L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde – Robert Louis Stevenson

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Roman de Robert Louis Stevenson

1886

 

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J’avais déjà quelque peu évoqué Jekyll et Hyde (ici —–> Alchimie de Beth Fantaskey ), parlons maintenant de l’oeuvre originale.

 

Surprenant. Etonnant. Détonnant, même. Presque dérangeant….

 

…Sont “en gros” les premiers mots qui me viennent lorsque j’y repense.

Je m’attendais à beaucoup de chose… mais pas à ça.

 

 

“Je rêvais à un joli conte d’horreur”…

 

 

Voici ce que Stevenson déclara parait-il au sujet du cauchemar qu’il fit lors d’une nuit de 1885, et qui fut le vecteur de ce qui allait devenir l’histoire du Dr et de son double maléfique.

La version connue de tous ne serait que la troisième écrite par l’auteur !

 

Dés le début de ma lecture, je me suis surprise à ressentir une angoisse sourde, était-elle due à la noirceur de l’histoire, par l’écriture, ou par mon imagination se figurant parfaitement Mr Hyde ainsi que les tourments du pauvre Dr Jekyll ? (Voilà vous avez 4h pour trouver la réponse).

 

Je connaissais vaguement l’histoire, comme chacun il me semble.

“Jekyll et Hyde ? ahhh, l’histoire du Dr et de son double maléfique ?” est à peu près ce que cela évoquait autour de moi dans la majorité des cas.

Oui. Ok. Bien sur.

Mais encore ?

 

On suit la descente, la destruction d’un homme, qui ne sait plus vraiment qui il est, avouant même, s’être senti mieux à un moment, lorsqu’il était cet “autre” !

 

Quant aux autres personnages, on sait très très peu de choses d’eux au bout du compte. Et c’est peu dire.

 

J’ai refermé le livre avec dix fois plus de question que je n’en avais avant de lire la première page !

 

Pourtant, au fond, je ne sais pas pourquoi, je suis persuadée que la réponse à pas mal de ses questions se trouve quelque part dans ce texte.

A relire je crois. Juste au moins histoire de voir si je ressens une seconde fois toutes ces contradictions, ces incertitudes, et toutes ces questions tourbillonner dans ma tête. 😀

 

Lorsque j’étais enfant, ce cher Robert Louis avait réussi à m’effrayer, avec “L’île au trésor” alors que je ne savais pas encore lire (je l’avais en cassette audio et l’écoutais en boucle à un moment, mes parents devaient être ravis :D), maintenant, c’est “L’étrange cas”… sacré Stevenson 😀

 

(Dans l’édition que j’ai, il y a une photo de lui au début… son regard me fait carrément flipper. Impressionnant. – oui, c’était la remarque inutile du jour !)

 

A lire, pour l’ambiance noire et schyzophrène, et peut-être pour vous aussi ressortir l’esprit plein de questions. 😀

Jane Eyre de Charlotte Brontë

Jane-Eyre.jpgRoman de Charlotte Brontë, 1847

  

  

  

  

  

Jane, timide, pas vraiment jolie, mais intelligente devient orpheline très jeune et est envoyée en pension par sa tante qui ne l’aime pas. S’en suivra une période très dure de sa vie, jusqu’à ce que, des années plus tard, elle en parte pour se faire engager chez le mystérieux M. Rochester afin d’éduquer sa nière, la petite Adèle.

Taciturne, voyageant sans cesse d’un bout à l’autre du pays, l’homme est une énigme que, presque malgré elle, Jane va percer…

 

 

 

 

 

 

 

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J’ai déjà parlé il y a peu des “Hauts de Hurlevent”  oeuvre d’Emily Brontë, j’ai aujourd’hui décidé de parler de celle de sa soeur Charlotte.

 

Contrairement aux “Hauts de Hurlevent” que je n’ai découvert qu’il y a que quelques semaines à peine, j’ai lu pour la première fois Jane Eyre lorsque j’avais douze ans, sur le conseil avisé de ma mère.

