L'Assassin Royal tome 7 : Le Prophète Blanc – Robin Hobb

! Attention !

Ceci est une série, risque de spoilers

 

Je vous en avais déjà parlé :

 

* L’Assassin Royal tome 1 : l’apprenti assassin – Robin Hobb

 

* L’Assassin Royal tome 2 : l’assassin du roi – Robin Hobb

 

* L’Assassin Royal tome 3 : La nef du crépuscule – Robin Hobb

 

* L’Assassin Royal tome 4 : Le poison de la vengeance – Robin Hobb

 

* L’Assassin Royal tome 5 : La Voie Magique – Robin Hobb

 

* L’Assassin Royal tome 6 : La ReineSolitaire – Robin Hobb

 

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Présentation de l’éditeur

Quinze années ont passé. Loin de la cour et le coeur blessé, Fitz s’est réfugié dans une chaumière isolée avec son inséparable Oeil-de-loup pour unique compagnon. Il espère enfin avoir trouvé la paix et rompu avec son terrible passé. Mais c’est compter sans son destin. Car bientôt, des visiteurs inattendus viennent troubler sa retraite avec des motifs déguisés : Umbre, son vieux mentor; Astérie, la ménestrelle avec laquelle il entretient épisodiquement des relations amoureuses; et le fou, toujours plein d’entrain, sur qui les années semblent n’avoir aucune prise. A mots plus ou moins couverts, tous trois lui soufflent la même chose : On a besoin de lui à Castelcerf, où règne la reine Kettricken, pour retrouver le prince héritier Devoir, qui a disparu dans de mystérieuses conditions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oui. Vous l’aurez compris, L’Assassin Royal, c’est un peu mon obsession du moment. Fitz, je l’aime. Le Fou, je l’aime. Les Six-Duchés, je les aime.

 

Quinze années se sont écoulées. Fitz vit maintenant sous l’indentité de Tom Blaireau dans une petite cabane aux fond des bois dans la région de ce qui fut autrefois le village de Forge, là où tout a commencé. Le garçon qui lui a été confié par Astérie des années plus tôt, Heur, lui tient compagnie, et il s’efforce ainsi de tenir auprès de lui le rôle de père, qu’il ne pourra jamais tenir auprès d’Ortie ou même de Devoir. Oeil-de-Nuit, son loup et compagnon de lien, vieillit inexorablement.

La soif d’Art est toujours là, mais il la contient tant bien que mal et tâche de se convaincre que cette existence lui convient.

Mais un beau jour, Umbre vient le voir, fissurant ainsi sa résolution de ne jamais retourner à Castelcerf. Si Umbre échoue de peu à le faire changer d’avis, en sera-t-il de même pour le Fou, son vieil ami de toujours ?

 

Je craignais un peu ce tome car on disait que celui-ci était très “plan plan” et que l’action n’arrivait que juste à la fin. Eh bien, oui, je confirme. L’action arrive à la fin. Mais je ne me suis pas ennuyée une seule minute lors de ma lecture. On découvre ce que chacun est devenu durant les deux bon premiers tiers du livre, quinze années, c’est long !

Le coeur se sert quand on s’aperçoit combien les personnages ont vieilli depuis le premier tome, que ce soit Umbre ou le Loup, voir même le Fou qui est toujours en pleine mutation… On partage la douleur de Fitz qui s’aperçoit que, à quelques exceptions près, il est mort dans tous les coeurs, chacun a poursuivit sa vie sans lui… Cela a beau être normal, il n’empêche que ça fait mal.


Si lui est devenu Tom Blaireau, on s’aperçoit avec surprise qu’il n’est pas le seul à être devenu quelqu’un d’autre durant ces dernières années. Le Fou n’est plus vraiment le Fou, même s’il reste toujours son ami, la seul personne en qui il ait véritablement confiance. Et s’il était temps de redevenir le Prophète Blanc et le Catalyseur ? Fitz se retrouvera face à ses choix, ses démons de toujours. Peut-il vraiment vivre pour lui seul, ou sa vie est-elle dédiée aux Six-Duchés depuis le début ?

 

La fin présage d’un tome 8 endiablé, bourré de rebondissements que m’empresserais bien de lire, mais comme je suis quelqu’un de raisonnable (c’est bien connu), je tâche actuellement d’intercaller quelques lectures avant de poursuivre la série… et c’est laborieux, mais j’y crois, non, je ne craquerai pas, non… enfin, peut-être.

L'Assassin Royal tome 6 : La Reine Solitaire – Robin Hobb

! Attention !

