Mademoiselle Liberté d'Alexandre Jardin

                           

Mademoiselle-Liberte.jpg

 

Roman d’Alexandre Jardin sorti en 2002

 

 

Synopsis :  (Quatrième de couverture)

 

Liberté à dix-huit ans. Elle refuse ce que la plupart des femmes tolèrent : un amour imparfait, sans folie. Inapte aux compromis, Mademoiselle Liberté ne conçoit pas d’être raisonnable, de se contenter d’une petite part de bonheur. L’infini est sa mesure, l’absolu son oxygène. Animée par le goût prodigieux pour le plaisir, elle bondit vers ses appétits. Horace, le proviseur de son lycée, sait lui aussi vivre la vie : ce furieux ne se repose que dans l’hyperbole. Marié à une épouse professionnelle, il rêve de foncer dans un destin superlatif. Liberté décide de chercher avec lui la perfection : elle ne se contentera pas d’un brouillon de liaison, elle exigera la passion intégrale, portée à son comble, fignolée jusqu’au délire. Ces deux forcenés tenteront un amour idéal. Ils désirent un chef-d’œuvre sinon rien.

 

_________________

 

Si l’on ne m’avait pas prêté ce roman, je crois que je peux affirmer que je n’aurais jamais lu ce livre.

A vrai dire, le genre où toute l’histoire tourne autour d’une histoire d’amour m’a toujours plus ou moins fait fuir (sans doute à cause du cliché de la collection “Arlequin”… oui, j’avoue, encore une idée reçue tsss :D).

Je disais donc : je n’aurais donc jamais lu une seule ligne de ce roman, et… j’aurais eu tort.

 

Même si ce n’est pas mon genre de prédilection, la plume, poétique et recherchée,  m’a emmenée avec elle vers des situations pour le moins surprenantes et des sentiments dépeints avec une beauté presque sauvage.

Liberté est une jeune femme surprenante, et, certe, très inhabituelle.

Mais n’est-ce pas la le but qu’elle s’est donné ? Sortir de toute habitude, vivre selon une philosophie Hedoniste et chercher celui qui sera digne de réaliser avec elle un “Chef-d’oeuvre” ? Un amour idéal, loin de tout sens commun ?

 

C’est Horace, son proviseur, qu’elle choisira. Homme marié à une femme éteinte de toute passion et père de deux jeunes enfants, il s’était construit une vie la plus normale et insipide possible. Mais Liberté va arriver, et tout emporter sur son passage…

 

Si l’originalité de Liberté peut surprendre voir irriter à la longue, je crois qu’il faut se dire, qu’au-delà d’un personnage qui peut sembler invraisemblable, elle représente elle-même, en quelque sorte, cet amour qu’elle recherche, cette passion qu’elle voudrait vivre à deux, mais qu’elle a déjà en elle.

Horace est celui qui, par son humanité, va la pousser à se rendre compte des failles se trouvant dans ses croyances, dans lesquelles elle s’est enfermées comme on s’enferme dans le train-train et la normalité.

 

Une phrase prononcée par Liberté revient très souvent : “Ce sera un Chef-d’oeuvre, sinon… rien”, et j’ai beaucoup aimé le fait de voir traiter dans ce livre les deux phases : d’abord le chef-d’oeuvre, ou du moins, ce qui parait l’être, puis ce “rien”, qui veut tout et rien dire à la fois.

 

Extrait :

 

Mademoiselle Liberté, elle, était davantage que sa personne. En elle se concentraient une volonté sans repos, les moyens d’éxécutions d’un utopie.Quand elle aimait, c’était l’amour le plus pur qui aimait à travers elle. Héroïne de ses songes, Liberté était capable de pousser sa conduite jusqu’à la fiction, d’être l’écrivain de son propre rôle. Il y avait de l’encre dans ses veines, du froissement de papiers dans ses colères. Elle se rectifiait comme on biffe un mot faible.

l'Heure du Loup de Robert McCammon

L-heure-du-loup.jpg

Roman Fantastique de Robert MacCammon sorti en 1989  

 

 Synopsis : 

 

Seconde guerre mondiale. Michael Gallatin est un agent américain d’origine Russe possédant une seconde nature particulèrement… poilue et dotée de canine à faire palir Dracula lui-même !

En effet Michael Gallatin est un loup-garou.

Décidé à prendre sa retraire, des évènements vont l’obliger à reprendre du service pour une ultime mission : découvrir ce qui se cache derrière le mystérieux nom de code “Poing d’Acier”.

 

 

__________________

 

Roman Fantastique flirtant avec le thriller, l’Heure du Loup est un livre qui m’a surprise dés les premières lignes : je dois avouer que je ne m’attendais pas du tout à cela !

Dés le début, on s’aperçoit que l’écriture est “très crue” : passages sanguignolents à souhait garantis ! Avoir le coeur un minimum accroché s’impose, ce sera donc plutôt pour “grands ados”. 😉

 

Je suis de suite tombée sous le charme de ce personnage : séduisant sans être trop “parfait”, comme bien trop de personnages, sait se battre mais s’en prend également plein la tête (oui, parce que j’ai beau aimer ce cher James Bond, le voir resortir d’une bagare monumentale avec juste un peu de poussière sur le revers de la veste… hum XD), a un taux d’atypicité comme je les aime… bref, voilà le topo !  

