Vampire City Tome 2 de Rachel Caine

Bit-lit de Rachel Caine sorti en février 2011

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Synopsis : (présentation de l’éditeur)

 

Les vampires voient d’un mauvais oeil le retour à Morganville de Frank Collins, le père de Shane. Ce dernier est déchiré entre sa loyauté envers son père et son amitié pour Claire, Eve et Michael. Car la soif de vengeance de Frank risque de compromettre la protection des colocataires face aux vampires, à grand peine contenus par leur alliée Amelie. Mais lorsque les vampires enlèvent Shane pour tendre un piège à son père, Claire et ses amis vont devoir mettre tout en oeuvre pour le sauver…

 

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(J’aurais aimé faire cet article hier, mais quelques petits imprévus m’en ont empêchés, et je dois avouer avoir achevé ma lecture… relativement tard. :D)

 

Bien que le suspence du cliffhanger ne m’ait pas vraiment “coupé le souffle”, ou obligé à me ronger les ongles jusqu’à ce que je sache ce qui allait se passer, vu que j’étais à peu près sûre de ce qui allait advenir de Michael, je me suis lancée avec plaisir dans la lecture de ce second tome.

Et si l’écriture ne m’enchante toujours pas plus que ça, je dois avouer qu’elle m’a plus plu dans ce second tome (plus de descriptions, on s’imagine mieux les lieux tout comme les scènes d’actions) !… tout comme l’intrigue.

Car, je dois avouer qu’une fois le tome un fini, je me suis dit “ouais, pas mal, mais si l’auteur donne envie de tourner les pages pour connaître à tout prix la suite, l’intrigue était un peu légère, et certains détails ne m’ont pas satisfaite”.

 

Et même si je savais qu’il n’arriverait rien d’irréparable à Shane, je n’arrivait pas à savoir comment ses amis allait le sortir du pétrin dans lequel il s’était mis (un véritable aimant à ennuie ce mec !). J’ai eu plusieurs petites surprises dans ce tome ci, et j’ai vraiment aimé (je dois dire qu’avoir deviné pour Michael à la fin du tome 1 était un peu frustrant… T_T ).

Les personnages prennent de l’ampleur, et même si Claire n’est pas pour moi un personnage logique et auquel je m’attache, elle n’est pas vraiment génante tant la place est aussi laissée aux autres !

On découvre un Shane presque fragile, qui se sent responsable de bien des choses… Il a en quelque sorte laissé tomber le masque, sans pour autant avoir perdu son humour (ouf ! ai-je envie de dire).

 

J’ai découvert une Eve avec encore plus de caractère que je ne le croyais, elle aussi se dévoile, et son passé refait surface ! 

 

Et Sam m’a intrigué, sans parler d’Amélie, quelle classe ! Je voue désormais à ces deux personnages une attention toute particulière !

 

Un détail m’insuporte par contre : le fait que l’on arrête pas de rappeler à Claire qu’elle a 16 ans. D’accord, elle est mineur et est donc sous la responsabilité des personnes majeures en présence, je l’ai bien compris. Mais au bout d’un moment, c’est lassant…

“Non Claire, tu as 16 ans, et si je te dis de ne pas faire ça, tu dois m’écouter parce que je suis grand, Moi !”

Après, tu m’étonnes que ce soit un personnage qui n’arrive pas à s’affirmer, à mes yeux du moins, hein 😉

 

Je crois que je vais finir par faire une pencarte “aller Claire ! On est tous avec toi ! Montre leur qu’il y en a la dedans !” 😀 😀

 

Bref…

 

Sinon, je trouve que toute l’histoire se noircie, les choses sérieuses commencent, l’intrigue m’a vraiment intéressée cette fois ci. Et il avait intérêt :D, car, si le premier tome pouvait servir à présenter les personnages, j’aurait abandonné cette série s’il en avait été de même pour le second.

Mais non… tout s’intensifie, les personnalités se révèlent, et j’achèterai sans nul doute la suite qui paraitra le 15 Juin prochain ! 

 

Vampire City Tome 1 de Rachel Caine

 

Bit-lit de Rachel Caine paru en 2010 en France

 

 

 

 

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Synopsis : (Présentation de l'éditeur)

 

Claire est le souffre-douleur de la reine de la fac de Morganville. Pour fuir le campus universitaire, elle s'installe dans une étrange maison déjà habitée par Eve la gothique, Shane le dur au coeur tendre, et Michael le musicien noctambule. Grâce à eux, elle découvre que les vampires règnent sur Morganville. Entre amitié et amour, les quatre colocataires vont devoir unir leurs forces pour lutter contre la menace grandissante…
 
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J'avoue que j'aurais aimé faire un synopsis personnel, mais le temps me manque, alors celui de l'éditeur fera l'affaire (oui, je dois avouer que je le trouve un peu classique, mais l'idée générale est donnée :D).

