Article du Dimanche… avec Pierre Bottero

  

J’avais commencé à écrire un article sur la série “A comme

 

association“, collaboration entre Pierre Bottero et Erik L’Homme,

 

 

  et puis soudain, j’ai eu envie de faire quelque chose de différent, et me voici donc, en train de blablater sur M. Bottero, écrivain cher à mon coeur…    )

  

 

 

 

 

 

 

 

Pierre Bottero est né en 1964. Il habite en Provence avec sa femme et ses deux filles et, pendant longtemps, il a exercé le métier d’instituteur. Grand amateur de littérature fantastique, convaincu du pouvoir de l’Imagination et des Mots, il a toujours rêvé d’univers différents, de dragons et de magie.

 

   

 

 

« Enfant, je rêvais d’étourdissantes aventures fourmillantes de dangers mais je n’arrivais pas à trouver la porte d’entrée vers un monde parallèle ! J’ai fini par me convaincre qu’elle n’existait pas. J’ai grandi, vieilli, et je me suis contenté d’un monde classique… jusqu’au jour où j’ai commencé à écrire des romans. Un parfum d’aventure s’est alors glissé dans ma vie. De drôles de couleurs, d’étonnantes créatures, des villes étranges…

  

 

 

J’avais trouvé la porte. »

 

Pierre nous a quittés un soir de novembre 2009. Il nous laisse les clés de ses portes et de ses mondes.

 

 

 

 

Pierre Bottero est pour moi un auteur… “à part”. A chaque fois que je lis, ou même relis un de ses livres, je suis toujours tellement touchée par ses mots que j’ai parfois l’impression qu’il a écrit ce livre un peu pour moi. Un peu pour chacun d’entre nous.

Je vois ses livres comme des cadeaux. Des cadeaux portant une multitudes de messages que l’on croit cachés, alors qu’il suffit d’ouvrir grand les yeux et le coeur pour les entendre nous chuchoter à l’oreille leurs secrets. J’ai la sensation qu’il donnait beaucoup de lui dans ses livres…

Maintenant qu’il est mort, j’ai parfois une pensée comme “et s’il était encore là… qu’aurait-il écrit ?”, mais je ne sais pas si c’est vraiment juste. Après tout, il a écrit tant de belles choses déjà, et je ne peux m’empêcher de sourire en l’imaginant maintenant en train de boire de la liqueur de framboise avec son ami le troll…

 

 

 

Pyair Bohtairo est né sous une tente de la cité de toile des barbares de l’Ouest alors que la treizième lune chaude était à son apogée.

Enfant, il a couru la steppe avec le clan de Hulm, obtenant sa première sagaie à douze ans et l’arc spirite à quinze.

Sans être dignes de figurer dans le grand livre des légendes, son pas était suffisamment léger et ses lancers assez précis pour que son destin semble tracé mais, contre toute attente, sa rencontre avec Branan le scribe l’a écarté de l’arbre des chasseurs. 

Avec Branan, il a appris la force des mots et le chemin que les phrases tracent jusqu’au coeur des hommes. Il a appris à écrire, écrit pour apprendre, vécu pour écrire avant de comprendre qu’écrire, moyen et non finalité, servait tout simplement à vivre.

On dit qu’il habite aujourd’hui une paisible cabane de rondins, là-bas, au bout du chemin. Une fée grignoteuse de rêves lui rend parfois visite mais ses deux amis sont le silence et un troll.

Il parle avec l’un et boit de la liqueur de framboises avec l’autre. Il écrit aussi. Quand les feuilles des rougeoyeurs dansent dans la lumière. 

 

(biographie “humoristique” que l’on peut lire dans “Les âmes croisées”, et “Le Chant du Troll”) 

 

 

 

 

A chaque lecture, je vois ses écrits d’une manière différente… alors, bien sûr, “La quête d’Ewilan” me semble plus enfantine, et je me sens plus proche du “Pacte des Marchombres“, ou des “Âmes croisées”, mais ce n’est pas pour autant qu’elle reste bien longtemps à prendre la poussière dans ma bibliothèque.

Les auteurs que j’aime relire ne sont pas nombreux, mais Pierre Bottero fait parti de ceux que lis et relis, ne serais-ce que quelques pages de temps à autre…

Et au bout de x relectures, les émotions sont toujours là, je finis par me demander si cet homme là n’était pas un magicien 😀 … un magicien des mots ?

 

 

 

 

A découvrir, ou à redécouvrir, pour ceux qui en ont l’envie :

 

*  La Quête d’Ewilan    (Trilogie)

 

* Les Mondes d’Ewilan de Pierre Bottero      (Trilogie)

 

* Le Pacte des Marchombres de Pierre Bottero     (Trilogie)

 

* L’autre  (Trilogie) 

 

* Les Âmes Croisées (Roman Unique qui devait compter une suite avec les enfants des personnages des précédentes trilogie. Projet qui ne put être mêné à bien suite au décès de l’auteur)

 

* A comme Association (Série en cours avec Erik L’Homme, projet modifié suite au décès de Pierre Bottero)

 

* Le chant du Troll (Roman graphique – avec Gilles Francescano)

 

Isayama (Roman graphique – avec Jean-Louis Thouard)

Et tant d’autres… (“Tour B2 mon amour”, “Zouck”…) 

Fièvre Noire (Les Chroniques de MacKayla Lane) – Karen Marie Moning

 

“Urban Fantasy” de Karen Marie Moning

 2009 (413 pages)

 

 

Fievre-Noire.jpg

 

 

J’ai envie de débuter par une remarque tout à fait superficielle, et totalement inintéressante, pas d’objection j’espère ? 😀

 

J’aime la couverture Française !