Ceci est une série, risque de spoilers sur les premiers tomes

 

Je vous en avais déjà parlé :

 

* L’Assassin Royal tome 1 : l’apprenti assassin – Robin Hobb

 

* L’Assassin Royal tome 2 : l’assassin du roi – Robin Hobb

 

* L’Assassin Royal tome 3 : La nef du crépuscule – Robin Hobb

 

* L’Assassin Royal tome 4 : Le poison de la vengeance – Robin Hobb

 

* L’Assassin Royal tome 5 : La Voie Magique – Robin Hobb

 

 

L'assassin royal tome 6

Présentation de l’éditeur

A la tête d’une déroutante procession – la reine Kettricken, la propre femme de chevalerie et le dernier espoir de voir la lignée des Loinvoyants se perpétuer, la mystérieuse Caudron, Astérie la ménestrelle et le fou -, Fitz poursuit son chemin sur la voie magique. Une quête toujours plus ardue car incessante est la traque menée par Royal, son ennemi juré, et ses meilleurs artiseurs et soldats d’élite, pour les retrouver et les tuer. S’enfonçant avec difficulté dans une contrée oppressante habitée d’étranges présences, ils croisent peu à peu de gigantesques statues, jusqu’à voir bientôt se dresser devant eux une imposante carrière de pierre noire. Mais où se terre vérité et… est-il seulement encore vivant ?

Ce tome signe la fin de la première trilogie contant les aventures de Fitz. Qu’il est loin, le petit garçon de cinq ans appeuré que l’on confiait à Burrich ! Qu’il est loin, le jeune apprenti d’Umbre !

Le cinquième tome sonnait le début de la quête de la petite troupe, partie à la recherche de leur Roi, Vérité. Mais, suite à une attaque d’Art du clan de Royal, où Vérité aide Fitz, celui-ci se met à craindre le pire : son Roi a-t-il survécu à un tel déchainement de magie ? Où est-il ? Que fait-il ?

La reine Kettricken, elle, se désespère. La belle et grande jeune fille aux cheveux d’or fait partie d’un lointain passé, elle semble terriblement fatiguée et s’en veut toujours autant de ne pas avoir pu mettre au monde l’enfant de Vérité vivant.

Astérie, la ménestrelle qui était à la base là dans son seul propre intérêt commence à prendre conscience de tout ce qui se joue, et Caudron, l’étrange vieille femme, semble cacher bien des secrets. Comment se fait-il qu’elle ait une aussi parfaite connaissance de l’Art ?

On y retrouve aussi le Fou qui poursuit sa mutation, toujours aussi touchant, aussi étrange, aussi beau. C’est le seul qui peut réussir à arracher des sourires au lecteur alors même que la situation est désespéré !

Beaucoup de retournements de situation auxquels je ne m’attendais pas, les Anciens sont une véritable découverte, les réaction des personnages sont aussi très innatendues.

Beaucoup d’émotions également dans ce tome, moi qui verse rarement ma larme, j’ai dû faire appel à mon fidèle ami Kleenex à la fin.


Fitz m’a beaucoup moins paru s’appitoyer sur lui-même dans ce tome, il grandit, assume ses choix et ses devoirs, et j’ai été très touchée par sa réaction concernant Molly. Le personnage gagne en maturité, en épaisseur ; j’ai eu de la peine avec lui, j’ai été surprise en même temps que lui, je me suis posée des questions avec lui…

Les mots me manquent pour parler de cette fin de cyle. Peut-être le fait de, tout simplement, avouer que, même si j’avais prévu de faire les choses bien en lisant le cycle des Aventuriers de la mer avant le second cycle, ç’a été beaucoup, beaucoup plus fort que moi, et immédiatement, le lendemain, je suis allée acheter les tomes 7 et 8. Je sais, je risque de me gâcher le suspense pour quand je lirai les Aventuriers de la Mer, mais je m’en contrefiche. Je préfère lire ce dont j’ai vraiment envie, plutôt que de me forcer à lire les Aventuriers, et ne pas en profiter.

Bref. Robin Hobb est pour moi une grande auteure, j’adhère totalement à son monde et à sa si belle façon d’écrire, après, et comme toujours, ce n’est que mon seul ressenti propre 🙂

Top Ten Tuesday (3)

Top Ten Tuesday

Rendez-vous initialement créé par The broke and the bookish et repris par Iani pour la blogosphère française.

 

Cette semaine, je vais vous dire quels sont…

 

Les 10 auteurs qui prennent le plus de place dans ma bibliothèque
Crise existencielle mêlant flemmingite aiguë et doute oblige, j’ai raté les derniers TTT. Mais me voici cette semaine, et, Ô joie, j’aime beaucoup le sujet !

1. Pierre Bottero

Sans commentaire, hein ?… huum.

2. Richelle Mead

Re sans commentaire…

3. Robin Hobb

Fou épouse moi ! (ou pas. On peut simplement boire de l’eau de vie de Bord-des-sables au coin du feu tout en parlant – ou pas – , sinon…)

4. Erik L’Homme

Jasper ? Tu attends toujours l’effroi devant ton lait chaud ?

