Alchimie de Beth Fantaskey

Roman Fantastique de Beth Fantaskey, 2010

 

 

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Synopsis :

 

Depuis l’entrée de Tristan Hyde dans le même collège que Jill Jekel en Pennsylvanie, leurs noms de famille font l’objet de toutes les plaisanteries. En effet, ils rappellent vaguement quelqu’un… Et tous deux ont de bonnes raisons de ne pas rire de ces moqueries. 
Le père de Jill a toujours cru que sa famille était liée au Dr Henry Jekyll, ce scientifique qui a créé son alter ego maléfique. D’ailleurs, il affirme que la boîte fermée à double tour dans son bureau contient le détail de cette expérience diabolique. Quant à Tristan, ses liens avec l’histoire de Mr. Hyde sont encore plus proches, et plus dévastateurs. 
Jill sait qu’elle ne doit pas ouvrir cette boîte. Mais quand son père est assassiné, et qu’elle découvre que le compte en banque qui devait payer ses études a été vidé, elle n’hésite plus. Si elle parvient à recréer l’élixir du Dr Jekyll, elle obtiendra sans doute la bourse qui lui permettra d’entrer dans un des meilleurs programmes de chimie des États-Unis

 

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(J’ai tronqué la présentation de l’éditeur, car je trouve qu’elle en dit un peu trop… j’ai d’ailleurs presque regretté de l’avoir lu pour ma part…)

 

C’est au détour d’un des rayons de la bibliothèque municipale, que je suis tombée sur Alchimie. Ayant vaguement entendu parler de “Comment se débarasser d’un vampire amoureux”, et en toujours bien, je me suis dit que ce serait là l’occasion de découvrir : et de un, une nouvelle auteure, et de deux, le mythe du Dr Jekyll et de son doube maléfique, que je n’avais pas encore lu à ce moment là (quelle logique implacable :D).

 

Une excellente surprise !

Même si, par la suite, en lisant des critiques, j’ai lu que beaucoup avait été insuportés par Jill, et l’avait trouvée clichée, je dois dire que cela ne m’a pas gênée du tout lors de ma lecture. Une fois finie, soit, je me suis dit qu’elle n’était pas bien originale, mais que j’avais aimé la manière dont le personnage avait été traité. 

Tristant quant à lui… ahh, Tristan le mystérieux bad boy 😀 Pas très original non plus, mais il fait son petit effet, et s’accorde bien avec Jill.

 

De plus, ne sachant pas si l’auteure était une adepte des “happy end” ou non, j’ai été tout du long de ma lecture, tiraillé entre le “ça va passer ou… ça va casser ?”

Un petit suspence que j’ai vraiment aimé.

 

Car le moins que l’on puisse dire, c’est que la vie n’est pas un long fleuve tranquille lorsqu’on s’appelle Jekel et Hyde !

 

Dés ma lecture fini, je me suis empressée d’acheter “L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde” de Robert Louis Stevenson himself, et… j’en parlerai une prochaine fois… :p

Tournelune de Menie Grégoire

Roman de Menie Grégoire sorti 1983

Tournelune recadré

Synopsis :

 

Dans un futur qui est presque maintenant notre présent…

Tournelune est un château perdu d’Auvergne choisi pour être le Centre de Recherche de toute une équipe de jeunes et talentueux savants. Menée par le mystérieux Julien, elle est composée de  : sa femme, la belle mais effacée Irène, de son assistant Christophe, d’un couple américain : le fidèle John et sa féministe de femme : Dorothy, ainsi que d’Helmut, le bel allemand et sa secrétaire, l’intelligente Geneviève.

Le but de leurs recherches ? Faire revenir à la vie Hortense, l’ancienne chatelaine des lieux, et femme d’un arrière grand oncle de Julien, décédée il y a une centaine d’année noyée dans le lac voisin.

Hortense, la mystérieuse dame du tableau accroché dans le salon…

 

Une ambiance huis-clos, où chacun se révèle petit à petit…

 

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Sincèrement, je suis très troublée, car je suis incapable de dire si j’ai aimé ou non ce livre.

 

Déniché dans une boutique de livres d’occasion, j’ai vu qu’il n’avait pas été réédité depuis 2001.