C’est sans aucun doute le roman qui m’a marqué le plus cette année là, je crois bien…

 

Le personnage de Jane m’a vraiment touchée, j’ai eu de la peine avec elle, j’ai souris avec elle, j’ai émis des hypotèses sur M. Rochester avec elle, bref… j’étais totalement dedans.

Tellement, que je me suis aperçue il y a peu, en visionnant le film avec Charlotte Gainsbourg que j’avais retenu bon nombre de répliques !… a ce point, oui. Je ronchonnais dés qu’une phrase que j’aimais tout particulièrement avait été coupée, j’en prononçais d’autres en même temps que l’actrice… (c’est grâve docteur ?)

(ahhhhh les dialogues quand ils sont tous les deux dans le jardin… *soupir*)

 

La première partie où elle se trouve au pensionnat m’avait peut-être paru un peu longue. Bien qu’elle m’ait marquée : la dureté de ce qu’endure Jane m’avait fait grimacer bon nombre de fois, et j’avais trouvé étrange qu’elle reste en tant que Professeur dans un endroit où elle avait tant souffert enfant et adolescente.

Mais dés qu’elle arrive à Thornfield… im-po-ssible de me faire lâcher le bouquin ! Rochester était une énigme que j’avais envie de résoudre, et j’admirais la façon que Jane avait de répliquer, face aux questions pour le moins atypiques de son maître.

 

Lorsque tout se gâte, je ne savais plus que penser : allais-je refermer le livre en laissant cette chère héroïne à une bien triste vie ? Allais-je le refermer le sourire au lèvres ?

Ni l’un, ni l’autre au final. Mais je n’ajouterai rien de plus. Il ne vous reste plus qu’à le lire… 😀

 

Enfin voilà… que dire de plus ? Je continue à radoter sur le souvenir impérissable que j’ai de cette lecture ?  😀 Où j’ajoute simplement qu’il ne me reste plus qu’à découvrir l’oeuvre de la troisième soeur, Anne ?…  

Les cornes d'ivoire – Tome 1 : Afirik – de Lorris Murail

  

Roman de Lorris Murail, Avril 2011 (513 pages)

  

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Présentation de l’éditeur

 

 

      

Dans le futur, des Maîtres noirs règnent sur les deux continents, l’Afirik en plein essor et l’ancienne Europe, aujourd’hui dévastée par les épidémies. Des bateaux conduisent en Afirik, par dizaines de milliers, des esclaves blancs, ceux qu’on nomme les Cornes d’ivoire. Du lointain passé, la jeune Mari ne sait pas grand-chose. Esclave dans une plantation de Kassamansa, elle rêve d’en apprendre davantage sur le pays mythique de ses ancêtres. Leur langue s’est perdue et, de leurs traditions et croyances, il ne subsiste que quelques rites obscurs. Même si Mari partage la vie de ses frères dans le village blanc, elle fait figure de privilégiée. Compagne de jeu et souffre-douleur de la petite Lisha, elle est admise dans la somptueuse demeure de ses Maîtres noirs. Un drame va faire basculer sa vie…

 

   

Et également la biographie de l’auteur, courte, mais efficace :

Lorris Murail est né le 9 juin 1951 au Havre. Il habite Paris. Critique, traducteur d’anglais et journaliste spécialisé en gastronomie, il écrit depuis l’âge de seize ans. Il a publié aussi bien des textes pour la jeunesse que pour les adultes. Il est l’auteur chez Pocket Jeunesse de la saga Golem qu’il a créée avec ses soeurs Marie-Aude et Elvire.
 
 
 

 

 

 

Alors, cette intrigue ? 

 

 

Commençons par l’intrigue : un sujet délicat, que j’ai trouvé traité avec brio !

Il est vrai que l’inverse aurait exactement pu se produire. Mais… au fond, traite des Blancs ou traite des Noirs, je trouve ça toujours aussi horrible. Je suis effrayée à l’idée de penser que tout cela a existé. Non, je dirais plus, je suis tout bonnement révoltée !

 

 Sinon, pour parler de l’histoire en quelques mots : étonnant, des rebondissements, j’ai crains plusieurs fois pour la vie de certains personnages, et ai rapidement été emportée en Afirik avec Mari.