 

Bon. Ceci dit, intéressons nous à ce qui se trouve à l’intérieur du livre.

Je n’avais lu que des bonnes critiques de cette série jusque là. Et quand j’ai vu ça, forcément, il arriva ce qu’il devait arriver : j’ai craqué, et ai acheté le premier tome.

 

MacKayla Lane, Mac pour les intimes, 22 ans, serveuse dans son petit coin perdu de la Géorgie, a une passion pour tout ce qui est coloré, avec une net préférence pour le rose. Elle passe son temps à se faire les ongles (en rose, évidemment), et ses occupations premières au lever sont : que va-t-elle prendre au petit déjeuner ? Et comment va-t-elle s’habiller ?

Mais un coup de téléphone va changer la face de son monde : sa grande soeur, Alina, partie étudier en Irlande a été retrouvée… morte. Assassinée. Et pas de la plus tendre des manières.

Mais la police piétine, rien n’aboutit.

Sous le choc, Mac s’envole vers le pays où sa soeur tant aimée a vécu ses derniers instants, dans l’espoir de comprendre, de démêler les fils, de trouver réponses aux questions que laissent le dernier message laissé par Alina sur son répondeur.

 

A partir de cette situation de départ, Mac va arriver à Dublin, et y rencontrer un étrange personnage : le sooooo séduisant Jéricho Barrons, libraire le jour, et… on ne sait trop quoi la nuit. 😀

Là-bas, elle va faire de bien étranges découvertes qui vont totalement et irrémédiablement ébranler son monde de jeune femme tout ce qu’il y a de plus normale.

 

Je dois avouer avoir entendu parler de Mac essentiellement “en mal” : “elle est trop superficielle”, “insuportable”, “elle est lente à comprendre ce qui se passe”…

Tellement… qu’en fait, je m’attendais à une montagne d’égoïsme (rose), sans cervelle, sans caractère, sans… euh, vous voyez l’idée ?

Et bien, quelle ne fut ma surprise lorsque je me suis aperçue que ce personnage était, en effet, superficielle, (mais qui ne l’est pas un tant soit peu ? mmh, avouez. Moi perso j’avoue :D) mais disposant d’un caractère bien trempé, et qui comprenait tout plutôt rapidement, et ne restait pas “les deux pieds dans le même sabot”, comme on dit (petite expression de grand-mère du jour : check). Elle a des idées, et les met à exécution.

Pas forcément de façon toujours très judicieuse, soit, mais en même temps, elle vient de perdre d’une terrible façon sa soeur, et découvre que son monde est tout sauf ce qu’elle croyait.

Je serais à sa place, je ne sais même pas si je ferais aussi bien qu’elle !

Donc, non, en fait, je me suis prise d’affection pour cette “jeune femme arc-en-ciel” ! Et qui évolue plutôt rapidement à mon goût, faisant également preuve d’un humour plaisant, qui plus est !

 

Quant à Barrons, ce cher Barrons… Et bien, contrairement à Mac, je m’attendais à un personnage dont j’allais tomber sous le charme im-mé-dia-te-ment. C’est tout l’inverse qui s’est produit.

J’ai de suite aimé le personnage de Mac, et ai été très suspicieuse au sujet de Barrons dés sa première apparition.

J’ai appris à l’apprécier au fur et à mesure (bon, en même temps, il a des arguments physiques visiblement très convaincants, et je vous ai dit que j’avais mes instants superficiels). Les informations que nous avons sur lui sont tellement rares, Monsieur aimant cultiver le secret, il faut se contenter de ce qu’il daigne avouer de temps à autre.

Un bien mystérieux personnage en somme…

 

Ambiance glauque, situations caucasses au programme… bon, très bon ! 😀

 

L’écriture m’a surprise : pour une série de ce genre-là, où ce n’est pas pour
l’amouuuuur du style qu’on la lit, elle m’a bien plu
. Elle met bien en avant ce qu’il faut, avec détails, sans être lourde. Plus recherchée que pour la majorité des séries, j’ai trouvé !

 

Ce première tome offre une multitude de questions, pour peu de réponses, mais… de bonnes réponses ! Les légendes, la “mythologie”, utilisées par l’auteure m’ont vraiment séduites, j’adères totalement, tout tient bien la route !

 

En bref, une mise en condition, j’espère que la suite sera à la hauteur de mes espérances, qui sont très élevées, je ne le cache pas !

 

Un coup de coeur, sans aucun doute !