Il m’a vraiment attiré au premier coup d’oeil avec son résumé mystérieux (que je n’ai pas recopié ici) et sa couverture que j’aime beaucoup. De plus, cela se déroule en Auvergne, région pour laquelle j’ai une affection toute particulière, ayant passée enfant toutes mes vacances là-bas, chez ma grand-mère maternelle… forcément, ça aide. Et ne connaissant pas du tout Menie Grégoire… je me suis laissée tenter.

 

Je n’ai pas vraiment tout compris à la technique employée pour ramener Hortence à la vie… trop ou pas assez de détails, je ne pas exactement… je sais simplement que j’ai eu une sensation de “en trop”, à la limite, je me serais presque passée de tout un passage où l’on décrit la “renaissance” d’Hortense. Du moins… autrement.

 

Les personnages sont terriblements… humains dirais-je, chacun pourrait presque exister tant les réflexions et réactions m’ont toutes plus ou moins rappelées des choses vues autour de moi !

Tous je les ai détestés, puis plains, ou simplement apprécié tour à tour, -sauf peut-être Geneviève, sans doute mon personnage préféré…- cela m’a presque mise mal à l’aise.

 

Hortense est vraiment surprenante, alors que l’on s’attend à une femme effacé, telle qu’on se représente les femmes de son époque en général, et bien c’est tout le contraire ! Elle sait ce qu’elle veut et… elle l’obtient ! 

Mais à coté de cela, elle semble toujours vivre dans “son ancienne vie”, refusant de connaitre toute avancée scientifique ou autre. On la sent effrayée !

 

J’ai eu une over-dose aux trois quarts du livre, et j’ai du tout arrêter pour ne reprendre que le lendemain ! Les belles paroles ditent me semblaient écoeurante à force…

En le reprenant le jour suivant, j’étais beaucoup plus “zen”, et bien que moins enthousiaste qu’au début, j’ai beaucoup aimé cette fin qui m’a vraiment émue…

 

Quelque chose que j’ai vraiment apprécié : de nos jours où les scénarios se ressemblent tous plus ou moins, je ne savais vraiment pas du tout où l’auteure nous emmenait ! S’en était presque énervant tant elle y réussit bien !

 

Comme conclusion ? Eh bien comme dit plus haut, je n’en sais rien… si quelqu’un l’ayant lu a, pour sa part, une opinion tranchée, je serais curieuse de la connaître, car je suis vraiment confuse pour ma part 😀

 

 

Un extrait ?

 

Hortense semblait moins fragile que son portrait. Plus irréelle par contre, peut-être à cause de la blancheur extrême de sa peau.Une femme en soie, comme les poupées des divans. Le visage, le décolleté généreux, les mains, tout ce qui bougeait semblait d’une autre texture. Ses geste aussi surprenaient : la lenteur extrême de chaque mouvement, leur souplesse, leur douceur constrastaient avec le débit plein d’aisance et de vivacité, avec le regard vif, mobile, avec le sourire aussi. Comme si Hortense ne déployait son esprit qu’en tenant son corps en laisse.

 

Le Vent dans les Sables – Michel Plessix

 

 

Bande Dessinées de Michel Plessix

premier tome paru en 2005

 

 

Aujourd’hui, un article un petit peu spécial.

Je dois avouer ne pas beaucoup lire de BD, mais le premier tome de cette série m’avait été offert pour un Noël, et… je suis carrément tombée en amour avec la poésie de cette histoire, et surtout, de ses dessins !

 

Mais je me suis aperçue qu’il existait un premier cycle intitulé “Le vent dans les saule”, et que celui-ci était une adaptation du célèbre roman de Kenneth Grahame, dont j’avais entendu parler auparavant.

 

Ne pas avoir lu le premier cycle n’a pas du tout amoindri mon plaisir de lecture, et ma compréhension, mais je tenais à le signaler, pour ceux qui aiment faire les choses bien comme il faut ! 😀

 

 

 

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Tome 1 : l’invitation au voyage, 2005

(présentation de l’éditeur)

 

 
L’arrivée annoncée de l’automne est propice aux voyages… C’est le moment pour certains habitants du Bois Sauvage de gagner les plus hautes contrées. Seul Rat est bien décidé à profiter du charme de la morte-saison et à ne pas se laisser embarquer dans d’inutiles pérégrinations saisonnières. Mais c’est sans compter le rat marin bourlingueur qui raconte à notre Rat casanier ses fabuleuses traversées. Ce dernier se surprend à rêver de découvrir le monde… Ses amis Taupe, Blaireau et Crapaud pourront peut-être l’y aider, ” mais il y a des sujets à ne pas aborder devant Crapaud. En bref, ceux qui mènent à une catastrophe… “
 