 

J'ai commandé Vampire City il y a deux jours suite à de nombreux avis enthousiastes lus sur le net. En effet, je dois avouer que je crains un peu le bit-lit à cause des éternelles histoires impossibles entre vampires/loups garous/zombis(/Plante ver… euh, bref, rayez la mention inutiles) et humains. Avec les vampires devenus de gentils amoureux ténébreux tout en restant romantiques et sexy, et des humaines ayant soit trop peu, soit trop de caractère à mon goût…

Je tentai donc de contrer le mauvais sort, car je déteste prendre en grippe un genre à tort, et laissai donc sa chance au bit-lit. 😀

 

Vampire City avait attiré mon attention grâce à ses vampires qui semblaient avoir gardé leur coté "prédateur", tout comme leur ancêtre Dracula (tiens, j'écrirai peut-être un de ces jours à son sujet d'ailleurs 😉 ). On disait les personnages plutôt biens construits, et le scénario ne souffrant d'aucun manque de rythme.

Il était également conseillé d'acheter les deux premiers tomes d'un coup si l'on ne voulait pas se retrouver face à un suspense insoutenable…

J'ai donc écouté ces avis, et ai donc acheté les deux premiers tomes, seuls sortis à ce jour.

 

Arrivés ce matin, j'ai lu dans l'après-midi le premier tome.

Vous pouvez donc d'ores et déjà conclure que, en effet, le scénario ne souffre d'aucun manque de rythme. :p Je n'ai pas réussi à le lâcher malgré le nombre de personne présentes chez moi aujourd'hui (non, non… je n'ai pas du tout planté un bon moment deux de mes amis juste pour connaître le fin du tome 1 de Vampire City…)

Deuxième point confirmé : les Vampire sont bels et bien de sacrés prédateurs ici ! Même les plus sympathiques (entendre par la que les plus gentils vous laissent le choix : ou vous leur faites allégeance, ou vous leur servez de quatre heures) ont un quelque chose de flippant.

J'ai été suprise par la violence et la cruauté de Monica, l'ennemie n°1 de Claire dans ce premier tome :D, envers notre héroïne ! Je dois avouer que je m'attendais pas en voir autant !

 

Passons aux personnages : Claire, tout d'abord. Ce personnage me laisse perplexe. Je ne me suis pas du tout attachée à elle, mais vu que c'est une série plutôt longue (9 tomes sortis à ce jour aux USA), je lui laisse le bénéfice du doute et attends le second tome pour me forger un avis quasi-définitf à son sujet. Je trouve qu'elle a tendance à être timide, timorée même, à certains moments, et à, d'un seul coup, se rebeller et fanfaronner juste au moment où elle devrait justement carrément être en mode petite ado timide et prudente ! (je pense au moment où elle risque sa peau entre les griffes de Monica…).

On la dit petit génie, mais je ne le ressens pas spécialement ainsi. Soit elle est super humble, et n'aime pas étaler sa science, soit… nous avons affaire à un nouveau genre de petit génie qui n'applique sa science qu'en cours, et dont la super intelligence n'est pas vraiment visible dans les situations désespérées…

A suivre, donc…

 

Viens ensuite Eve, la joyeuse et conviviale gothique (qui n'est pas sans me faire penser à une certaine Abby…) qui est évidemment le genre d'amie que chacun aime
rait avoir il me semble. Un personnage intéressant dont j'attends beaucoup par la suite !

 

Puis les garçons… ahhhhh, les garçons. Forcément, les garçons de bit-lit… ça fait ressortir la midinette qui est en moi XD

Non, sérieusement, tout d'abord Michael. Ce personnage, dès sa première apparition, m'a intriguée et touchée. Non pas que le genre beau-mec-mystérieux-qui-joue-de-la-guitare soit déplaisant, mais je crois que c'était autre chose…. et j'ai compris par la suite pourquoi, mais je ne vous le dirai point, il ne vous reste plus qu'à lire si vous désirez en savoir plus sur lui :p

(Michael que je m'obstine à prononcer à la Française, ce qui fait beaucoup rire un ami…)

 

Et enfin, Shane. Le mec cool qui ne sait cuisiner qu'un chili con carne capable de vous faire sentir l'ail enocre quinze jours après en avoir mangé ! Il est marrant, un personnage vraiment chouette, même… si je lui préfère Michael pour l'instant (oui, je me doute que vous l'aviez compris, mais j'avais envie de le redire :D) !