(… je sens que la suite va devoir arriver très vite chez moi. :D)

 

Rebecca – Daphné Du Maurier

 

Roman à suspense de Daphné Du Maurier, 1938

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C’est à Monte Carlo que la narratrice, une jeune femme timide, rencontre Maximilien de Winter, la quarantaine, veuf depuis peu d’une épouse que tous adoraient : la belle, la parfaite Rebecca. 

Juste avant de repartir, lui demande de l’épouser. Malheureusement, la pauvre ne se doute pas combien le passé peut s’avérer présent à Manderley, la propriété de son nouvel époux.

 

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Effrayant.

 

Lorsque je repense à cette lecture, (qui se situe dans la même période que celle de Jane Eyre ,) c’est le mot qui me vient.

Jane Eyre m’avait captivée, mais si je m’étais laissée porter par l’histoire de Jane avec un plaisir non dissimulé, ç’avait été sans frissonner, sans m’inquieter à ce point, comme pour Rebecca.

 

Je me souviens de la lente montée de en puissance de l’histoire. 

Du début qui m’avait laissé perplexe.

De mon effroi lors de la révélation.

De mon inquiétude pour nos deux héros. 

 

J’avais dû relire le début, une fois la dernière page tournée, afin que celui-ci prenne tout son sens. Pour que la boucle soit bouclée.

Cela m’avait donné la sensation que cette histoire était sans fin, d’une certaine manière. Car j’avais presque eu envie de la relire une seconde fois, immédiatement, afin de comprendre tous les détails qui m’avaient échappés.

 

Je trouvais Maximilien captivant, comme personnage. Il cachait quelque chose, et je voulais savoir quoi. Tout comme la narratrice, dont je me suis sentie proche.

La gouvernante m’avait horrifiée, quelle horreur cette femme ! 😀

 

Ce culte du passé, qui est omniprésent.

L’ombre de Rebecca qui plane en permanence, comme pour dire à son successeur, la narratrice : ” Tu peux faire ce que tu veux, mais tu n’auras pas ma place. Personne ne veut de toi ici. Tous sont bien trop occupés à me regretter…”

 

Brrrr… 😀

 

Et pourtant, j’avais vraiment aimé, c’était tellement impressionnant…

 

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Hitchcock avait d’ailleurs fait une adaptation cinématographique de cette oeuvre de Daphné du Maurier, je me laisserais presque tenter. Avec Laurence Olivier, ça doit quand même valoir le détour… 😀 😀

 

En route pour l'avenir – Sarah Dessen

 

“Chick-lit” de Sarah Dessen, 2010

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Auden a dix-huit ans et passe son dernier été avant d’entrer à la fac. Elle part passer ses vacances chez son père et sa femme, qui vient d’accoucher de sa demi-soeur.

On découvre une jeune femme brillante, arrivant à un âge où le monde adolescent et le monde adulte se croisent de plus en plus, mais qui n’a pourtant rien vécu à proprement parler : pas de véritables amis, pas de sorties, pas de rires, juste elle, ses études et ses nuits d’insomnie chronique.

Là-bas, au bord de la mer, elle fera divers rencontres, de belles rencontres…

 

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Je n’ai vraiment pas pour habitude de lire des romans de ce genre là, appelé “chick-lit pour adolescentes”, à savoir de la littérature pour filles adolescentes. C’est toujours couru d’avance, les héroïnes m’énervent et je m’ennuie.

Je dois pouvoir compter sur mes doigts le nombre de lire de ce genre lu, à vrai dire.

 

Mais ce jour-là, j’avais envie d’un “roman doudou”, vous savez, ce genre de livre qu’on lit sans réfléchir, se laissant porter par une jolie petite histoire, sans grandes histoires justement, et qui finissent forcément bien.

 

Je n’en demandais pas plus à “En route pour l’avenir”…

Et celui-ci à tenu sa promesse, et même mieux.

 

Car : – je ne me suis pas du tout ennuyée

        – j’ai aimé le personnage d’Auden et sa relation avec Eliot. Le fait qu’ils soient tous deux insomniaques apporte une ambiance spécial, un peu à part, quelque chose de privilégier propre à ces deux personnages… et “la quête” d’Auden, m’a offerte à quelques bons fous rires.

        – ce livres porte de très jolis messages

        – et… je n’ai pu lâcher le livre avant de l’avoir fini de chez fini !

 

Le style de Sarah Dessen, la manière dont elle décrit les sentiments à quelque chose de très fortement adictif.

   

Non, plus sérieusement, j’ai vraiment eu le “roman doudou” que je voulais, c’est fluide, des rebondissements (courus d’avance, hein, mais de très bons petits rebondissement), et j’imaginais tout à fait le petit groupe de jeunes qui profitent des vacances. Ayant vécue longtemps dans un petit village perdu, mais doté d’une population très jeune, où tout le monde connaissait tout le monde, j’ai retrouvé l’ambiance où, lorsque le soir on se réunissait tous sur la place du village… Bon, là, il y a la mer, ça donne un effet en plus 😀 , mais ça m’a évoqué ça…

 

En bref, j’aime, j’en redemande et j’assume ! 😀