 
 
 
 
 
 
 
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Tome 2 : Etranges Etrangers, 2007
(présentation de l’éditeur)
 
 
 
Il fallait bien se rendre à l’évidence, une fois de plus Crapaud frisait la démence. Alors qu’ils tentaient de raisonner leur ami batracien, Taupe et Rat se retrouvent malgré eux passagers clandestins, embarqués et secoués à destination de l’Orient lointain. Pour couronner leur odyssée, Crapaud mystérieusement disparaît. Bientôt, les côtes maghrébines sont en vue, Rat et Taupe devront se débrouiller dans ce monde inconnu. Des souks aux mille senteurs au cercle des menteurs, l’aventure continue…

 
 
 
 
 
 
 
 
Le-vent-dans-les-sables-3.jpgTome 3 : La tentation du Désert, 2009
(présentation de l’éditeur)
 
 
   
La vie s’écoule paisiblement sous le soleil d’Orient. Grâce a ses talents inouïs de conteur et d’affabulateur, crapaud ramène à amis de quoi vivre à peu près sans heurts. Hélas, il leur faudra économiser des années, des mois, des jours, pour s’acheter des billets retour. Peu à peu, ils construisent de nouvelles routines oubliant presque le goût du chocolat chaud accompagné de tartines. Tout va pour le mieux sous ces nouveaux cieux jusqu’à ce qu’une vieille mendiante ne leur parle d’un trésor d’une voix chevrotante. Il n’en faut pas plus pour que le baron pète les plombs. Et essayez de maîtriser un crapaud déjanté, vous verrez, c’est pas gagné…

 
 
 
 
 
 
 
 
 Le vent dans les sables 4
 
Tome 4 : Le Chant des dunes, 2011
(présentation de l’éditeur)  
   

 

Faire demi-tour ? Hors de question ! Pas aussi proche du trésor sans fond, Crapaud n’y pense même
pas, d’autant que sans le sou c’est le seul moyen de rentrer chez eux. Il propose à ses amis de se rendre jusqu’à la prochaine oasis pour se ravitailler en eau et pour réfléchir. Crapaud deviendrait-il raisonnable avec le temps ?… A sa façon, bien sûr. Mais il est loin de se douter de ce que réservent les sables du désert !

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Il m’ai impossible de vous décrire combien je trouve ces dessins magnifiques, fourmillants de détails, et les dialogues savoureux, invitant même à la réflexion.
Pour preuve : ces BD ont beau faire une trentaine de pages, à chaque fois, je me prends une bonne soirée pour les lire, afin d’en profiter au maximum !
Et puis… je dois avouer adorer Taupe, j’aime j’aime j’aime ce personnage ! Il me fait très souvent rire. 😀
 
Bon… du coup, je vais être “obligée”, de lire le premier cycle, en attendant que le dernier tome ne sorte (et aussi me plonger dans le roman d’origine) !
Car, en effet, “Le vent dans les sables” comptera 5 volumes, alors que “Le vent dans les saules” n’en avait que 4.
 
Le 4ème venant de sortir en janvier de cette année, et le rythme de parution ayant l’air d’être d’un tome tous les 2 ans, il faudra donc attendre 2013 pour connaître la fin des aventures de nos petits héros !
 
Snif…
 
Bon, je retourne les lire, moi. 😀
 

 
 
 

Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand

Pièce de Théatre : comédie dramatique en cinq actes et en vers d’Edmond Rostand, 1897

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Cyrano de Bergerac. Héros impérissable au coeur aussi grand que son nez, poète, et même bretteur.

Cyrano qui aime Roxane, la belle Roxane. 

Roxane qui aime Christian.

Christian a la beauté, mais Cyrano a les mots, et à tous deux ils vont devenir une seule et même unique personne quasi-parfaite sans que la belle ne le sache.

 

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J’ai découvert Cyrano à l’âge de 10 ans environ, en regardant le films sortit en 1990 avec Gérard Depardieu, bien que ma mère m’en ait parlé bien des fois avant cela. Celle-ci ayant eu la chance de voir cette pièce bon nombre de fois au théâtre avec, entre autres, Jean Marais et Jean Piat.