 

J'ai un petit regret : le suspense tant attendu à la fin ne m'a pas tant laissé en haleine car la théorie que j'avais s'est révélée on ne peut plus juste.

 

En bref (pour ceux qui aurait la flemme, ou pas le temps, de lire tout ce blabla) : une lecture vraiment agréable, et même si ce n'est pas le livre du siècle pour moi, j'ai vraiment pris plaisir à lire ce livre où l'écriture est fluide, bien que pas très recherchée, ce que je regrette, un petit peu (en même temps… passer de Emily Brontë à Rachel Caine… le choc des genres… quelle idée, je vous jure) !

Je compte bien continuer cette série qui me paraît prometteuse !

 

 

Sur ce, le second tome m'attend !

Les hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) – Emily Brontë

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Roman d’Emily Brontë sorti en 1847 (VO) et en 1929 en VF

 

 

Synopsis :

 

Aux Wuthering Heights vivait la famille Earnshaw. Composée de Mr, Mrs et leurs deux enfants : Hindley et Catherine.

Mais un jour, Mr revient d’un de ces voyages à la ville avec un drôle de fardeau : un jeune enfant orphelin qu’il prénomma Heathcliff. Il se mit rapidement à préférer celui-ci à ses enfants biologiques.

Heathcliff était un enfant taciturne, mais d’une intelligence redoutable, et lorsque, à la mort de son bienfaiteur, tous, mis à part Catherine qu’il aime plus que sa vie même, le maltraite, il entreprendra une longue vengeance…

 

 

 

 

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Je ne m’en suis aperçue qu’après avoir écrit ce résumé : si une chose m’a bel et bien marquée dans ce livre, ce n’est pas l’amour d’Heathcliff et Catherine -qui m’avait pourtant été tant conté-, mais la vengeance que celui-ci met sur pied après la trahison de sa bien-aimée, qui lui préféra un jeune et frêle riche voisin.

 

Peut-être en attendais-je trop concernant cet amour que l’on me disait grandiose. Mais, je dois avouer, que les rares scènes où il est vraiment visible (je pense au sublime passage où Catherine décrit à Ellen son amour pour Heathcliff, alors qu’elles sont dans la cuisine; ou de la dernière fois où Heathcliff la voit vivante), je dois avouer qu’il est splendide tant il en parait dévastateur et l’on sait que rien de bon ne pourra aboutir pour ces deux là…

 

L’atmosphère, presque étouffante, dans les landes, avec tous ces personnages torturés est assez extraordinaire, et j’ai de suite eu un véritable coup de foudre pour l’écriture d’Emily Brontë : recherchée, et pourtant fluide, sans temps mort ou longues stagnation tuant le rythme…

 

Le coté immature des personnages féminins, et dur, renfermé, des personnages masculins m’a sauté au yeux : tous semblent encore être de jeunes adolescents alors que la vingtaine est déjà bien entamée !

 

Mais, ce qui m’a le plus fait frémir, est l’ardeur qu’Heathcliff met à recréer, avec la génération suivante, l’exact situation qui était la sienne, avec Catherine et Edgar !

En effet, on s’aperçoit bien vite qu’il prend même un plaisir extrèrement malsaint à voir Linton se pavaner devant une Cathy conquise, tandis qu’Hareton se retrouver à sa place d’enfant intelligent, brimé et mis de coté, affecté aux tâches d’un domestique.

 

C’est tout simplement grandiose quand on y pense ! Ce personnage possédait un je-ne-sais-quoi qui fait qu’il a beau faire les pires choses, je le lisais avec fascination ! Tandis que les deux Catherines et leurs bons sentiments de petite fille gatée me tapait presque sur le système !

Les seuls moments où j’ai apprécié la mère et la fille c’est lorsqu’elles parlaient pour la première d’Heathcliff, et la seconde d’Hareton.

 

S’il y a un personnage que je ne m’attendais pas à aimer, c’était bien Edgar ! Gosse de riche ayant tout pour lui, amorphe, inconsistant, sans aucun panache… Et pourtant… j’ai été touchée par son amour inconditionnel pour sa femme et sa fille, jusqu’à sa mort. On ne peut pas dire que ces deux là ne lui en auront pas fait baver !