Vient ensuite l’intrigue, qui elle, m’a bien parlée, et a même réussie à me surprendre bon nombre de fois (en même temps, bien qu’aimant l’Histoire, je ne connais pas bien cette période là, je ne peux donc pas vraiment dire si elle tient “vraiment” la route…). Tout s’enchaine très vite, ce qui permet à l’auteur de placer toutes sortes d’actions très variées.

 

L’écriture quant à elle pourrait paraître un peu lourde à certains, dans le sens où quasiment chaque fait et geste des personnages est conté. Mais, personnellement, je dois avouer que j’adore cela quand il y a beaucoup d’actions, histoire de mieux m’imaginer les scènes !

 

J’ai par contre regretté les similitudes entre certains personnages féminins, surtout entre Gaby et Chesna où j’ai eu l’impression à la longue que Gaby avait simplement changé de prénom 😀

 

 

En soi, un bouquin qui promet de belles scènes d’actions en compagnie d’un charmant personnage, à condition d’aimer le genre tournant quelque peu “à l’horreur” dans certaines scènes un peu hards ! Le mythe du loup-garou y est travaillé d’une manière que j’ai vraiment aimée (les passages de flash-back sur l’enfance et l’adolescence de Michael m’ont parus bien trouvés pour expliquer certains comportements du personnage).

Les Yeux d'Opale de Bénédicte Taffin

Les yeux d'opale

Science-Fantasy de Bénédicte Taffin. Série dont le premier tome est paru en 2010.

 

 

Synopsis : (tiré de la quatrième de couverture)

 

Il était une fois deux planètes que rien ne prédisposait à se rencontrer… Sur Opale, dans le royaume médiéval de Kindar, la princesse Héléa accède au trône après la mort tragique du roi son père et la disparition de son frère, le prince héritier Sylfin. Méprisée et menacée par les seigneurs du royaume à cause de son ascendance « chimar», elle décide de leur livrer bataille et s’offre en gage de victoire. Sur Onyx, Angus, jeune homme épris de liberté prend part avec d’autres rebelles commandés par son père à l’organisation d’une expédition secrète visant à échapper à l’emprise des Intelligences Artificielles quiles contrôlent et à s’établir sur une planète encore non terraformée. Leur vaisseau effectue un atterrissage en catastrophe sur la planète Opale en plein coeur de la bataille. L’arrivée des Onyxiens va alors bouleverser l’ordre politique et social de leur planète d’adoption…

________________

 

Voilà un livre lu en fin d’année dernière, mais qui, je pense, mérite que je me repenche sur lui !

 

J’ai toujours adoré les livres avec un nombre important de pages, car pour moi, c’est synonyme de “longues et belles aventures”. Je ne sais pas pourquoi, j’avoue, c’est une idée reçue peut-être un peu simpliste, mais je l’aime bien, cette idée reçue.  

 

Pour résumer : ce livre contenait un nombre de pages qui a immédiatement attiré mon regard (approximativement 700). Même si je dois avouer ne pas être fan de la couverture, – je l’aime bien, mais sans plus -, le résumé a achevé de me convaincre que lui et moi allions être très copains.

 

L’idée de deux planètes vivant dans des milieux diamétralement opposés m’a séduite, car je dois avouer ne pas avoir beaucoup lu de “science-fantasy” jusque là, du coup, ça a encore un certain goût de “mystère”. 😀

Même si l’idée d’un monde gouverné par des IA m’effraie brr, j’ai trouvé que la manière de traiter le sujet était très intéressante, tout est poussé à son paroxysme jusque dans le plus petit détail. Les IA règnent vraiment sur la vie de chacun, c’est le moins que l’on puisse dire !

Quant au monde d’Opale, j’ai de suite adéré : les bases de la Fantasy, mais avec pleins de petites choses en plus qui donne un résultat au parfum d’inédit. Cela dit, je parle des IAs, mais les Digons (religieux d’Opale)  ont eux aussi un je-ne-sais-quoi à faire froid dans le dos !

 

Plus on avance plus l’intrigue devient complexe et prenante, même si, malheureusement, je devinais la plupart du temps ce qui allait se passer et qui était véritablement qui (j’ai toujours eu le nez pour ces trucs là, à mon grand dam…).

 

J’ai aimé le personnage d’Angus, qui a quelque chose touchant je trouve, mais je dois avouer avoir été un petit peu déçue par le fait qu’il tombe directement amoureux d’Héléa, une fois arrivé sur Opale. J’ai trouvé ça “un peu facile”, j’aurais aimé quelque chose d’un peu différent pour une fois, que les deux personnages principaux ne finissent pas forcément ensemble. Mais là, c’est un avis très personnel, et je suis sur que beaucoup de lecteurs ont été ravis de voir nos Angus et Héléa se plairent héhé !

