Passenger T2 – Alexandra Bracken

Vous ne rêvez pas, ceci est belle et bien une chronique sur le deuxième et dernier tome d’une série. D’habitude, je reviens très rarement vous parler des suites, mais cette fois-ci, vous aurez le bonheur (immense, je n’en doute pas) de connaître mon avis sur le fin mot de cette histoire de voyages dans le temps et d’amoures contrariées (par les voyages dans le temps, évidemment).

! Spoilers sur l’intrigue du tome 1 ! Vous pouvez toujours retrouver mon avis sur celui-ci ICI.

Pour vous résumer mon état d’esprit avant de commencer ce tome 2, je vais vous résumer ma conversation avec la Luciole quand elle est venue chez moi l’autre jour et a aperçu Passenger 2 sur mon bureau :

L : – Ah, tiens, la couverture est super belle !
M : – Oui ! Et en plus les héros sont séparés à la fin du tome 1 !
L : – Euh… ok.
M : – Je les aime bien plus séparés qu’ensemble, ils sont super cul-cul ensemble. Alors j’espère qu’ils vont rester séparés pendant un bon moment de l’intrigue !
L : – Eh bien… ouais… je te le souhaite. ^^

Heureusement qu’on a publié l’article Spécial Guimauve il y a quelques jours, sinon vous penseriez que je suis une vieille aigrie qui n’aime pas les histoire d’amour dans les livres. C’est faux. J’aime les petits cœurs qui battent vite, les regards de braise et les tiramisus. Surtout les tiramisus, en fait. Eux je les aime presque toujours, alors que le reste, ça dépend de comment c’est écrit par l’auteur. Mais passons 😀

Donc voilà Etta et Nicholas se sont retrouvés chacun dans une chronologie différente, et c’est d’ailleurs la fin ébouriffante du T2 qui m’avait donné envie de connaître la suite, alors que l’histoire d’amour un peu trop envahissante et tragique à mon goût m’avait peu à peu larguée en cours de lecture – alors que j’étais partie très, très enthousiaste.

Est-ce que ce T2 m’a plus plu que le T1 ? Oui et non. L’histoire d’amour étant devenue une relation (très) longue distance, j’ai pu profiter à loisir de la richesse de l’univers créé par l’auteure. Problème : beaucoup d’éléments du T1 s’étaient évaporés de ma mémoire (le désinvestissement en cours de lecture, tout ça…) et du coup, la plupart des révélations ne me surprenaient pas car… je ne me souvenais pas qu’on était censés croire l’inverse avec l’héroïne. Je n’ai donc aucune idée de si le suspense est mieux géré que dans le T1 (j’avais noté dans ma chronique que je regrettais l’absence de surprise dû à la totale omniscience de la narration).

De plus, même si ma mémoire m’a joué des tours et avait visiblement décidé que retenir plus de 50% de l’intrigue du T1 n’était pas nécessaire, l’intrigue reste assez complexe. Dans ce T2 on remonte aux origines des voyageurs temporels et on tente de comprendre avec Etta et Nicholas le véritable rôle du fameux astrolabe que tout le monde recherche depuis le début. De ce côté-là, j’ai apprécié la résolution, ainsi que toute l’intrigue liée à la sorcière de Prague, personnage ambigu plus intéressant que le Grand-Père Boisdefer, qui reste finalement un personnage traité un petit peu trop superficiellement pour moi. Dommage, j’adore les méchants avec lesquels les auteurs réussissent à nous faire entrer en empathie, et là, je serai un peu restée sur ma fin.

C’est d’ailleurs mon principal reproche : c’est un bon gros pavé de presque 700 pages, avec lequel on pourrait assommer un voisin trop bruyant (mais ne le faites pas, c’est mal), pourtant, je garde une sensation de superficialité sur les plans les plus intéressants. J’ai trouvé que pas mal de parties de l’intrigue faisaient des détours que je me serais volontiers évités. Et oui, parfois, c’était vraiment un poil trop long. (La Luciole : Et Morgana préfère quand c’est un peu plus épilé. Morgana : Au niveau de l’intrigue, oui, il y avait besoin d’une bonne épilation selon moi. Les humains font ce qu’ils veulent, mais par contre je suis pour l’épilation des livres :D) (Je n’assume pas la précédente parenthèse, au cas où vous en doutiez)

Pour moi, Etta et Nicholas sont décidément mieux séparés : vraiment, les gars, je vous aime bien, mais dès que vous êtes réunis, la narration devient un concentré d’adjectifs tels que “charmant” et “magnifique”, toujours pour désigner un élément physique ou moral de l’un d’entre vous… et non. Juste, ça n’a pas marché sur moi 😀 Mais je ne doute pas que beaucoup de lecteurs apprécieront cette histoire impossible et passionnelle.

Bref, Passenger, c’est fini et j’ai plutôt bien apprécié le voyage dans l’ensemble, surtout grâce à l’univers très étudié et qui fait voyager (sans blague ?), même si les longueurs et la romance m’auront un peu refroidie.

6 Comments on “Passenger T2 – Alexandra Bracken

  1. Je n’ai pas encore commencé cette saga, mais tu me fais peur avec la romance! Bon par contre, j’avoue que c’est surtout les superbes couvertures qui me donnent envie hahah

    • Après le côté historique et paradoxe temporel est très bien géré, donc tu peux peut-être y trouver ton compte malgré tout 🙂
      J’avoue que les couvertures sont un gros arguments à elles toutes seules 😀

    • En plus c’est une duologie seulement, ça n’engage pas dans une saga avec un nombre incalculable de tomes, ce qui peut être un avantage quand on a déjà trop de série commencées ! ^^

  2. Je n’ai pas encore lu le 2e tome, le 1er m’avait bien plu mais pas de coup de coeur au rdv.
    Je vais prendre mon temps pour le lire le 2 alors ! 😉 (Bon de toute façon, je ne l’ai pas, ça aide !)

    • Si tu n’as pas peur d’avoir oublié un peu trop de détails, rien ne presse effectivement 🙂 Pour ma part, mon cerveau avait zappé un peu trop d’éléments, même en le lisant à la sortie du T2… 😀

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