 


J’aime cette fin : tout à commencé avec Heathcliff, tout fini avec lui. La boucle est bouclée, chacun peut à présent être heureux, en paix…

 

Extrait :

 

Mes grandes souffrances de ce monde ont été les souffrances d’Heathcliff, je les ai épiées et éprouvées depuis le début, chacune. Mon sentiment d’exister me vient de lui. Si tout périssait et qu’il demeure, je continuerais d’être, si tout demeurait et qu’il ne soit plus, l’univers me serait une puissance étrangère qui ne me serait rien.

Mademoiselle Liberté d'Alexandre Jardin

                           

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Roman d’Alexandre Jardin sorti en 2002

 

 

Synopsis :  (Quatrième de couverture)

 

Liberté à dix-huit ans. Elle refuse ce que la plupart des femmes tolèrent : un amour imparfait, sans folie. Inapte aux compromis, Mademoiselle Liberté ne conçoit pas d’être raisonnable, de se contenter d’une petite part de bonheur. L’infini est sa mesure, l’absolu son oxygène. Animée par le goût prodigieux pour le plaisir, elle bondit vers ses appétits. Horace, le proviseur de son lycée, sait lui aussi vivre la vie : ce furieux ne se repose que dans l’hyperbole. Marié à une épouse professionnelle, il rêve de foncer dans un destin superlatif. Liberté décide de chercher avec lui la perfection : elle ne se contentera pas d’un brouillon de liaison, elle exigera la passion intégrale, portée à son comble, fignolée jusqu’au délire. Ces deux forcenés tenteront un amour idéal. Ils désirent un chef-d’œuvre sinon rien.

 

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Si l’on ne m’avait pas prêté ce roman, je crois que je peux affirmer que je n’aurais jamais lu ce livre.

A vrai dire, le genre où toute l’histoire tourne autour d’une histoire d’amour m’a toujours plus ou moins fait fuir (sans doute à cause du cliché de la collection “Arlequin”… oui, j’avoue, encore une idée reçue tsss :D).

Je disais donc : je n’aurais donc jamais lu une seule ligne de ce roman, et… j’aurais eu tort.

 

Même si ce n’est pas mon genre de prédilection, la plume, poétique et recherchée,  m’a emmenée avec elle vers des situations pour le moins surprenantes et des sentiments dépeints avec une beauté presque sauvage.

Liberté est une jeune femme surprenante, et, certe, très inhabituelle.

Mais n’est-ce pas la le but qu’elle s’est donné ? Sortir de toute habitude, vivre selon une philosophie Hedoniste et chercher celui qui sera digne de réaliser avec elle un “Chef-d’oeuvre” ? Un amour idéal, loin de tout sens commun ?

 

C’est Horace, son proviseur, qu’elle choisira. Homme marié à une femme éteinte de toute passion et père de deux jeunes enfants, il s’était construit une vie la plus normale et insipide possible. Mais Liberté va arriver, et tout emporter sur son passage…

 

Si l’originalité de Liberté peut surprendre voir irriter à la longue, je crois qu’il faut se dire, qu’au-delà d’un personnage qui peut sembler invraisemblable, elle représente elle-même, en quelque sorte, cet amour qu’elle recherche, cette passion qu’elle voudrait vivre à deux, mais qu’elle a déjà en elle.

Horace est celui qui, par son humanité, va la pousser à se rendre compte des failles se trouvant dans ses croyances, dans lesquelles elle s’est enfermées comme on s’enferme dans le train-train et la normalité.

 

Une phrase prononcée par Liberté revient très souvent : “Ce sera un Chef-d’oeuvre, sinon… rien”, et j’ai beaucoup aimé le fait de voir traiter dans ce livre les deux phases : d’abord le chef-d’oeuvre, ou du moins, ce qui parait l’être, puis ce “rien”, qui veut tout et rien dire à la fois.

 

Extrait :

 

Mademoiselle Liberté, elle, était davantage que sa personne. En elle se concentraient une volonté sans repos, les moyens d’éxécutions d’un utopie.Quand elle aimait, c’était l’amour le plus pur qui aimait à travers elle. Héroïne de ses songes, Liberté était capable de pousser sa conduite jusqu’à la fiction, d’être l’écrivain de son propre rôle. Il y avait de l’encre dans ses veines, du froissement de papiers dans ses colères. Elle se rectifiait comme on biffe un mot faible.