Mais…certains passages m’ont malheureusement parus bien longs (pour ceux l’ayant lu, je pense à lorsqu’elle est “en mission” pour Gakere, par exemple), j’en aurais presque sauté une demi page de temps en temps, histoire que ça avance… 

Heureusement, de nouveaux évènements surviennent bien vites, faisant oublier ces quelques “passages à vides” que j’ai ressenti vers la moitié du livre.

Une très belle fin, qui m’a donné envie de lire la suite, mais donne suffisamment d’éléments pour patienter (pour une fois que la fin d’un tome faisant parti d’une série me plais vraiment… :D)

 

 

Ok… mais, et l’écriture ?

 

Une écriture qui m’a portée… Poétique parfois, tranchante à d’autres…

Je regrette juste les moments où ça s’éternise.

 

Et les personnages ?

 

Mari est un beau personnage, forte et fragile à la fois, avec “ses chaînes” dont elle cherche les limites afin de pouvoir les briser. Elle change souvent de ressenti, doute… cela l’a rend humaine à mes yeux. Je me suis sentie assez proche d’elle en fait : à espérer, à avoir peur.

Mais mon coup de coeur revient à Birayma Penda, l’ingénieur. Ce personnage m’a vraiment touchée. Malgré sa couleur de peau sensée lui permettre d’être un minimum libre, on s’aperçoit qu’au fond tout est beaucoup plus compliqué que cela…

En fait, c’est vraiment le problème de chaque personnage : La Liberté.

Que ce soit Mari, Penda, le Capitaine, Lisimba, Blancs, Noirs, tous cherchent Leur Liberté, je crois bien.

 Un petit extrait ? (issu d’un de mes passages préférés, peut-être même mon préféré tout court, dont je ne vous mets que deux-trois lignes, histoire que les futurs lecteurs découvrent d’eux-même 😉 )

 

“Il ne semblait  pas se soucier de ce qu’il y avait devant lui. L’important, pour lui, était de se défaire de cette épave flottante. C’était, songea Mari, ses chaînes à lui. Navire sans voile qui l’attachait à la terre et le privait de son envol, labeur harassant, renouvelé chaque jour, douleur de n’être pas ce qu’il aurait voulu être.”

 

En somme ?

 

Une lecture pour laquelle j’ai pris tout mon temps (ça aura été mon unique lecture du week-end), chose dont je suis heureuse. Une uchronie vraiment réussie pour moi 🙂 Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre 2012 pour visiter le Septentrion (alias notre Europe) !

 

 

 

Une interview de l’auteur que je vous invite à découvrir : http://www.confidentielles.com/r_1666_interview-de-lorris-murail—les-cornes-d-ivoire.htm 

 

 

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Essai d’une autre présentation… je ne suis pas sûre de faire ainsi à l’avenir, mais j’avais envie de tenter autre chose aujourd’hui 😀 

Petit article du dimanche…

 

 

Natur'elle 

En ce dimanche du joli mois de mai, un petit article de rien du tout.

Je n’ai pas trop lu ces deux derniers jours, à la place, j’ai pris quelques photos avec mon trèèèèès mauvais appareil photo (et c’est un doux euphémisme :D), me suis baladée et ai profité du beau temps !

 

En cours : la lecture des “Cornes d’Ivoires”, une uchronie de Lorris Murail, et le septième tome d'”Artemis Fowl”, à savoir “Le complexe d’Atlantis”, que j’ai enfin trouvé !

J’ai voulu commencer “Tristan et iseult”, et ai laissé tomber pour ce week-end ; j’avais envie d’autre chose, tout simplement je crois bien.

 

Voilà voilà !

 

Je vous laisse avec, si vous en avez l’envie évidemment, le générique du “Château dans le ciel” d’Hayao Miyasaki,  le maître de l’animation Japonaise dont j’aime regarder les films depuis quelques années déjà (vive les retours en enfance, nah !) ! Pourquoi ce morceau précisement ? Euh… juste parce que j’étais en train de l’écouter, et… j’aime tellement les musiques de ses films ! 😀