profonds que les habituels personnages de fantasy, ils ont une véritable personnalité qui leur est propre et change des clichés habituels.

Mon seul problème les concernant était ailleurs : ils sont tous sensés avoir trente-et-un ans, mais je n’arrivais pas à me faire à cette idée. Je voyais toujours Sirmaïl limite à l’aube de la soixantaine, Cythèle de la quarantaine, Brytomarte était la seule que je voyais dans la trentaine, quant à Eringvard… je le voyais carrément dans la vingtaine ! Cela devait venir de leur manière de se comporter ; je ne sais pas vraiment, mais ça m’a pas mal troublée tout du long 😀

 

Bref. Il faut tout de même savoir à quoi on s’expose lorsqu’on s’apprête à lire ce livre : c’est tout de même très noir, très dur ! Mais je pense vraiment que c’est un livre qui vaut le détour pour les amateurs du genre.

Pour ma part, je vais surveiller les stocks des librairies (tout court :D), ou en ligne, en espèrant pouvoir rapidement acheter la suite. En effet, ce premier tome pose apparement les bases d’un univers très spécial qui sera développé dans les tomes suivants, mais il peut tout à fait se lire indépendamment, et ça aussi, c’est quand même génial.

Léviathan, Tome 2 : Béhémoth – Scott Westerfeld

 Je vous en avais déjà parlé :

 

Léviathan, tome 1 – Scott Westerfeld

 

 

 

Béhémoth

 

 

 

Franchement en relisant mon avis sur le premier tome à l’instant, j’ai halluciné.

Dans Léviathan, j’avais aimé l’écriture de Scott Westerfeld, mais je déplorais la complexité des machines et ma difficulté à m’attacher aux personnages.

Je me demande aujourd’hui si c’était en effet le fait que je ne suis pas habituée à ce genre de littérature, ou si je n’étais tout simplement pas dans l’état d’esprit adéquate ?…

 

Parce que je me suis tout simplement éclatée à lire ce second tome ! (pour dire les choses simplement :D)

 

Je vous disais dans mon avis sur Léviathan que je n’achèterai pas la série et ne lirai donc le suivant que si on me le prêtait. Eh bien j’ai dû être entendue par le dieu tout puissant de la lecture car j’ai gagné le second tome à un concours… oui oui.

Donc, moi, on me donne un livre… je le lis. (Pour une fois que je suis logique :D).

 

J’ai donc retrouvé Deryn et Alek avec un plaisir qui m’a surprise au plus au point.

 

Toujours à bord du Léviathan, les Clankers (Alek, le comte, maître Klopp, Bauer et Hauffman) s’intègrent à la vie de l’aeronef. Tous savent que leur présence est nécessaire pour faire marcher les moteurs clankers qui permettent de faire avancer la machine vivante, mais ils sont sur le fil du rasoir et sont conscient s du risque : ils peuvent être fait prisonniers à tout moment si l’on apprend qui est Alek ou si une erreur est faite.

Malheureusement, au cours d’une bataille, maître Klopp et Alek prennent une décision qui les sauve tous, mais est contraire aux ordres du commandant. Il devront donc s’enfuir dés leur arrivée à Constantinople…

 

Entre secrets d’états et plans secrets pour essayer d’arrêter cette guerre, une course poursuite s’engage dans les rues de cette ville où sont parlées des dizaines de langues en même temps…

 

Une grosse partie de l’histoire ce déroule dans Constantinople./Istambul, et j’ai vraiment aimé ce décor aux cultures si éclectiques. La plume de Scott Westerfeld nous immerge parfaitement dans ce cadre aux mille parfums et couleurs, et je suis très admirative face à sa capacité à réécrire l’histoire, à jouer avec des personnes ayant existées, et de tout remodeler pour former… ça, Béhémoth.

 

Moi qui n’avait pas du tout adéré, ou presque, au personnage de Deryn, j’ai appris à la découvrir ici, et elle a réussi à me toucher avec ses sentiments envers Alek qu’elle ne peut exprimer, sa situation si spéciale… 

Alek, quant à lui, fait son petit bonhomme de chemin (expression classe de l’article : check), et apprend encore et toujours à arrêter de jouer les “petits héritiers précieux” à qui tout est accordé. Oui, il est riche. Oui, il est intelligent. Mais ce n’est pas tout seul qu’il va s’en sortir, et, Ô drame, il va devoir fréquenter des petites gens, si c’est pas malheureux ! 😀

Sérieusement, j’aime beaucoup voir l’évolution d’Alek, c’est un personnage qui vaut le détour avec son air hautain et son grand coeur.

 

La scène finale est vraiment belle et halletante, impossible de lâcher le livre ; j’ai vraiment eu l’impression que l’écriture de l’auteur s’était allègée et que ce genre de passage était beaucoup, beaucoup plus clair que dans le premier tome.

Les dessins ponctuant l’histoire sont toujours aussi sublimes, je suis totalement fan de l’esthétique de cette série !

 

Je n’avais vraiment pas envie de finir ma lecture, mais bon, toutes les bonnes choses ont une fin, et il me faut maintenant attendre septembre 2012 pour connaître le fin mot de l’histoire dans le dernier tome de cette trilogie, intitulé “Goliath”.