Quant à Héléa, l’évolution du personnage est vraiment belle… mais je n’en dis pas plus, peut-être de futurs lecteurs avident de suspense se trouvent-ils parmi vous !

 

Par contre… j’ai eu quelques petits soucis avec les façons de compter, chez chacun des deux peuples (surtout les Onyxiens en fait). Je n’ai du coup, à chaque fois, qu’une idée approximative des âges des personnages ! 😀

 

Bref, je vais m’arrêter là. Mais en somme, il m’a manqué un tout petit quelque chose pour que ce soit carrément “un coup de coeur”, cela dit j’ai vraiment passé un excellent moment à lire les Yeux d’Opale. Un second tome est prévu, bien que l’auteur travaille apparemment sur d’autres projets en ce moment. Je lui souhaite donc de belles aventures avec ces autres personnages que j’attends de découvrir lors de la sortie des livres (que j’espère prochaine héhé) ! Et qu’elle prenne son temps pour nous concocter une suite des aventures d’Angus, Héléa et… tous les autres (!) tout aussi bonne que ce premier tome, voir même meilleure, pourquoi pas (j’adore les séries qui s’améliore au fil des tomes, je les préfère même à celles dont tous les tomes se valent je crois :D) !

 

Non, franchement, ça vaut vraiment le coup de soutenir un aussi beau projet d’une auteur Française 🙂

Filles de Lune, Tome 2 : La montagne aux Sacrifices – Elisabeth Tremblay

Fille de lune T2

 

 

 

 

“D’après une légende qui remonte à des temps immémoriaux, régnera sur la Terre des Anciens celui ou celle qui parviendra à retrouver les trônes mythiques de Darius le Sage et de son ennemi juré, le sorcier Ulphydius. Depuis plus de sept siècles, les aspirants au pouvoir sont nombreux et s’affrontent sans relâche. Toutefois, seule une Fille de Lune de la lignée maudite pourrait redresser les torts causés par ses aïeules, responsables de ces luttes sans merci que se livrent des peuples autrefois pacifiques. Mais les descendantes de cette lignée sont toutes disparues. Du moins, semble-t-il…”

 

 

 

 

 

 

 

Synopsis :

 

Spoiler pour les personnes n’ayant pas lu le premier tome 😉

 

Enceinte du terrible seigneur de canac, Naïla réussit enfin à s’enfuir du château de son tortionnaire, échappant donc également à la terrible Mélijna.

Décidée à mettre un terme à cette grossesse indésirée à l’aide des techniques du Monde De Brume, la jeune femme doit d’abord se rendre à la Montagne aux Sacrifices afin d’entrer en pleine possession de ses pouvoirs. Mais Alexis est aux abonnés absents, et c’est Madox, un mystérieux protecteur, qui se chargera de l’y conduire.

 

 

 

Fille de lune T2 VO

 

 

____________

 

 

Fin février-début mars, je tombais à la fnac sur ce second tome. Après quelques instants d’hésitations au souvenir du premier tome que j’avais vraiment commencé à aimer à partir du moment où Naïla arrive sur la terre des anciens, je laissais tomber toute tentative de résistance, et repartai avec le livre (oui, je sais, je suis faible dés qu’il s’agit de bouquin).

Je dois dire que j’ai commencé ma lecture avec une petite pointe d’appréhension : j’avais vraiment envie que ce tome-ci démarre directement et me plaise autant que la seconde moitié du T1 😀 Immédiatement, la vérité s’imposa à moi : rien à voir avec le premier tome, on entrait immédiatement dans le vif du sujet. Je commençai même à réviser mon avis concernant la “première partie” du premier tome où nous découvrons Naïla dans son environnement, et où nous la suivons dans ses découvertes, qui maintenant me parais plutôt nécéssaire à la compréhension du personnage. 

 

Et là…J’ai envie de dire : hiiiiiii !

 

Après les terribles évènements du tome 1, Naïla doit s’enfuire enceinte d’un enfant dont elle ne veut pas. Décidée à s’en débarasser au plus vite même si on lui a dit qu’elle ne pouvait le faire, à cause de l’étrange “prophétie” les concernant. Beaucoup de nouveaux personnages apparaissent, c’est d’ailleurs apparement une spécificité de la série cette foule de personnages. Je réclame toujours à corps et à cris mon lexique, car j’ai eu quelques soucis de “repérage” au départ. Mais je ne désespère pas. Non non 😀

Les actions s’enchainent, et j’ai le bonheur de découvrir que ce cher Madox, le nouveau protecteur de Naïla que j’avais tant aimé dans le T1 est au centre de l’histoire… je ne saurais dire pourquoi, mais j’ai de suite accroché avec le personnage !

Certaines joutes verbales entre Alexis et Naïla sont savoureuses, si cela pourrait en lasser quelques uns, pour ma part, j’aime de plus en plus leur relation.

< p style="text-align: left;">  


 

Maintenant, il faut attendre le mois de juin pour la sortie Française du troisième tome… et j’ai envie de dire : c’est trop injuste !

 

 

(Mon avis sur le premier tome Ici  )