 

Je me souviens avoir été bouleversée par ce film, et n’avoir jamais oublié combien les mots de Cyrano m’avaient portée, voir même emportée… (Cela date de quelques années, je songe a le revoir, afin d’actualiser mon avis le concernant 😉 )

 

En tombant sur le livre l’autre jour, je n’ai guère hésité, ni une ni deux, me voici de retour à la maison avec en poche ce cher Cyrano !

Entre temps sont arrivés les deux tomes de Vampire City, que j’ai lu dans la foulée sans pour autant oublier mon personnage au grand nez.

 

Les Vampires de Morganville finis, je me suis prise la fin de soirée pour re rencontrer Cyrano.

Impossible de m’en décrocher ! J’ai fais une brève pose pour manger, et suis retournée immédiatement aux vers de Bergerac !

 

J’ai eu un tout petit peu de mal au tout début pour m’y retrouver, car il est vrai que la pièce comporte énormément de personnages, qui vous tombent dessus d’un coup. Une fois les rapports entre les personnages établis, j’ai presque bu chaque mot tant je trouve la plupart des répliques à vous couper le souffle.

 

Chez moi, l’une des scènes les plus cultes est la suivante, personnellement, je la trouve toujours aussi grandiose, encore plus même, après cette lecture :

 

Cyrano

  

Attendez !… je choisi mes rimes… Là, j’y suis.

Il fait ce qu’il dit à mesure.

Je jette avec grâce mon feutre,
Je fais lentement l’abandon
Du grand manteau qui me calfeutre,
Et je tire mon espadon ;
Élégant comme Céladon,
Agile comme Scaramouche,
Je vous préviens, cher Myrmydon,
Qu’à la fin de l’envoi je touche !

Premier engagement de fer

 

Vous auriez dû rester neutre ;
Où vais-je vous larder, dindon ?…
Dans le flanc, sous votre maheutre ?…
Au cœur, sous votre bleu cordon ?…
– Les coquilles tintent, ding-dong !
Ma pointe voltige : une mouche !
Décidément… c’est au bedon,
Qu’à la fin de l’envoi, je touche.

Il me manque une rime en eutre…
Vous rompez, plus blanc qu’amidon ?
C’est pour me fournir le mot pleutre !
– Tac ! je pare la pointe dont
Vous espériez me faire
don ;-
J’ouvre la ligne, -je la bouche…
Tiens bien ta broche, Laridon !
A la fin de l’envoi, je touche.

Il annonce solennellement:

ENVOI

Prince, demande à Dieu pardon !
Je quarte du pied, j’escarmouche,
Je coupe je feinte…

Se fendant

Hé ! là donc,

Le vicomte chancelle ; Cyrano salue.

 

A la fin de l’envoi, je touche.

 

 

(Celle-ci, avec bien sur la scène finale… et celle du balcon ! 🙂 )

 

Mais, bref, je m’égare.

  

Roxane, qui, quant à elle, passe pour une jeune snob capricieuse surtout lors de l’acte III, il me semble, m’avait agréablement surprise avec le courage et l’impétuosité qu’elle dégageait lors de l’acte IV, lorsqu’elle arrive chargée de provisions pour ces pauvres soldats se mourrant de faim, ayant bravé pas mal de dangers pour arriver jusque là, et refuse même de partir.

 

 

Je me souviens, lors du visionnage du film, avoir été horripilée Christian (le pauvre ! :D), et avoir été tout bonnement fascinée par Cyrano.

Lui, et sa laideur qui disparaissait derrière ses mots. Cette espèce d’élégeance qu’il dégageait, le respect qu’il imposait…

Lui, avec, justement son fameux : “Panache” !

 

J’avais lu quelque part cet extrait du discours d’entrée à l’académie française d’Edmond Rostand parlant de ce même “Panache”, et j’avais tellement aimé que… le voici :

 

« Le panache, n’est pas la grandeur mais quelque chose qui s’ajoute à la grandeur, et qui bouge au-dessus d’elle. C’est quelque chose de voltigeant, d’excessif – et d’un peu frisé (…), le panache c’est l’esprit de bravoure. (…) Plaisanter en face du danger c’est la suprême politesse, un délicat refus de se prendre au tragique ; le panache est alors la pudeur de l’héroïsme, comme un sourire par lequel on s’excuse d’être sublime(…) »

 

Cette avis est vraiment brouillon, j’en ai conscience, mais je n’arrive jamais à faire quelque chose de construit sur une oeuvre qui m’a tout bonnement, une fois de plus, bouleversée, et qui sera de celles dont toute ma vie je me souviendrai !