5. Le monde Austenien

Cette passion naissante me perdra…

6. L’univers des Soeurs Brontë

Je triche peut-être un peu sur ce coup-là, mais, franchement, leurs univers me semble tellement liés que ça me
semblait logique.

7. Agatha Christie

La grande prêtresse du policier règne au coté de ce cher Arthur ci-dessous sur ce rayon XD

8. Sir Arthur Conan Doyle

Parce que c’est celui qui a réussi à me convaincre que l’imperméable à carreau, c’était le summum de la classe.

9. Colette – Elizabeth Goudge – Alexandre Dumas père et fils – Marcel Pagnol – 

Re tricherie que j’assume : ces auteurs, c’est une époque de ma vie à eux tout seuls, il sont tellement liés et occupent chacun tant de place dans ma bibliothèque que je trouve que ça tient la route comme 9ème point 😀


10. Natsuki Takaya 

Ayame épouse moi ! (j’ai la sensation d’avoir déjà dit ça ou ?… bref, aucune importance, mon coeur est assez grand et mon amour assez pur pour tous les personnages masculins aussi sooooo sexys, sooooo charmings et sooooo fantastics)

Geisha – Arthur Golden

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À neuf ans, dans le japon d’avant la Seconde Guerre mondiale, Sayuri est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto. Dotée d’extraordinaires yeux bleus, la petite fille comprend vite qu’il faut mettre à profit la chance qui est la sienne. Elle se plie avec docilité à l’initiation difficile qui en fera une vraie geisha.

Art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse et de l’amour : Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées de la ville. Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs. Elle triomphera des pièges que lui tend la haine d’une rivale. Elle rencontrera finalement l’amour…

Écrit sous la forme de mémoires, ce récit a la véracité d’un exceptionnel document et le souffle d’un grand roman. Il nous entraîne au coeur d’un univers exotique où se mêlent érotisme et perversité, cruauté et raffinement, séduction et mystère.

 

______________

 

Geisha, c’est pour moi la beauté sauvage et le sublime du Japon à l’état pur.

(J’ai vu le film en début d’année, et, à ma grande surprise, je peux le dire maintenant, celui-ci illustre à merveille le livre. Moi qui suis rarement amatrice des adaptations cinématographiques, là, je suis bluffée.)

 

Ce livre est clairement l’un des plus époustouflant que j’ai lu.

 

Le livre mêle habilement histoire (au travers de cette période trouble qu’est la seconde guerre mondiale), coutumes (alors que l’on suit la formation de Shiyo, qui deviendra la grande Geisha, Sayuri), et sentiments, oscillant entre la haine de Chiyo envers l’homme qui l’a vendu et l’amour qu’elle se découvre pour le seul qui lui tendra la main alors qu’elle n’est encore qu’une petite servante : le président…

 

Une plongée dans un univers qui paraît presque fantastique et qui, pourtant, existait encore il y a peu de temps.

 

Arthur Golden a une plume presque poétique, et je n’aurais pas été surprise si Geisha avait été écrit par un Japonais en personne. Il explique d’ailleurs toutes les recherches et les témoignages effectués dans le but de rester le plus fidèle à la réalité. J’imagine l’immersion dans laquelle l’auteur a dû se plonger pour écrire un roman aussi passionné, ça a dû être passionnant ! 🙂

 

Les personnages sont vraiment sublimes, et aussi complexes et vivants que l’histoire que nous conte Geisha. J’ai tellement imaginé cette petite Chiyo, vendue, trahie, mais incapable d’en vouloir à son père de cela, et qui se raccroche à l’image de son sauveur, le Président. Ses désillusions, ses souffrances, son combat. Puis l’espoir qui renait lorsque Mameha, une grande Geisha, décide de faire d’elle une Geisha, de faire en sorte qu’elle ait une seconde chance. Je vivais cette peur qu’inspire Hatsumomo, l’horrible Geisha qui vit dans l’Okiya de Chiyo, l’horreur de la guerre.

Tout est si vivant, si beau. Et je ne pouvais m’empêcher de voir les images du film, mais cela ne faisait que sublimer le tout.

 

Mon seul petit regret vient peut-être de la fin : autant dans le film, c’est très romantique, très poétique, autant dans le livre, l’auteur reste fidèle à sa ligne de conduite, et il nous offre une fin plus réelle, une belle fin, mais un peu “douce-amère”. J’aurais peut-être préféré connaître celle du livre en premier, pour ensuite m’éverveiller et satisfaire mon côté romantique grâce à celle du flim. ^^

 

Bref. C’est beau, c’est beau, c’est beau, c’est sublime !

(je vous ai déjà dit que c’était beau et sublime ? oui ? ah. vous êtes sûr ?)

 

Il y aurait tellement de choses à dire encore, mais j’ai tellement de mal à exprimer ce que j’ai ressenti que c’en est frustrant 😀

 

En tout cas ce livre vaut véritablement le détour !